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De l’inspiration et du baseball

par Staff Writer / Montréal Canadiens
OTTAWA – À Ottawa, Nathan Beaulieu se prend pour Billy Beane et Andrei Markov fait parler de lui.

Bonsoir, elle est partie! – En raison d’un horaire de matchs plus que chargé – le Tricolore disputant 14 matchs en 28 jours au mois de février – Michel Therrien a opté pour un entraînement léger mardi matin, au Centre Canadian Tire d’Ottawa. Au menu, un petit jeu inventé par les joueurs il y a quelques années, le baseball sur glace. Pour l’occasion, quatre équipes ont été créées et évoluaient deux contre deux sur les deux terrains organisés de chaque côté de la glace. L’objectif, frapper et faire le tour du terrain avant que l’équipe en défensive ne trouve le fond du filet.

L'équipe gagnante de l'entraînement de baseball.

«C’est le moment parfait dans la saison pour faire ce genre d’entraînement. Nous avons beaucoup de matchs à jouer et c’est bon d’avoir un entraînement un peu plus léger comme celui-là. C’est bénéfique pour nous, ça permet de travailler la coordination», explique Dale Weise, qui a pris la pose au centre de la glace à la fin de l’entraînement, ayant l’honneur de faire partie de l’équipe victorieuse. «Je ne sais pas s’il y avait de l’argent en jeu, mais j’en retire beaucoup de fierté. Nous avions la meilleure structure d’équipe. Les autres se niaisaient et se plaignaient. De notre côté, nous étions concentrés. Excellent repêchage par [Nathan] Beaulieu. Nous avions une belle chimie. »

D’ailleurs, de son propre avis, Beaulieu avait fait une recherche exhaustive sur les forces et les faiblesses de chacun avant de faire ses choix. On ne sait pas si ses choix ont reçu l’approbation de Billy Beane, mais chose certaine, il a trouvé la combinaison gagnante.

«J’ai fait beaucoup de repérage et je suis bien content de la façon dont s’est déroulé mon repêchage. Dan Lacroix n’était pas sur mon radar dès le départ, mais au final, il a été un joueur plutôt efficace», explique Beaulieu, qui a peut-être été favorisé par les arbitres en raison de son choix de Lacroix, les autres entraîneurs jugeant les affrontements. «Pacioretty a été choisi en premier. Je cherchais du leadership et il m’a fait savoir qu’il avait remporté les deux plus récentes éditions. Dale Weise marque souvent des buts dans des endroits pas commodes. Et nous avions besoin de défenseurs. J’ai pris Gilbert. Au final, j’étais vraiment heureux avec ma formation. »

Sensei Markov – Malgré ses 36 ans, Andrei Markov continue d’être, soir après soir, parmi les joueurs les plus utilisés par Michel Therrien. Mardi à l’entraînement, le vétéran défenseur a bénéficié d’une journée de traitements, lui qui dispute en moyenne un peu plus de 25 minutes de jeu par match.

«Il se sent très bien. C’est un vrai professionnel. Même s’il n’a pas patiné aujourd’hui, il faut quand même souligner le fait qu’il est venu à l’aréna et qu’il a fait trente minutes de vélo. Il faut économiser son énergie », explique Therrien au sujet du défenseur tout-étoile. «Il est dans une forme resplendissante. Il ne travaille pas seulement fort lors des entraînements et lors des matchs, mais aussi à l’extérieur pour se garder dans une forme exceptionnelle. C’est pour ça qu’il est en mesure de jouer du hockey de haut niveau à son âge. »

Preuve de la bonne santé de Markov s’il en est une, le fait qu’il n’ait raté qu’une seule rencontre du calendrier régulier depuis le début de la saison 2012-2013, soit depuis le retour au jeu après le plus récent lock-out. Cette présence régulière sert d’exemple pour les plus jeunes défenseurs de la formation montréalaise tels que Nathan Beaulieu.

«Marky est là depuis le début pour moi. Je suis toujours impressionné par son jeu. Il ne se fait pas frapper, il est toujours en parfaite position, ses passes en sorties de zone, en zone neutre et en zone offensive sont exceptionnelles », lance le jeune défenseur de 22 ans repêché en 2011 par les Canadiens. «C’est dur pour quelqu’un qui n’est pas dans le monde du hockey de voir à quel point son jeu est efficace. Il pourrait jouer 40 minutes et ne pas suer une goutte. Il est toujours bien placé, il ne se fait jamais prendre hors position. Il fait des passes parfaites et ne crée jamais de revirements. On peut compter sur lui. »

Son compagnon à la ligne bleue et seul joueur à passer plus de temps que Markov sur la glace, P.K. Subban, est du même avis.

«C’est le joueur qui est ici depuis le plus longtemps et il y a une raison pour ça », explique Subban au sujet du vétéran de 14 saisons dans la LNH, toutes avec les Canadiens. «C’est un pro. Il vient à l’aréna chaque jour pour devenir meilleur. Il va finir parmi les meilleurs de l’histoire de l’organisation lorsque sa carrière sera terminée. Je suis vraiment très chanceux de pouvoir jouer avec lui. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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