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Site officiel des Canadiens de Montréal

La fierté d'une mère

Della Gallagher est très fière de voir comment se comporte son fils sur et à l'extérieur de la patinoire

par Matt Cudzinowski. Traduit par Joanie Godin. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - En novembre 2015, Brendan Gallagher et sa mère Della ont fait une visite impromptue à l'Hôpital Shriners pour enfants, visite à laquelle elle pense encore aujourd'hui.

À l'époque, l'ailier des Canadiens, qui appuie les Shriners, était à l'écart du jeu après avoir subi une opération pour réparer les deux doigts fracturés de sa main gauche. Della, une physiothérapeute, était venue de la Colombie-Britannique pour l'aider dans la maison et faire en sorte que sa rééducation s'amorce bien.

Ce n'était certainement pas facile pour Della de voir son fils en douleur en plus d'être témoin de sa déception puisqu'il devait regarder ses coéquipiers se battre sans lui pendant des semaines. À un certain moment pendant son séjour, lorsque Brendan s'est senti un peu mieux, il a suggéré d'aller faire un tour à l'hôpital, question d'encourager les enfants à quelques semaines du temps des fêtes.

«Quand Brendan est un peu déprimé, il aime redonner. On avait un après-midi de congé, alors il m'a demandé de l'accompagner pour rendre visite aux enfants. Il était encore dans le plâtre et il passait de chambre en chambre pour rencontrer tous les patients, s'est remémoré Della, qui a sauté sur l'occasion de prendre part à cette activité mère-fils.

«Il y avait une petite fille timide dans une des classes là-bas. Elle avait des plâtres aux deux jambes parce qu'elle avait dû subir une opération pour allonger ses tendons. Elle ne parlait que français et était très timide. Brendan a tenté de commencer à converser avec elle. Son professeur lui a demandé s'il pouvait signer son plâtre et Brendan a répondu "Je vais le signer si tu signes le mien." C'était un moment spécial pour moi en tant que mère. Ils ont tous les deux souri et ça l'a requinqué immédiatement. Mon niveau de fierté a explosé quand je l'ai vu interagir avec les enfants», a ajouté Della.

Les actions de Brendan ne l'ont pas nécessairement surprise. Il a toujours été gentil et a toujours pris soin des membres de sa famille au fil des ans. Son père, Ian, est un entraîneur en conditionnement physique et il a également un frère, Nolan, et deux sœurs, Erin et Breanne.

«Il remue ciel et terre pour passer du temps avec nous. Il vient toujours à Noël, même si ce n'est que pour une journée. C'est très important pour lui. Lorsque Brendan est à la maison pour l'été, ce n'est pas un hockeyeur professionnel. Il est juste ici pour passer du temps à la maison et être avec nous. Il aime sa famille et il est très sensible à leur sujet. Il est aussi très généreux envers nous. Je suis très reconnaissante pour tout ça», a mentionné la mère de quatre enfants.

Le parfait exemple a été la surprise que Della a reçue pour la fête des Mères en mai 2014, alors que les Canadiens étaient en pleines séries éliminatoires.

«Je suis rentrée du travail un mardi et Ian m'a dit que Brendan voulait qu'on prenne l'avion pour Boston pour assister à un match contre les Bruins. C'était très cool, a dit Della, qui a ainsi pu voir Brendan et les Canadiens faire face à leurs vieux rivaux au deuxième tour.

«Il a aussi payé pour le voyage de Nolan et d'Erin, qui n'avaient pas encore vu un match en séries. C'était vraiment quelque chose de pouvoir le rencontrer et lui parler après le match. J'étais très fière de sa façon de jouer dans ce match.»

Passons maintenant à la dernière saison, alors que Della a vu jouer Brendan en séries pour la première fois au Centre Bell.

«Ian et moi avons fait le voyage pour le match no 2 contre les Rangers lors du Vendredi saint, rencontre qu'ils ont gagnée en prolongation. Les festivités d'avant-match et l'hymne national avec Ginette Reno - de l'entendre en personne, c'était spécial. Puis, les jeux de lumière; personne ne fait ça comme à Montréal, a-t-elle poursuivi.

«Je ne peux toujours pas croire que Brendan joue pour une organisation avec autant d'histoire. Quand on marche près de la boutique de l'équipe au Centre Bell, on peut voir tous les chandails qui y sont accrochés et qui portent son nom», a ajouté Della, qui était aussi au Madison Square Garden de New York pour le match no 3, remporté par les Canadiens.

Le chandail numéro 11 est un des plus populaires, en partie à cause du jeu du deuxième des enfants Gallagher, qui se démène soir après soir dans cet uniforme. Della aussi a un côté compétitif, puisqu'elle a jadis joué au softball de haut niveau. Elle apprécie donc grandement la marque de commerce du style de jeu de son fils, malgré les quelques craintes que toutes les mamans de joueur de hockey au monde peuvent avoir.

«J'aime le fait qu'il soit un piranha, que ce soit difficile de jouer contre lui et qu'il rebondisse dès qu'il se fait frapper. J'en suis venue à accepter son style parce que c'est son identité. Il a besoin d'être comme ça, a expliqué Della.

«Je déteste ça quand il reçoit des doubles-échecs, mais ça fait partie du jeu. Je comprends totalement qu'il ne changera pas sa façon de faire devant le filet», a-t-elle dit, faisant référence à sa présence pour déranger les gardiens de but adverses.

C'est particulièrement vrai quand maman Gallagher est dans les estrades.

«Chaque fois que mes parents sont là, particulièrement ma mère, je veux gagner parce qu'elle est aussi fâchée que moi si on perd. Elle déteste perdre, comme moi. Quand elle est là, je veux bien jouer parce que ça me rappelle un peu l'époque où je jouais au hockey mineur et toutes les petites choses qui ont fait en sorte que j'ai atteint la LNH. Une grande partie de ça, c'est le travail que mes parents ont fait pour moi. Je veux juste les rendre fiers», a dit l'attaquant, âgé de 25 ans.

Mission accomplie, Brendan.

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