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De plus en plus près

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – On peut dire que Nikita Scherbak est de plus en plus confortable dans sa future ville de hockey.

Après avoir passé la majorité de l’entre-saison à Calgary, le jeune homme de 19 ans a récemment effectué un retour dans la belle province pour continuer à s’entraîner et à patiner au Complexe sportif Bell à Brossard sous le regard attentif de Pierre Allard, entraîneur en préparation physique des Canadiens. Cette décision n’a rien de temporaire, puisque Scherbak restera à Montréal pour l’entièreté du mois d’août, question de continuer à peaufiner sa forme physique et sa remarquable technique en vue du camp des recrues et du camp d’entraînement pour la mi-septembre.

« J’aime toutes les options ici [à Brossard]. C’est parfait. Il y a deux patinoires et un bon gymnase. Il y a un bain chaud et un bain froid. Il y a tout ce dont tu pourrais avoir besoin. C’est idéal », a offert Scherbak à propos de la myriade d’installations à sa disposition tous les jours sur la Rive-Sud. « C’est aussi bon d’avoir quelqu’un comme Pierre qui me dit si je fais un exercice de la bonne ou de la mauvaise façon. J’aime avoir son opinion. Il me corrige pour que je le fasse de la bonne manière. J’apprends ce qu’ils [les Canadiens] veulent que je fasse et j’essaie de m’améliorer en même temps. C’est la meilleure chose pour moi en ce moment. J’aime ça. »

Allard n’est pas le seul vétéran à avoir influencé l’attaquant dynamique au cours des derniers mois. Alors qu’il se trouvait toujours en Alberta plus tôt cet été, Scherbak s’entraînait aux côtés de joueurs comme Mike Green, Jordan Eberle et Zach Boychuk au Crash Conditioning à Calgary. De retour à Montréal, il a découvert un nouveau compagnon et modèle : le robuste défenseur Alexei Emelin.

« C’est super de s’entraîner avec Emmy ici. C’est un bon gars. Il m’aide beaucoup. C’est bon de travailler avec quelqu’un qui joue depuis longtemps dans la LNH. On s’entraîne côte à côte au gym. Je vois à quel point il travaille fort pour être prêt en septembre. Tu veux faire les mêmes choses qu’il fait. Tu penses peut-être que c’est facile, mais ça ne l’est pas », a mentionné Scherbak, qui s’entraîne également aux côtés du jeune Sven Andrighetto ces jours-ci. « On voit Emmy en sueurs en train de soulever des poids lourds. Tu vois à quel point il met de l’effort dans son entraînement et à quel point il travaille pour être prêt pour la saison. C’est un bon environnement pour s’entraîner. »

À quel point Scherbak a-t-il progressé au chapitre de la forme physique et de la force depuis sa sélection au 26e rang du repêchage à Philadelphie en 2014?

« C’est plaisant de constater la progression de Nikita. Il a terminé son deuxième camp de perfectionnement avec nous au début du mois de juillet. On peut dire qu’il a appris de son expérience l’année dernière. Il savait exactement ce qu’il avait à faire pour devenir plus fort et prendre de la masse. C’est une preuve d’engagement importante qu’il nous démontre en étant ici. C’est une grosse étape », a louangé Allard à propos de Scherbak qui a fait monter l’aiguille de la balance à 204 livres au début juillet. « Son défi, maintenant, c’est de renforcir ses muscles abdominaux. Il est très jeune, donc on travaille plus sur sa fondation. Une fois que sa fondation sera au bon niveau, on pourra ajouter plus de poids et travailler sur lever des charges plus lourdes. Ce qui est important, c’est de s’assurer qu’il comprenne notre philosophie d’équipe en ce qui a trait à l’entraînement, et à long terme nous verrons une énorme amélioration. Il a beaucoup de temps pour se développer, donc c’est intéressant de travailler avec lui. Ce sera un bon défi pour lui. »

Pour relever ce défi, Scherbak a décidé de rester de ce côté de l’océan durant toute la saison estivale, mettant de côté l’idée de retourner dans son pays d’origine, la Russie, avant le début de la saison 2015-2016.

« C’était la bonne décision de rester au Canada. J’ai toujours aimé être ici. À Calgary, j’habitais chez mon agent et je m’entraînais à tous les jours. C’est pareil à Montréal. C’est une très bonne expérience. C’est dommage que je n’aie pas pu voir mes parents, mais ils sont heureux que je sois ici et ils savent que je vais bien. Ils savent que c’est mon travail. Ils comprennent les raisons pour lesquelles je reste », a expliqué Scherbak, qui a inscrit 27 buts et 82 points en 65 matchs en saison régulière avec les Silvertips d’Everett dans la WHL l’année dernière. « Il faut faire des sacrifices. Plusieurs de mes amis sont partis et ont pris des vacances. Je savais que je ne pouvais pas faire ça. Je devais aller au gym et m’entraîner à la place. Je me suis reposé pendant quelques semaines, puis j’ai recommencé à travailler. Je veux montrer aux gens ce que je peux faire. Je vais essayer de faire partie de cette équipe. »

C’est exactement le genre d’attitude – doublé d’un talent naturel exceptionnel, bien évidemment – qui pourrait aider Scherbak à réaliser ses rêves de jouer dans la LNH dès le mois d’octobre. En gros, il n’y a rien que le jeune de Moscou aimerait mieux que son séjour à Montréal se poursuivre et devienne une situation permanente.

« J’essaie tout le temps de me pousser. Vous savez ce qui me motive? En ce moment, c’est quand je sors de la glace et que je vois des logos des Canadiens partout. Je sais que je ne fais pas partie de l’équipe, mais ça m’encourage. Je m’entraîne avec des joueurs de la LNH, et je sens que je me rapproche de jour en jour. Il y a deux ans, je n’aurais jamais cru être ici aujourd’hui. Mais j’y suis et je m’entraîne ici. C’est vraiment comme une deuxième maison », s’est confié Scherbak, qui n’a que des bons commentaires à dire sur Montréal. « Je suis heureux ici. L’île est superbe. Le pont Champlain. Le pont Victoria. Le centre-ville de Montréal est super avec tous ses gratte-ciels. J’aime me promener dans la rue et voir les gens, surtout puisque je viens de Moscou, qui est une ville très occupée. Je me sens bien. »

Bien que Scherbak ne soit pas encore prêt pour un match en ce moment, on peut dire qu’il anticipe avec excitation les six prochaines semaines, tout spécialement le calendrier préparatoire de la LNH.

« J’ai encore environ un mois pour me préparer [avant le camp des recrues]. En ce moment, je suis excité à chaque fois que je chausse les patins. La saison était longue [l’année dernière à Everett], mais c’était une bonne saison. Nous avons bien joué en séries, mais je crois que nous aurions pu nous rendre plus loin. Je suis heureux de m’entraîner et je vais être plus patient pour les matchs. Je me souviens de mes matchs préparatoires l’année dernière. C’était incroyable. J’ai hâte de revivre l’expérience », conclut Scherbak, qui se souvient très bien d’avoir joué devant les partisans du Centre Bell en septembre dernier. « C’est incroyable de voir à quel point les gens aiment le hockey ici. C’est fou. Tu sais que tu vas jouer devant plus de 21 000 personnes chaque soir. Les gens ne viennent pas simplement assister aux matchs, ils adorent ça et ils comprennent le jeu. Ils adorent lorsque tu fais de bons jeux. Ils viennent te regarder faire quelque chose de spécial. C’est excitant de jouer ici. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Élise Robillard.

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