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Décortiquer l’avantage

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Ce n’est pas un secret pour personne: l’avantage numérique des Canadiens connaît son lot de difficultés cette saison.

Comme quoi tout ne peut pas toujours bien aller au cours d’une saison de 82 matchs, la troupe de Michel Therrien se classe présentement au 27e rang à travers la ligue avec l’avantage d’un homme, obtenant un pourcentage de réussite de 13,7%, capitalisant à 16 occasions sur 117, dépassant uniquement les Oilers, les Panthers et les Sabres. Il s’agit du pire résultat que le Tricolore a connu en avantage numérique au cours des dix dernières années. En comparaison, les Blues de St-Louis, classés au premier rang à ce chapitre, connaissent un taux d’efficacité de 26,2%, soit presque le double.

Pour remédier à la situation, le personnel d’entraîneur a dédié l’entièreté de l’entraînement de lundi aux unités spéciales, se permettant aussi de jongler avec les trios, essayant de provoquer une étincelle. Max Pacioretty et Brendan Gallagher se sont donc retrouvés jumelés à Tomas Plekanec, tandis qu’Alex Galchenyuk évoluait au centre de Brandon Prust et de Pierre-Alexandre Parenteau. David Desharnais, qui a retrouvé Pacioretty à quelques occasions lundi, évoluait surtout à l’aile de Lars Eller, en compagnie de Dale Weise, tandis que Manny Malhotra était au centre d’un trio avec Michaël Bournival, Jiri Sekac et Christmas Thomas, en alternance.

« J’aime toujours ces entraînements où on ne travaille que l’avantage numérique », a affirmé P.K. Subban, dont le boulet de canon a toujours été un élément sûr lorsque le Tricolore a l’avantage d’un homme. « Depuis les quelques années que je suis ici, les unités spéciales ont toujours été un facteur clé de notre succès. Nous devons continuer à travailler là-dessus. Il y a plusieurs formations qu’on peut utiliser mais, ultimement, une fois que la rondelle est sur la glace, il faut jouer au hockey. La journée d’aujourd’hui servait à nous placer dans ces différentes formations et à bouger la rondelle. Nous devons être confiants avec la rondelle, la mettre au bon endroit pour créer des chances de marquer. C’est la clé de l’avantage numérique. »

L’une des formations mises à l’essai lundi matin est celle en étoile, complétée par Pierre-Alexandre Parenteau à la pointe plutôt qu’un deuxième défenseur. La stratégie avait déjà été employée plus tôt dans la saison, portant fruit à quelques reprises.

« Peu importe qu’un attaquant ou qu’un défenseur soit à l’arrière de la formation, nous sommes tous des joueurs talentueux à ce niveau », a poursuivi le défenseur. « Évidemment, Andrei et Sergei ont fait cela pendant très longtemps, donc ils ont de l’expérience et ils sont très bons à l’arrière. De la même façon, je pense que P.-A. a souvent joué à la pointe et il est bon. Nous avions essayé cela plus tôt cette année et ça avait bien fonctionné. Je suis content de bouger avec lui à l’arrière et c’est bien d’avoir un tir de la droite. Ça peut faire la différence. »

Parenteau, qui a manqué les trois dernières rencontres des Canadiens après avoir subi une légère commotion cérébrale le 2 janvier dernier au New Jersey, a pu observer les problèmes de l’avantage numérique d’un autre angle, soit depuis la galerie de presse.

« C’est une vue différente. C’est plus facile de regarder d’en haut, tu peux facilement dire ce qu’ils font qui n’est pas correct », a offert ce dernier suite à l’entraînement. « C’est une question de timing et de vitesse, d’arriver plus ensemble. Au début de l’année, le problème était dans la zone, et ces temps-ci, c’est d’entrer dans la zone et de s’installer. Avec les joueurs qu’on a sur l’avantage numérique, il n’y a pas de raisons que ça arrive. Il faut revenir en unités de quatre ou cinq plus bas avec plus de vitesse. C’est comme ça qu’on a eu du succès en début d’année pour entrer dans la zone adverse. »

Desharnais a fait le même constat, expliquant que les entrées de zone ne représentaient qu’une partie des problèmes que connait l’équipe lorsqu’un joueur adverse se retrouve au cachot.

« C’est dur de créer des chances quand tu n’es pas capable de rentrer la rondelle », lance l’attaquant québécois, qui se trouve à égalité au deuxième rang pour les points obtenus en avantage numérique cette saison. « Une fois entrés dans la zone, c’est nos prises de décision qui ne sont pas les bonnes. Quand il faut lancer, on passe. Il ne faut pas laisser passer une opportunité d’amener la rondelle au filet et on n’est pas capables de faire ça. Si on peut en marquer un ou deux, c’est certain que ça va nous aider. »

Les Canadiens auront la chance de mettre la pratique à l’œuvre mercredi soir, alors qu’ils affronteront les Blue Jackets à Columbus.

Élise Robillard écrit pour canadiens.com

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