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De retour à la maison

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Brian Flynn a déjà été le héros d’un match disputé à l’extérieur alors qu’il jouait dans les rangs universitaires.

En janvier 2012, l’attaquant originaire de Lynnfield, au Massachusetts, était capitaine à sa dernière année avec l’Université du Maine, menant les Black Bears dans une guerre sans merci avec leurs rivaux, les Wildcats de l’Université du New Hampshire, dans le cadre de l’événement Sun Life Frozen Fenway, disputé au Fenway Park de Boston. Environ 38 456 partisans ont assisté à l’événement lors de cette chaude journée à Boston, événement qui s’est ultimement terminé de façon dramatique en prolongation.

Le but de Joey Diamond après seulement 13 secondes en troisième période a donné à l’Université du Maine une avance de 4 à 2 à ce moment. Mais le New Hampshire n’était pas prêt à laisser tomber les bras dans ce qui était le 111e affrontement entre les deux formations – rivalité à laquelle le nom de Border War [Guerre de la frontière] a été donné. Les Wildcats ont marqué deux buts dans les minutes suivantes, forçant ainsi la présentation d’une période de prolongation.

Quatre-vingt-neuf secondes plus tard, Brian Flynn redirigeait le tir de Diamond derrière le gardien du New Hampshire, Casey DeSmith, donnant ainsi la victoire aux siens.

«Tu te souviens de tous les buts que tu marques en prolongation. Ça n’arrive pas si souvent. Dans cette situation et ces circonstances, je dirais que c’est un des plus gros buts que j’ai marqués. Je vais toujours m’en souvenir », mentionne Flynn, qui a obtenu 69 buts, 156 points et un différentiel de plus-29 en 153 matchs dans l’uniforme des Black Bears, tout en étudiant pour obtenir un diplôme en Finances. «C’était amusant de jouer contre UNH. Ce sont des matchs où tu veux être à ton meilleur. J’ai grandi juste à l’extérieur de Boston, alors j’ai vu beaucoup de matchs des Red Sox et des Patriots. C’était une soirée plutôt chaude. Il faisait un peu plus de 60 degrés Fahrenheit. C’était un peu différent de la plupart des matchs extérieurs. »

Différent certes, mais la signification de cet événement était particulière pour Flynn, qui avait un groupe significatif de partisans dans les estrades et qui ont été témoins de ce moment marquant dans la carrière du jeune hockeyeur à l’époque. Un bon groupe de partisans des Black Bears avait également fait le trajet de quatre heures vers Boston sur la I-95 Sud en provenance d’Orono, au Maine.

«J’ai une grosse famille et tout le monde était là. J’avais beaucoup d’amis et j’ai pu les voir crier et nous encourager après le match alors qu’on rentrait dans l’abri », mentionne Flynn, qui a été nommé première étoile du match après son but en prolongation. «C’est amusant de jouer dans un endroit comme ça. Il y avait pas mal d’universités dans le coin de Boston dans cette Ligue, donc il n’y a pas beaucoup de partisans du Maine. Mais ils voyagent et on a souvent beaucoup d’appui de la part de nos partisans sur la route. »

En participant aux festivités entourant le Frozen Fenway, Flynn s’est également rappelé certains moments de sa jeunesse, alors qu’il apprenait les subtilités d’un sport qui deviendrait éventuellement son travail à temps plein.

«J’ai l’impression que tout le monde joue dehors en grandissant. L’hiver arrivé, tu trouves un étang qui gèle rapidement et tu y vas après l’école ou quand il n’y a pas d’entraînement avec des amis. Tu fais des équipes improvisées et tu tentes de mettre la rondelle entre les deux souliers qui servent de but. Ça m’est souvent arrivé », raconte Flynn, qui a joué son hockey junior au New Hampshire avec les Monarchs Juniors avant de se retrouver au Maine. «Les conditions de glace à Fenway n’étaient pas très bonnes, mais ça ne dérangeait pas. C’était amusant. »

Flynn a bien hâte de mettre son expérience au travail dans quelques semaines dans le cadre de la Classique Hivernale 2016, surtout que ce sera disputé dans un autre endroit qui lui rappelle son enfance, le Gillette Stadium. Le p’tit gars de la place aura une autre chance de montrer à ses amis et à sa famille, tout son savoir-faire. Cette fois-ci toutefois, il sera avec les «méchants».

«C’est un stade bien plus grand que Fenway. Je suis partisan des Patriots et ma famille aussi. Ça va être bien de jouer devant eux puisque je n’en ai pas souvent la chance et ils vivront cette expérience avec moi », offre Flynn qui fait partie d’un contingent de deux joueurs originaires du Massachusetts dans le vestiaire des Canadiens, avec le gardien Mike Condon. «J’aime toujours affronter les Bruins. C’est comme jouer à la maison. J’allais à beaucoup de ces matchs quand j’étais jeune, je regardais ces matchs à la télé. »

Ayant déjà visité le lieu de l’affrontement pour un événement médiatique en juillet, Flynn a déjà une bonne idée de ce qu’il l’attend lorsque la rondelle tombera sur la glace à 13h, le 1er janvier. Il espère aussi que son expérience passée lui servira.

«Une fois que tu joues, ce n’est qu’un match de hockey. On a beaucoup de partisans à nos matchs réguliers. Une fois que tu es dans l’action, tu ne remarques pas vraiment à quel point il y a du monde. Par contre on entend clairement le bruit lorsqu’il y a des revirements ou ce genre de choses. Avec 60 000 partisans, disons que ça fait pas mal de bruit », conclut Flynn. «La patinoire est dans le milieu du terrain alors on ne voit pas la foule tant que ça à moins d’être sur le banc et de regarder vers le haut. Sur la glace, c’est comme sur un étang et il n’y a personne autour. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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