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De l’autre côté du micro avec… Vincent Damphousse

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Lorsque les joueurs de hockey décident d’accrocher leurs patins, le désir de rester connecté au sport qu’ils ont pratiqué et eu comme passion depuis un tout jeune âge est bien présent. Certains s’impliquent directement au sein des équipes tandis que d’autres décident d’aller de l’autre côté du micro en devenant analystes à la télévision ou à la radio. Alors que plusieurs Anciens Canadiens sont affectés à la couverture du Tricolore, nous avons rencontré certains d’entre eux pour savoir comment s’est effectué leur transition vers le monde des médias. Cette semaine, Vincent Damphousse qui est aujourd’hui analyste pour RDS.

Comment l’approche s’est-elle faite pour faire le saut dans le monde des médias?

VINCENT DAMPHOUSSE : Après ma retraite comme joueur, j’ai travaillé au sein de l’Association des joueurs durant un an et demi. Mais c’est seulement plus tard que j’ai contacté le président de RDS – qui est également un ami – Gerry Frappier pour lui exprimer mon intérêt et pour voir s’il y avait de la place pour faire le saut chez les médias. Un suivi a été fait par la suite et ils m’ont finalement embauché. J’ai appris sur le tas. Yvan Ponton m’a beaucoup aidé à mes débuts dans le métier. Quand je suis arrivé à RDS il y avait d’autres négociations pour une nouvelle convention collective dans la Ligue et mon expérience avec l’Association des joueurs les intéressaient beaucoup. Ça m’a été très utile. Si on combine ça au fait que j’ai joué dans la LNH pendant 18 ans et que j’ai été aussi capitaine des Canadiens, ça me donnait de l’expertise et une vision des choses qui était intéressante à amener en ondes.

Quelle était ta perception des journalistes alors que tu étais joueur?

VD : J’ai toujours eu une bonne relation avec les journalistes lorsque j’étais joueur. J’ai compris très tôt que lorsque tu joues dans un marché important comme Montréal ou Toronto – j’ai évolué dans ces deux villes – côtoyer plusieurs journalistes tous les jours et leur consacrer du temps fait partie du métier de joueur de hockey. Surtout en étant capitaine parce que tu es le lien entre l’équipe et les partisans. Ça fait partie des responsabilités.

Alors que tu jouais, est-ce que tu aurais pu t’imaginer un seul instant de te retrouver de l’autre côté du micro?

VD : Pas nécessairement, mais je savais que c’était une possibilité qui existait. Je m’imaginais davantage être impliqué dans le monde des affaires, ce que j’ai fait et que je fais encore depuis 1998 avec les spas Scandinave. Je suis en mesure de combiner les deux aujourd’hui. D’un côté c’est facile parce que je parle de ce que je connais. En tant qu’ancien joueur, on parle de nos expériences vécues. Ça nous vient naturellement. Je suis capable d’analyser le hockey parce que je connais ça. Aussi, je suis l’entraîneur de mes deux garçons et je le fais parce que je connais mon sport. Le fait que j’ai souvent été devant les caméras lorsque j’étais avec l’Association des joueurs m’a bien préparé à parler d’autres choses que du hockey. J’étais très à l’aise avec ça.

Le fait d’analyser les performances de ton ancienne équipe est-il bizarre?

VD : Pas vraiment parce que c’est mon rôle de critiquer. Les critiques peuvent être autant positives que négatives. Tout dépend de ce que les joueurs m’offrent. J’analyse ce que je vois, je n’ai pas à mentir. Si je vois du négatif, il faut que je parle du négatif sinon je ne fais pas mon travail. Mais ça ce n’est pas seulement pour les Canadiens, mais pour les autres équipes aussi. Il faut demeurer impartial. Si l’autre équipe joue bien, tout le crédit leur revient.

D’après toi, est-ce que tous les anciens sportifs font de bons analystes?

VD : C’est comme n’importe quoi dans la vie. Il y en a des bons et des moins bons. C’est du cas par cas et on ne peut pas généraliser, même si les gens ont tendance à le faire. Il n’existe pas deux joueurs de hockey identiques à l’extérieur de la patinoire. Mes parents ont longtemps travaillé dans l’enseignement et ça m’a toujours aidé parce que j’ai toujours eu à bien m’exprimer à la maison. Le fait que nous ne sommes pas tous identiques et que nous ne provenons pas tous du même milieu fait que nous offrons un bon show. Ça serait plate si nous étions tous pareils.

À quel point trouves-tu que le monde des médias a changé depuis tes débuts comme joueur?

VD : Je dirais qu’il y a beaucoup plus d’anciens joueurs à la télévision. C’est comme si on avait copié la couverture de la NFL. Si on regarde les différentes émissions de football, ce sont presque tous des anciens joueurs avec un animateur. Ces gars-là peuvent parler de ce qui se passe dans le vestiaire, de ce qui se passe dans les situations de pression dans les gros matchs, quand ça va mal ou quand ça va bien. Et en plus d’eux il y a les journalistes qui recueillent les commentaires et rapportent les nouvelles de partout dans la Ligue. Les deux vont bien ensemble.

Durant ta carrière, les journalistes de quelle ville aimais-tu le plus / aimais-tu le moins?

VD : Comme j’ai mentionné plus tôt, j’ai toujours eu des bonnes relations avec les journalistes de partout. Avec moi, il n’y avait jamais de « off the record ». Les choses que je ne voulais pas dire, je les gardais pour moi. Ça m’évitait d’être dans le trouble.

Entrevue réalisée par Hugo Fontaine.

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