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Déjà à son aise dans la région

Jérémy Grégoire a passé l'été à s'entraîner à Laval

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Jérémy Grégoire n'a pas attendu que le nouveau club-école des Canadiens, le Rocket de Laval, voit le jour officiellement avant de déménager dans la région. Le Sherbrookois s'est entraîné tout l'été à Laval, question de s'acclimater à son futur environnement.

Grégoire en sera à sa troisième saison chez les professionnels. Après une première année qu'il avait lui-même qualifiée de difficile, il a fait les ajustements nécessaires pour connaître une bonne deuxième campagne avec les IceCaps de St. John's en 2016-2017 avec neuf buts et 12 points en 56 matchs.

«Ça s'est bien passé. J'étais plus conscient du rôle que les entraîneurs voulaient me donner et de ce que je devais faire pour atteindre mes objectifs. Mon été précédent avait été mis de l'avant pour réussir ces choses-là et je dirais que j'ai accompli ce que je voulais. Mais là, c'est ma troisième saison, alors je veux être un des joueurs les plus fiables de l'équipe», a souligné le joueur de centre qui fêtera ses 22 ans le 5 septembre.

C'est donc pour mettre tous les efforts possibles que Grégoire s'est entraîné dans un centre de crossfit de Laval cet été. Et il a travaillé fort.

«Dans le hockey d'aujourd'hui, il faut toujours être plus rapide et plus explosif, alors ça veut dire plus de travail au niveau des jambes. Ça n'a pas été un problème pour moi d'être sérieux pendant l'été. Ça fait partie du professionnalisme qu'il faut démontrer. C'est cliché, mais je me sens au sommet de ma forme», a-t-il affirmé.

Video: Le programme d'entraînement de Jérémy Grégoire

Grégoire n'a pas fait que s'entraîner. Il s'est également beaucoup reposé, ce qui fait qu'il est encore plus prêt à vivre une saison intense.

«Je suis quand même quelqu'un qui fait attention à lui pendant toute l'année, alors pendant l'été, c'est bien d'être chez moi et de relaxer. L'alimentation et l'entraînement, c'est important, mais le repos aussi. C'est une combinaison de tout. Je suis parti en vacances pendant une semaine à Punta Cana. Ç'a fait du bien. Ç'a été bon de décrocher, de faire de la lecture et d'en profiter sur le bord de la mer. C'est nécessaire après les longues saisons qu'on connaît, a-t-il raconté.

«Je ne m'entraîne pas les fins de semaine, car je garde ça pour le côté social, pour voir mes amis que j'ai pas vus pendant la saison, et la famille surtout, c'est important pour moi. Je suis donc en forme, mais je suis aussi reposé mentalement.»

Grégoire ne sera pas du tournoi des recrues et fera son entrée lors du «vrai» camp.

«J'ai aimé l'expérience lors des deux dernières années (au tournoi des recrues), mais ça va me donner une semaine de plus pour me préparer. Je vois ça d'un bon œil quand même, car c'est là que je vois que je ne suis plus une recrue et qu'il faut que je fasse ma marque», a mentionné l'attaquant de 6 pi et 193 lb.

C'est donc ça son objectif principal : laisser sa marque à Montréal.

«C'est juste de laisser une bonne impression parce qu'il y a un nouvel entraîneur chez les Canadiens. Je veux vraiment de m'améliorer à chaque année. Car en gagnant de l'expérience, c'est sûr qu'il doit y avoir une progression si tu veux rester dans les plans de l'équipe. Lors des deux dernières années, j'ai joué deux matchs hors-concours et je veux vraiment essayer de faire encore mieux et de rester le plus longtemps à Montréal, sinon, je ne serai pas bien loin», a ajouté le choix de sixième tour, 176e au total, en 2013.

S'il joue avec le Rocket, Grégoire sera un jeune vétéran à sa troisième saison. Mais pour lui, l'âge importe peu quand vient le temps de démontrer du leadership.

«Je ne pense pas qu'on peut arriver dans une équipe et dire ''Bon, cette année, je veux être un leader!'' Le leadership, c'est naturel et j'ai pas mal souvent eu une lettre sur mon chandail quand j'étais au niveau junior. L'an dernier aussi, j'ai commencé à prendre un peu plus de place, mais ça va naturellement», a-t-il dit.

Lors de la dernière saison, Grégoire s'est inspiré de son coéquipier Bobby Farhnam, qu'il considérait comme un bon modèle.

«C'était un joueur intense, bon des deux côtés de la patinoire. Cette année, ils ont décidé de ne pas lui faire d'offre jusqu'à maintenant alors c'est un peu ce rôle-là que je vais essayer de prendre. Je suis sûr que les entraîneurs vont m'aider à bien performer dans ce rôle-là, parce que je pense que c'est celui qui peut m'amener à un autre niveau», a mentionné le Québécois.

Sachant que peu importe le niveau où il évoluera cette saison, il sera prêt de sa famille et de ses amis, Grégoire espère que son équipe et lui seront à la hauteur des attentes. Attentes qui sont plutôt élevées dans son cas.

«En tant que club, il faut avoir des attentes assez élevées. L'an dernier, on a fait les séries pour la première fois en six ans et cette année, on veut faire les séries et une coche de plus. S'il n'y a pas d'attentes, on ne va nulle part. On va vouloir bien performer devant les Québécois pour qu'ils viennent nous voir jouer», a-t-il indiqué.

Plus personnellement, Grégoire s'est aussi fixé des objectifs pour 2017-2018.

«Mon objectif principal, c'est d'être dominant dans le rôle que les entraîneurs me donneront : être bon sur le désavantage numérique, être un joueur intense, quelqu'un qui dérange l'adversaire et qui est difficile à affronter. L'an dernier, j'ai réussi à bien faire ça, mais là, c'est vraiment d'être un des joueurs le plus dominant de l'équipe et qu'au niveau de la ligue, les gens se souviennent de moi», a-t-il conclu.

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