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Site officiel des Canadiens de Montréal

Derrière les lignes ennemies : Joe Pavelski sur Torrey Mitchell

Le capitaine des Sharks nous parle de son ancien coéquipier à San Jose

par Matt Cudzinowski, traduit par Hugo Fontaine @CanadiensMTL / canadiens.com

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent néanmoins à forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu'il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d'en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd'hui : le capitaine des Sharks Joe Pavelski nous parle de son ancien coéquipier à San Jose, Torrey Mitchell.

Torrey et toi avez joué ensemble durant quelques années à San Jose. Quelle a été ta première impression de lui?
JOE PAVELSKI :
J'ai été marqué par sa vitesse et par la ténacité qu'il démontrait lorsqu'il était en possession de la rondelle. C'est ce qui lui a permis de jouer aussi longtemps. Je me rappelle encore du camp d'entraînement (en 2008) lorsqu'il s'est cassé la jambe. Il volait sur la glace cette année-là, mais c'était une blessure terrible. Il a eu besoin de quelques années pour retrouver sa vitesse et sa confiance. Il est tout simplement un gars très cool. Il aime avoir du plaisir, il aime passer du temps à l'aréna et il aime compétitionner. Il est assurément un des coéquipiers que j'ai le plus apprécié.

Êtes-vous devenus amis immédiatement? Passiez-vous beaucoup de temps ensemble loin de la patinoire?
JP :
On se connaissait un peu avant de jouer ensemble. Un de mes coéquipiers au secondaire a été un de ses cochambreurs à l'université. On a été repêchés à une année d'intervalle et on a participé à plusieurs camps ensemble. C'était excitant d'arriver dans la LNH presque en même temps.

Êtes-vous toujours en contact de nos jours?
JP :
Oui nous le sommes. J'aime bien voir Mitchy lorsqu'on s'affronte. On s'envoie des textos et on s'appelle de temps en temps. Malheureusement, on ne passe plus autant de temps ensemble qu'auparavant. Mais c'est toujours amusant de se revoir. Il est le genre de gars que même si on ne se voit pas pendant six ou sept mois, on peut reprendre exactement là où on avait laissé.

Vous êtes tous les deux mariés et avez de jeunes enfants. Est-ce que vos conversations ont changé avec le temps? Parlez-vous plus de couches maintenant?
JP :
Un peu. On est à un stade différent de nos carrières et de nos vies et c'est toujours bien d'avoir de ses nouvelles. Il a une belle famille et je suis heureux que ça aille bien pour lui à Montréal.

Torrey et toi étiez cochambreurs sur la route au cours de vos premières années avec les Sharks, n'est-ce pas? Quel genre de coloc était-il?
JP :
Il était excellent. Il faisait beaucoup de blagues et jouait beaucoup de tours. Il y en a eu quelques bons. (rires)

Vous battiez-vous souvent pour la télécommande? Qui l'emportait la majorité du temps?
JP :
(rires) Il était ma télécommande! Je le faisais lever de son lit pour qu'il change de poste avec ses doigts.

Vous étiez deux jeunes joueurs au sein d'une équipe remplie de vétérans à vos débuts dans la LNH. Avez-vous déjà été dans le trouble avec les vétérans?
JP :
Je crois qu'à quelques occasions c'est arrivé, mais on était plutôt bons. Étant un peu plus vieux maintenant et en repensant à ces moments, on apprécie ce qu'on a vécu en compagnie des vétérans et comment ils nous ont pavé la voie.

Rob Blake nous a déjà dit qu'il invitait souvent Torrey à souper à l'époque. Est-ce que Torrey t'a déjà lancé une invitation du genre chez lui?
JP :
On a partagé de bons repas ensemble, mais il y a déjà eu quelques « incidents ». (rires) C'est difficile de dire quel était son meilleur plat.

Est-il aussi bon dans la cuisine que sur la glace?
JP :
Il parle probablement beaucoup, mais je ne sais pas trop comment le qualifier!

Pourrais-tu nous dire quelque chose à son sujet que peu de gens sauraient?
JP :
Mon Dieu. Je vais simplement dire qu'il n'aime pas porter des chandails minces. (rires)

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