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Des leçons à tirer

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Décevante, la saison 2015-2016? Oui. Un laboratoire d’apprentissage pour le futur? Aussi.

C’est ce qui est ressorti du discours des joueurs du Tricolore, réunis pour une dernière fois à Brossard pour faire le bilan de la dernière saison qui s’est conclue samedi dernier – un peu trop hâtivement à leur goût.

« Nous devons prendre la responsabilité pour ce qui s’est passé cette saison. Oui, nous avons perdu Carey Price et nous avons été malchanceux avec toutes les blessures, mais nous devons être meilleurs que ça. Cette saison ne nous définit pas en tant que groupe. Nous savons comment gagner des matchs, nous ne l’avons tout simplement pas fait cette saison », de confier d’entrée de jeu le capitaine Max Pacioretty.

«Marc [Bergevin], Michel [Therrien] et les joueurs dans le vestiaire, nous sommes tous ensemble là-dedans. Notre système n’est pas le problème ici. Les entraîneurs ont fait du très bon boulot à nous l’enseigner. Nous croyons au système. Nous devons simplement l’exécuter. Ça ne revient pas aux entraîneurs à l’exécuter, mais à nous, les joueurs.»

« Au début de la saison, personne ne s’imaginait que nous serions dans cette position aujourd’hui. Nous croyions être une équipe de séries et nous le pensons toujours. C’est inacceptable dans cette ville, tu dois faire les séries à chaque saison. Nous avons un long été pour y penser et nous préparer à être meilleurs pour l’an prochain », a pour sa part lancé P.K. Subban, qui n’a finalement pas pu revenir au jeu après une blessure au cou subie le 10 mars dernier. « Nous allons apprendre et grandir de cette saison. »

L’apprentissage, c’est d’ailleurs l’élément positif qu’il faut retenir d’une campagne comme celle-ci. Pour avancer, il faut parfois reculer.

« Nous avons beaucoup appris de cette saison et nous espérons pouvoir être de mesure de s’améliorer à partir de ça. Nous avons appris beaucoup sur notre équipe, sur notre groupe. Des ajustements doivent être apportés, mais en même temps, nous sommes confiants de n’être pas si loin du but», de confier Brendan Gallagher, qui a lui-même connu des moments de malchance en 2015-2016, étant victime de deux blessures majeures.

Ayant dû affronter l’adversité à de nombreuses reprises dans les derniers mois – que ce soit en raison de blessures à répétition, de séquences de défaites ou de la perte à long terme du meilleur joueur de l’équipe – les joueurs seront mieux outillés pour réagir dans le futur, croit le capitaine.

« Si nous nous retrouvons dans une situation similaire dans le futur, nous serons en mesure de mieux la gérer que cette saison », d’insister Pacioretty. « Nous sommes dans une position d’apprentissage et nous devons devenir les leaders dont nous aurions eu besoin cette année. Je crois que le leadership a besoin d’être meilleur. Ça revient à moi et au groupe de leadership d’être meilleurs à cet égard. »

Il a d’ailleurs été abondamment question de leadership lundi, alors que s’achevait la première saison de Max Pacioretty à titre de capitaine. Si elle ne s’est certainement pas déroulée comme prévu, elle pourrait toutefois s’avérer marquante pour son développement, de convenir le principal intéressé.

« Le jour où je prendrai ma retraite, je vais regarder cette saison-ci et me rendre compte à quel point avoir surmonté autant d’adversité m’aura rendu un meilleur joueur et un meilleur leader », de poursuivre Pacioretty. « Quand je pense à ma carrière jusqu’à présent, je crois que c’est ma blessure au cou [en 2011] qui ressort le plus. À ce moment, je devais me lever et décider quel genre de joueur je voulais être. C’était un moment marquant dans ma carrière sur la glace. Je crois cette saison en sera une marquante pour moi-même en tant que leader. »

« Patch est le capitaine de cette équipe, c’est le bon gars dans le bon rôle et nous l’appuyons tous. Mais il ne doit pas tout faire tout seul, c’est à tout le groupe de leadership de faire du mieux qu’il peut pour diriger l’équipe dans la bonne direction », d’indiquer de son côté P.K. Subban, l’un des quatre adjoints au capitaine. « Ça commence avec lui et nous croyons tous en lui. Lorsqu’on ne participe pas aux séries, c’est sur nos épaules à nous tous. »

Amputé d’un de ses meilleurs éléments pour la majorité de la saison, le groupe de leadership s’attend finalement à ce que le retour de Carey Price aide grandement l’équipe dans ce département.

« Carey est le meilleur gardien au monde, mais ce n’est pas simplement comment il arrête la rondelle ou comment il joue qui fait de lui le meilleur, c’est plus l’effet calmant qu’il a sur l’équipe lorsqu’il est devant le filet », de conclure Pacioretty. « De retrouver Carey dans notre groupe de leadership l’an prochain sera très important. »

FAIRE SA PLACE

Malgré une saison difficile à plusieurs égards, certains joueurs auront eu l’occasion de démontrer leur savoir-faire et de faire leur place au sein de l’équipe.

C’est notamment le cas de Mike Condon, qui en l’absence de Carey Price, a pu s’établir comme un gardien de la LNH, un peu moins de deux ans après avoir quitté la ECHL.

« J’ai appris beaucoup cette saison, quelque chose de nouveau tous les jours. Ça a été toute une expérience. Ça va prendre du temps pour revenir en arrière et regarder chaque match, chaque but, pour voir ce qu’il y a à apprendre de ça », d’indiquer Condon, qui a récolté 21 victoires à sa première saison dans la LNH. « J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, mais j’ai appris que je pouvais jouer à ce niveau. Tu ne peux pas le savoir tant que tu n’as pas joué un match dans la Ligue.»

C’est aussi le cas de Nathan Beaulieu, qui après trois saisons à faire l’aller-retour entre la Ligue nationale et la Ligue américaine, a mérité un poste avec le Tricolore à temps plein.

« La direction sait quel genre de joueur je suis. Je sais où je me place dans cette équipe. Je crois que j’ai ma place parmi les quatre premiers défenseurs et je crois que la direction pense la même chose. Les dirigeants croient en moi et en mes habiletés », de soutenir Beaulieu, qui a récolté 19 points (2B-17A) en 64 matchs. « C’est le plus gros été de ma carrière qui m’attend. Je sais qu’il y a pour moi une occasion de démontrer que je fais partie du top-4 de cette équipe en défensive. Je vais tout faire en mon pouvoir pour profiter de cette chance. »

Vincent Régis écrit pour canadiens.com

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