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Des liens insoupçonnés

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Avec autant de membres de sa famille résidant dans le Nord de la Californie, Max Pacioretty devrait avoir des appuis de taille au SAP Center lundi soir.

Sa grand-mère maternelle, Guadalupe, fera le trajet de San Francisco à San Jose pour appuyer son petit-fils alors que les Canadiens amorcent un voyage de quatre matchs avec trois rencontres dans le Golden State.

Bien que Guadalupe a déjà vu le numéro 67 lors d’un passage à San Jose auparavant, ce sera la première fois qu’elle aura la chance de le voir avec le «C » cousu sur la poitrine. Le capitaine des Canadiens a vraiment une admiration nourrie pour sa grand-mère, et ce, à bien des niveaux.

«Notre famille a passé par bien des choses. Nous n’avons pas eu tout cuit dans le bec. Ma grand-mère a joué un rôle majeur dans la façon de penser de notre famille. En grandissant, les temps étaient durs au Mexique et puis à San Francisco [où sa mère a déménagé à l’âge de huit ans], elle a vraiment démontré à tout le monde ce qui comptait vraiment dans la vie », a partagé Pacioretty qui respecte la vision positive de Guadalupe par rapport à la vie, de même que ses qualités de leader.

«Elle vit chaque jour à fond. Elle dit toujours à tout le monde qu’elle croise à quel point c’est la meilleure journée de sa vie, à quel point elle est heureuse d’être en vie et d’avoir une aussi belle famille. C’est une attitude qui se reflète dans toute la famille », ajoute Pacioretty. «Tout le monde la voit comme une leader. De pouvoir lui montrer que je suis un leader dans ma famille et avec cette équipe, c’est aussi un honneur. La première fois, je portais un «A » à San Jose alors ce sera encore plus spécial cette fois-ci. »

La grand-mère paternelle de Pacioretty, Thérèse, demeure à Santa Rosa, en Californie également. Native de Montréal et partisane des Canadiens de la première heure, Thérèse suit les nouvelles de la LNH et regarde tous les matchs des Canadiens à la télévision pour rester informée des nouvelles sur Max.

«Mon père nous a dit qu’elle a toujours été fan de l’équipe, alors c’est dans notre sang. Je sais que lorsqu’elle suit nos activités durant la saison, elle a la mentalité d’une vraie fan des Canadiens. Elle aime vraiment les matchs », mentionne Pacioretty. «Pour elle, de voir son petit-fils jouer pour les Canadiens, c’est très, très spécial. Ça représente beaucoup pour elle et ses racines montréalaises. »

Si Pacioretty marque lundi soir, Guadalupe ne sera pas la seule dans l’assistance à avoir le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Tantes, oncles et cousins seront de la partie pour voir le hockeyeur de 27 ans performer, dans cette partie du pays qu’il connaît bien.

«C’est toujours un peu spécial d’être ici. J’aime aller voir ma famille. Ils sont si loin que je ne les vois pas souvent. J’encercle toujours cette date dans mon calendrier. Toute ma famille est ici, à San Francisco, Palo Alto et à Woodside. Du côté de mon père, ils sont près de Napa, à Healdsburg», laisse savoir Pacioretty qui a bien hâte de voir autant de membres de sa famille que possible au cours des prochains jours. « En grandissant alors que nous avions des voyages de famille, je ne pouvais que rarement être là en raison de tournoi. Plus le hockey est devenu important dans ma vie, moins j’ai eu l’occasion de voir ma famille en Californie. Ça me donne la chance de les revoir, même pour une courte visite. De voir que le hockey est devenu si populaire là-bas, ça rend le tout encore plus spécial. »

Ces voyages de jeunesse en Californie pour Pacioretty ont solidifié ses liens avec cette partie des États-Unis. Ses parents, Ray et Ana, se sont rencontrés là-bas, alors qu’ils allaient à des écoles secondaires différentes à San Francisco avant de se retrouver ensemble à l’Université de Californie, Berkeley pour poursuivre leurs études. Même s’ils ont éventuellement pris le chemin de New York et du Connecticut – où Max est né en novembre 1988 – ils se sont toujours assurés que leurs enfants conservent des liens avec la famille sur la côte Ouest. Et ces liens sont plus forts que jamais.

«Quand on se retrouve, on discute et on rit pas mal. C’est signe d’une famille unie. C’est triste qu’on ne puisse pas se voir plus souvent. Nous n’avons pas eu la chance de grandir tous ensemble. Ils se voient souvent et c’est dur parfois d’être loin du groupe. Mais on se tient toujours au courant par courriel, textos, etc… On parle beaucoup. Mon père parle à tout le monde sur une base quotidienne », souligne Pacioretty qui n’a que de bons souvenirs des rencontres familiales de sa jeunesse. «Quand on y va, on a toujours du bon temps. Il y a de la discussion et beaucoup, beaucoup de nourriture. C’est notre famille, de la bonne bouffe et du bon temps ensemble. »

De quitter San Jose avec une victoire en poche lundi soir serait particulièrement intéressant, surtout que les Canadiens ont perdu leurs huit derniers matchs là-bas. Leur dernière victoire remonte à novembre 1999, alors que Pacioretty n’avait que 11 ans. De mettre fin à cette séquence serait la véritable cerise sur gâteau.

«Je ne sais pas ce qui se passe. C’est une bonne équipe. Ils remportent leurs mises au jeu. C’est un défi et on doit y aller avec l’idée qu’on peut l’emporter», dit Pacioretty. «Ça donne une motivation supplémentaire pour les battre, mais aussi pour aller chercher une grosse victoire pour nous-mêmes. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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