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Site officiel des Canadiens de Montréal

De retour à Alcatraz?

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Claude Lemieux, Gaston Gingras et Serge Boisvert ont fièrement porté leur chandail de prisonniers d'Alcatraz au printemps 1986.
MONTREAL – La belle chimie qui existe au sein des Canadiens est sur le point de subir le test ultime, tant sur qu’en dehors de la glace. Avant d’être mise en quarantaine pour les séries, les joueurs du Tricolore n’auront d’autres choix que de se connaître davantage.


L’entraîneur-chef des Canadiens Guy Carbonneau a donc décidé de réunir ses joueurs sous un même toit, dans un hôtel du centre-ville de Montréal, à l’aube du premier match des séries contre les Bruins de Boston jeudi au Centre Bell.

Cela n’est évidemment pas sans rappeler le parcours du printemps 1986 alors que le jeune Carbonneau et ses coéquipiers, sous les ordres de Jean Perron et Serge Savard, avaient passé la totalité des séries cloitrés dans un motel de la Rive-Sud de Montréal, motel qui avait communément été surnommé Alcatraz. Malgré leur « emprisonnement », les Canadiens avaient tout de même remporté le Saint-Graal de la LNH cette année-là.

« Lorsqu’on fait quelque chose, c’est toujours dans l’optique de garder le groupe ensemble, uni », a indiqué Carbonneau. « En 1986, il y avait beaucoup moins de distractions qu’aujourd’hui, mais d’être isolés avait fonctionné. En 1993, les choses avaient été faites différemment et nous avions gagné et à Dallas en 1999 nous étions restés à la maison et nous avions aussi gagné. »

Difficile d’ignorer la fièvre du printemps qui frappe Montréal. Si ce ne sont pas les ondes télévisuelles qui sont envahies ou encore les dizaines de pages dans les journaux qui permettent de se le rappeler, c’est dans la circulation.

« J’ai un parcours de 45 minutes à effectuer entre chez moi et le Centre Bell le matin et les gens doivent me saluer quelque chose comme 150 fois avec leur klaxon », a poursuivi Carbonneau. « Nos partisans sont très excités, les téléphones ne cessent de sonner, même les voisins peuvent s’en mêler, donc un peu de calme à l’hôtel pour se reposer sera idéal pour se préparer. »

Mike Komisarek non seulement approuve la décision de son entraîneur, il est même heureux de pouvoir se traiter aux petits oignons durant les séries.

« Je crois que cela va nous aider à nous concentrer et qui n’aime pas dormir dans une belle chambre d’hôtel, de toute façon? », a demandé Komisarek. « Dormir dans une chambre propre avec un lit bien fait est quelque chose d’assez rare pour moi. »

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com

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