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Site officiel des Canadiens de Montréal

Derrière les lignes ennemies : Jonathan Quick sur Max Pacioretty

Le gardien étoile des Kings nous parle de son ami d'enfance

par Hugo Fontaine @CanadiensMTL / canadiens.com

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent néanmoins à forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu'il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d'en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd'hui : le gardien des Kings de Los Angeles Jonathan Quick nous parle de son ami d'enfance et partenaire d'entraînement estival, Max Pacioretty.

Max et toi êtes tous deux originaires du Connecticut et vous vous entraînez ensemble durant la saison morte depuis quelques années. Mais avez-vous déjà joué ensemble ou l'un contre l'autre au hockey mineur?
JONATHAN QUICK :
On a joué dans la même fédération pendant un bout de temps, mais il était un peu plus jeune que moi. On s'est affrontés à l'école secondaire et plus tard, on a commencé à s'entraîner au même gymnase pendant l'été. On patine également ensemble au cours de la saison morte, je dirais bien plus souvent maintenant depuis qu'on est tous les deux dans la LNH.

A-t-il beaucoup changé depuis votre jeunesse?
JQ :
Je crois que dans l'ensemble, il est le même. C'est toujours le même gars calme et posé que je connais depuis longtemps.

Il nous a déjà dit qu'il a eu sa première paire de jeans qu'à son arrivée sur le campus de l'Université du Michigan. Vrai ou faux?
JQ :
C'est sûr, il a grandi dans le quartier riche du coin. (rires) Non, non, ce sont des blagues. Je ne m'en rappelle pas spécifiquement, mais ça ne me surprendrait pas qu'il ait eu une garde-robe remplie de pantalons kaki.

Gardez-vous le contact au cours de la saison?
JQ :
On s'envoie des messages textes à l'occasion. On s'est vus la semaine dernière après notre match et on aura probablement la chance de se revoir jeudi.

Vous vous êtes affrontés à quelques reprises dans la LNH, mais vous avez également eu la chance de jouer ensemble avec l'équipe américaine aux Jeux olympiques et à la Coupe du monde. À quel point était-ce cool d'enfin pouvoir évoluer dans la même équipe?
JQ :
C'était incroyable. On jouait dans la même fédération dans notre jeunesse et en tant qu'adultes, on a été chanceux de pouvoir évoluer ensemble dans des tournois comme ceux-là. Connaître quelqu'un depuis aussi longtemps et pouvoir jouer avec lui signifie beaucoup. C'était très spécial.

Es-tu content du fait que tu doives seulement l'affronter deux fois par saison?
JQ :
Oh oui. Ses tirs sont puissants, c'est bien que j'en ressente les effets seulement qu'à deux occasions par année.

Dans un article publié sur le site The Player's Tribune en 2015, tu as affirmé que Max était le joueur le plus sous-estimé de la LNH. Le penses-tu toujours aujourd'hui?
JQ
: Assurément. Il est discret dans ce qu'il fait, mais il est très efficace. Il connaît ses forces et il les exploite très bien. Nous, les gardiens, on pense à son tir. Son tir est très lourd et il le dégaine très rapidement. Ça doit être difficile à voir à la télévision, mais lorsque tu le vois tirer et que tu es devant le filet, la rondelle arrive très rapidement. Ajoutez à ça qu'il est capitaine et qu'il joue à Montréal avec toute l'attention de la ville dirigée vers l'équipe; je crois qu'il est très sous-estimé.

Il y a un but en tirs de barrage particulièrement auquel nous pensons, où il a eu le dessus sur toi dans ce duel… À quel point en as-tu entendu parler?
JQ :
(rires) Je suis certain qu'il me l'a fait savoir. Ce n'était pas la première fois qu'il me faisait le coup.

Il est maintenant père de trois jeunes garçons : Lorenzo, Maximus et James Carter. Es-tu un peu déçu qu'il n'ait pas nommé l'un d'entre eux Jonathan?
JQ :
(rires) Non, non. Je ne m'attendais pas à ça.

Si vous changiez de position, qui aurait le dessus sur l'autre?
JQ :
C'est certain que je lui en ferais voir de toutes les couleurs comme attaquant. J'ai de très bonnes mains et un assez bon tir.

Y a-t-il quelque chose que tu pourrais nous dire sur Max que peu de gens sauraient à son sujet?
JQ :
Pas vraiment, non. Et c'est ce qui est très bien de lui. Il est exactement ce qu'il dégage. C'est un gars honnête, travaillant et très décontracté.

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