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Dès le départ

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Si plusieurs croient que le camp d’entraînement ne fait que commencer, détrompez-vous.

Après six jours et un match préparatoire, Michel Therrien a décidé d’amorcer le deuxième segment du camp d’entraînement en marquant un grand coup à l’entraînement de mercredi. Les joueurs, séparés jusqu’ici en trois groupes en forment désormais que deux.

L’entraîneur du Tricolore a dirigé un entraînement avec le groupe A, un groupe composé de vétérans et de quelques recrues, notamment Jiri Sekac, Jacob De La Rose, Nikita Scherbak, Nathan Beaulieu, Greg Pateryn et Jarred Tinordi. Le groupe B, de son côté, disputait un match simulé sur la deuxième patinoire du Complexe sportif Bell de Brossard. Si Therrien assure que les joueurs du groupe B auront l’occasion de démontrer leur savoir-faire lors de futurs matchs préparatoires, il a mis l’emphase sur le travail à faire avec son groupe «principal».

Toutefois, avec 14 jours à faire avant le début de la saison régulière et six matchs à disputer, les jours où seul un entraînement est à l’honneur se feront rares, d’où l’importance de travailler sur un système à chaque occasion possible.

«Quand tu prépares les entraînements, tu dois prendre plusieurs choses en considération. On n’a pas le luxe d’avoir beaucoup de jours comme aujourd’hui, où il n’y a qu’un entraînement au menu », a souligné l’homme en charge derrière le banc du Tricolore. «Ma priorité est d’avoir une équipe prête pour le 8 octobre. Ce sont des journées cruciales pour notre équipe. C’est une raison pourquoi je voulais voir les joueurs impliqués le plus tôt possible. On a pris la décision d’y aller avec cinq trios et neuf défenseurs. On veut maximiser notre temps, travailler sur notre système, mais continuer de faire avancer le camp d’entraînement. »

S’il se concentre sur un groupe principal, Therrien n’exclut pas l’opportunité de faire passer des joueurs du groupe B au groupe A s’il aime ce qu’il voit lors des matchs préparatoires.

«Il faut qu’on se concentre sur notre équipe. Ça ne veut pas dire que les joueurs du groupe B n’auront pas l’occasion de mêler les cartes. Si on avait fait le même exercice l’an dernier, pensez-vous que Michaël Bournival aurait été dans le groupe A? Absolument pas. Ce sont ses performances sur la glace qui ont fait qu’il a commencé l’année à Montréal. Ça change très vite. »

L’approche de l’entraîneur a semblé plaire aux vétérans, qui ne sont pas nécessairement habitués d’être regroupés aussi rapidement lors d’un camp d’entraînement pour travailler sur les systèmes de jeu.

«Je crois que c’est pour le mieux. Comme vous avez pu le voir, on doit encore travailler plusieurs aspects. Ça prend du temps », a lancé Tomas Plekanec, qui a vu ses compagnons de trio des derniers jours Jiri Sekac et Jacob De La Rose se retrouver parmi le groupe de vétérans. « Il y a des ajustements à faire. Avec le temps, on aura plus d’entraînements comme ça où on nous enseigne des éléments du système avec lesquels il faut s’habituer. »

S’il n’a pas voulu trop en dévoiler sur les spécificités de l’approche de son entraîneur, Plekanec souligne que l’emphase est principalement mise sur les petits détails.

«Certaines choses sont pareilles, mais avec de petites variations ici et là. On veut que ce soit plus difficile de jouer contre et nous voulons causer plus de revirements, le plus rapidement possible. Ces ajustements peuvent aider l’équipe », a conclu le joueur de centre au terme d’un entraînement d’environ une heure.

Finalement certaines combinaisons de défenseurs seront mises à l’essai lors des prochaines rencontres, incluant un duo formé d’Alexei Emelin et de P.K. Subban.

«On va leur donner le temps de travailler ensemble. Ils vont jouer jeudi », a assuré Therrien à propos de la paire, soulignant également que Carey Price et Peter Budaj allaient se séparer le travail lors du premier duel face à l’Avalanche du Colorado. «C’est un duo qui peut être physique avec un gars offensif et un gars plus défensif. Pour Emelin, il aura l’opportunité de jouer de son côté fort, ce que nous croyons qui sera tout un avantage pour lui. Les défenseurs ont besoin d’un peu plus de temps pour être confortables avec un nouveau partenaire. Nous avons une vision de ce que nous croyons qui fonctionnera, mais nous allons leur laisser le temps de se développer avant de faire des changements.»

Comme l’expression le dit, on n’est jamais trop prêt. Et le 8 octobre approche à grands pas.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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