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Derrière les lignes ennemies : Brandon Saad sur Andrew Shaw

L'attaquant des Blackhawks nous parle de son ancien cochambreur à Chicago.

par Hugo Fontaine @CanadiensMTL / canadiens.com

Malgré leurs confrontations sur la glace, les joueurs de la LNH réussissent à se forger de solides amitiés loin de la patinoire. Nous avons pensé qu'il serait intéressant, dans ce cas, de faire du repérage dans les vestiaires adverses afin de dénicher un joueur ennemi qui nous permettrait d'en apprendre un peu plus sur un joueur des Canadiens. Aujourd'hui : l'attaquant des Blackhawks Brandon Saad sur son ancien coéquipier à Chicago Andrew Shaw.

Quelle a été ta première impression d'Andrew?
BRANDON SAAD :
Je le trouvais bruyant! (rires) C'était un gars très énergique et ça résume pas mal ce que je pensais de lui la première fois que je l'ai rencontré.

Est-ce que ça avait cliqué instantanément entre vous deux?
BS :
Oui. Nous nous sommes bien entendus dès le premier jour. Nous avons fini par devenir cochambreurs sur la route à ma première année à Chicago. C'est un gars très drôle à avoir autour de soi.

Quel genre de coloc était Andrew?
BS :
Lorsque vous êtes seul avec lui, il est très discret et détendu. Lorsqu'il y a plein de gens autour, il dégage beaucoup d'énergie et d'enthousiasme dans le vestiaire. C'est amusant lorsqu'il est là.

Vous êtes-vous déjà chamaillés pour le contrôle de la télécommande lorsque vous partagiez la même chambre?
BS :
(rires) Pas tant que ça. Nous nous entendions bien et nous regardions pas mal les mêmes choses. Ça ne dérangeait pas qui avait la télécommande. Nous n'avions jamais eu de problèmes là-dessus.

Nous avons entendu dire que lorsque venait le temps de se préparer dans la salle de bain, Andrew était très rapide tandis que tu prenais tout ton temps. Est-ce vrai?
BS :
(rires) Il est un peu plus énergique moi. Le matin, il se réveillait d'un trait, ouvrait grand les rideaux et était prêt à partir. De mon côté, j'étais un peu plus relaxe et j'étais un peu plus lent à me préparer. C'est un gars qui adore être réveillé et qui démontre son énergie.

Trouvais-tu ça drôle qu'un gars aussi énergique que lui et un aussi tranquille que toi s'entendent aussi bien?
BS :
Oui, c'est assez fou. On dit que les contraires s'attirent. Nous étions deux gars assez différents, mais au bout du compte, nous nous sommes entendus à merveille. Nous avons une très bonne relation, nous avons eu beaucoup de plaisir et nous avons passé de beaux moments ensemble. C'est un gars avec qui je vais toujours rester en contact.

Vous parlez-vous souvent durant la saison de hockey?
BS :
Pas très souvent, en raison de nos horaires chargés. Mais de temps en temps, nous allons aux nouvelles pour savoir comment ça va et ce qui se passe dans nos vies. À quelques reprises pendant la saison, je l'appelle et nous allons souper ensemble lorsque nous jouons l'un contre l'autre.

Tu ne l'as pas affronté souvent depuis son départ de Chicago, mais à quel point est-ce difficile de jouer contre un gars comme Andrew?
BS :
C'est très difficile. C'est un gars que vous adorez avoir dans votre équipe et que vous détestez affronter. Vous savez ce que vous aurez de lui chaque soir. C'est tout un compétiteur. Il va donner tout ce qu'il a à chaque match. C'est bien d'être son coéquipier, mais vous savez que vous devez être prêt lorsque vous l'affrontez.

Lorsque les Canadiens joueront contre les Hawks, t'attends-tu à ce qu'il se fasse aller le clapet à ton endroit?
BS :
C'est un gars qui donne tout ce qu'il a chaque soir et qui aime beaucoup parler!

Andrew est reconnu comme un fervent partisan des Cubs. L'étais-tu également durant tes années à Chicago?
BS :
Je l'étais et j'étais heureux qu'ils remportent la Série mondiale en octobre. C'est excellent pour la ville. Nous sommes allés au Wrigley Field avec la coupe Stanley à quelques reprises. 

Vous aviez des sobriquets assez uniques à Chicago - il était connu comme « The Mutt » («bâtard») et toi « The Man-Child  » («L'homme enfant»). Qui avait le meilleur d'après toi?
BS :
(rires) Probablement lui. C'était bien mérité.

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