Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Derrière les lignes ennemies: Hamhuis sur Weber

Le défenseur des Stars nous parle de son ancien coéquipier à Nashville

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent à se forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu'il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d'en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd'hui : le défenseur des Stars de Dallas Dan Hamhuis sur son ancien coéquipier à Nashville, Shea Weber.  

 

Vous avez été coéquipiers durant cinq saisons à Nashville. Quelle a été ta première impression de Shea?
DAN HAMHUIS :
Il a été assez impressionnant dès son arrivée. C'est un gars imposant et fort qui dominait dans les mineures avant d'être rappelé. Lorsqu'il l'a été, il a eu un impact instantané, il marquait des buts et jouait comme il le fait aujourd'hui. 

Est-ce que ça avait cliqué rapidement entre vous? 
DH :
Nous n'habitons pas si loin l'un de l'autre durant l'été, en Colombie-Britannique. C'est un gars avec qui il est facile de bien s'entendre. Ça a cliqué immédiatement entre nous. J'ai joué durant quelques saisons avec Shea et je crois que c'est un gars avec qui je serai ami pour la vie. Nous avons grandi ensemble à Nashville et c'est quelqu'un que j'encouragerai toujours, surtout avec le gros changement qu'il a vécu l'été dernier. J'étais très heureux de voir la manière qu'il a débuté à Montréal.

Est-ce que le fait que vous soyez tous deux originaires de petites villes en Colombie-Britannique avait aidé à créer des liens entre vous à l'époque?
DH :
Je pense que oui. Nous venons de petites villes et de milieux assez modestes - nos deux familles ne vivaient pas des vies de luxe. Nos parents ont fait beaucoup de sacrifices pour être en mesure de nous faire jouer au hockey et il y avait assurément cette connexion entre nous. Nous voyons la vie de la même façon, nous avons les mêmes valeurs et nous apprécions tous les deux ce que nous avons.

Vous êtes deux gars de l'Ouest canadien, mais qui est le véritable gars de plein air entre vous?
DH :
J'adore passer du temps en plein air. J'ai fait beaucoup d'activités extérieures et Shea m'a souvent raconté qu'il adore fait du vélo de montagne à Kelowna. 

Est-il vraiment le type de gars toujours silencieux et calme ou possède-t-il un côté fou que nous n'avons pas encore eu la chance de découvrir?
DH :
Je ne dirais pas qu'il a un côté fou, mais il aime bien relaxer. Il aime rire et faire des blagues. C'est un excellent coéquipier de cette façon. À l'aréna et lorsque c'est le temps d'un match, il est sérieux et veut gagner plus que tout. Mais dans le vestiaire lors d'une journée de congé, c'est un gars plaisant à avoir dans les alentours. Shea est une personne avec qui c'est amusant d'aller souper et quelqu'un de très bon pour détendre l'atmosphère avec ses coéquipiers. Vous pouviez voir à un jeune âge qu'il deviendrait capitaine un jour.

Vous vous êtes croisés pour la toute première fois lorsque tu étais plus jeune, lors d'un tournoi de hockey dans la ville natale de Shea, alors qu'il était un des jeunes préposés aux bâtons. Était-il déjà impressionnant physiquement à cette époque?
DH :
J'avais 15 ans et c'était aux Championnats provinciaux Bantam qui étaient organisés à Sicamous. Il était un des jeunes préposés aux bâtons d'une autre équipe - notre ancien coéquipier à Nashville, Cody Franson, s'occupait de notre équipe - c'est la première fois que nous nous sommes croisés. Je ne me rappelle pas s'il était déjà imposant à cette époque. Je sais qu'il se souvient très bien de ce tournoi. Je crois que c'était excitant pour un jeune comme lui d'aider les plus vieux. Sicamous est une très petite ville en Colombie-Britannique. Le fait d'organiser un tournoi comme celui-là était quelque chose de très important pour toute la communauté. C'était également spécial pour moi puisque nous avons remporté le tournoi.

T'avait-il demandé un autographe?
DH :
(rires) Je ne crois pas. Je crois par contre que ça l'a dérangé un peu à nos débuts ensemble à Nashville lorsqu'il a dû s'occuper de traîner mes bâtons comme dans le temps.

As-tu déjà été jumelé à Shea à la ligne bleue à Nashville? À quel point est-ce facile de jouer avec un gars comme lui à ses côtés?
DH :
Il rend le jeu facile pour ses partenaires. J'ai joué aux côtés de Shea à sa première année. Il a cette habileté à rendre les autres meilleurs, pas nécessairement par la manière qu'il exécute des jeux sur la glace, mais aussi avec sa personnalité. Les autres gars aiment être à l'aréna à cause de lui, ils se sentent bien dans leur peau et ça les incite à bien jouer. C'est dur de cerner exactement ce qui le rend spécial, mais c'est qui il est. 

Lorsque tu as quitté Nashville pour Vancouver il y a quelques années, tu t'es retrouvé de l'autre côté de ses puissants tirs sur réception, devant les bloquer plutôt que de les préparer. À quel point ses lancers frappés arrivent-ils rapidement vers toi?
DH :
C'est assez épeurant, surtout lorsque tu luttes avec un attaquant adverse près du filet et que tu n'as pas le temps de regarder et de réagir. Lorsqu'il dégaine, la rondelle s'en vient avec beaucoup de force. Il est intéressant de noter que plusieurs de ses tirs réussissent à se rendre au filet, pas seulement parce qu'il est un bon joueur, mais aussi parce que ses adversaires trouvent parfois un moyen de s'enlever de la trajectoire. (rires)

Quelle est la clé du succès pour ne pas se blesser lors de ces situations?
DH :
Vous assurer que toutes vos pièces d'équipement de protection font face à la rondelle. J'ai été chanceux de ne jamais avoir été frappé par un de ses tirs.

Vous avez eu la chance d'évoluer ensemble au sein de l'équipe nationale, notamment à Sotchi. À quel point étais-tu heureux d'être de nouveau réuni avec lui et de remporter une médaille d'or olympique?
DH :
C'était amusant d'être réunis à nouveau. C'est un des coéquipiers avec qui j'ai eu le plus de plaisir à jouer durant ma carrière. J'avais hâte de le retrouver sur la patinoire, mais davantage pour passer du temps avec lui à l'extérieur. Il amène beaucoup de choses à une équipe de par sa personnalité; c'était donc très plaisant de pouvoir le vivre une autre fois.

Selon toi, est-il le Canadien par excellence?
DH :
Je ne sais pas s'il est le Canadien par excellence, mais il a le portait type du joueur de hockey d'ici pour toutes les bonnes raisons. (rires)

Es-tu un peu jaloux qu'il ait maintenant la chance de jouer sur une base régulière avec Carey Price, comme à Sotchi?
DH :
(rires) Je suis très heureux de la situation dans laquelle je suis à Dallas, où j'ai l'opportunité d'évoluer avec des joueurs comme Jamie Benn et Tyler Seguin. C'est toujours amusant d'être dans la même équipe que certains des meilleurs au monde et il a cette chance à Montréal avec Carey derrière lui.

En voir plus