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De l'autre côté du micro avec... José Théodore

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Lorsque les joueurs de hockey décident d’accrocher leurs patins, ils ont généralement le désir de rester connectés au sport qu’ils ont pratiqué et eu comme passion depuis un tout jeune âge. Certains s’impliquent directement au sein des équipes tandis que d’autres décident d’aller de l’autre côté du micro en devenant analystes à la télévision ou à la radio. Alors que plusieurs d’Anciens Canadiens s’ont afféré à la couverture du Tricolore, nous avons rencontré certains d’entre eux pour savoir comment s’est effectué leur transition vers le monde des médias. Cette semaine, José Théodore qui est analyste pour TVA Sports.

Comment s’est déroulé le processus pour faire le saut dans le monde des médias? C’est toi ou le réseau qui a fait les premiers pas?

JOSÉ THÉODORE : À l’aube de la saison 2013-2014, j’étais toujours dans l’attente d’une offre de contrat. Mon agent discutait encore avec quelques équipes de la LNH et je continuais à m’entraîner. Lorsque les camps d’entraînements ont débuté et que j’étais toujours sans emploi, RDS et TVA Sports m’ont contacté. Ce n’était pas quelque chose que j’envisageais faire immédiatement, mais j’ai rencontré les deux réseaux quelques temps après et éventuellement j’ai décidé d’embarquer dans l’aventure avec TVA Sports.

À quel point c’était important pour toi de demeurer dans le monde du hockey?

JT : J’ai toujours voulu rester impliqué avec le hockey après ma carrière de joueur. Même si je n’allais pas avoir d’emploi dans la LNH, je voulais demeurer près. Travailler dans les médias me permet de le faire et de demeurer dans l’entourage des Canadiens en même temps.

Comment trouves-tu le fait d’analyser les performances de ton ancienne équipe? Est-ce difficile de rester impartial?

JT : Pas vraiment parce que j’ai toujours été un gars assez direct. Je n’ai jamais eu peur de me mouiller et de dire ce que je pense. Oui j’ai joué avec les Canadiens durant huit saisons mais j’ai aussi joué avec l’Avalanche, les Capitals, le Wild et les Panthers. Mon travail c’est de partager mon expérience avec les partisans et de dire ce que je pense, sans avoir de parti pris. C’est sûr que je souhaite que les Canadiens aillent bien et qu’ils se rendent le plus loin possible, mais c’est mon travail en tant qu’ancien joueur d’aborder chaque sujet avec honnêteté.

C’était quoi ta perception des journalistes avant? A-t-elle changé?

JT : C’est sûr qu’en tant que joueur, c’était difficile d’accepter de se faire critiquer par des personnes qui n’avaient jamais évolué dans la LNH et qui n’avaient jamais eu à faire les sacrifices que ça prend pour s’y rendre. Comme joueur c’était un aspect avec lequel j’avais de la misère à accepter. Elle n’a pas vraiment changé de nos jours parce que c’est sûr que certains doivent se dire que je n’ai jamais étudié pour avoir le poste que j’ai, mais quand vient le temps d’analyser un jeu ou une situation, nous les anciens joueurs savons de quoi on parle et je crois que c’est pour cette raison que les réseaux de télévision veulent nous avoir. Nous ne sommes pas là pour voler la job à personne, mais nos opinions sont respectées.

À quel point trouves-tu que le monde des médias a changé depuis tes débuts comme joueur?

JT : Je ne crois pas que ça a changé tant que ça. Quand je jouais, les joueurs ne pouvaient pas vraiment exprimer leurs points de vus parce que les réseaux sociaux n’existaient pas à mes débuts. Si un journaliste te critiquait dans un article, tu le lisais et ça finissait là. De nos jours, je suis content pour les joueurs parce que s’ils veulent s’exprimer ou s’ils ne sont pas d’accords avec quelque chose, ils peuvent répondre aux journalistes. C’est sûr que j’aurais aimé le faire à quelques reprises durant ma carrière (rires), mais je l’ai fait à quelques reprises en privé. Maintenant tout est fait au grand jour.

Durant ta carrière, les journalistes de quelle ville aimais-tu le plus / aimais-tu le moins?

JT : C’est sûr que lorsque tu es dans une ville comme Montréal et qu’il y a beaucoup de journalistes, le sujet d’actualité à tous les jours est les Canadiens. Mais il y avait des endroits comme Washington où les journalistes étaient plus près des joueurs parce qu’il y en avait seulement deux. Ils savent qu’ils n’ont pas le choix de rester en bons termes avec les joueurs. Dans les gros marchés comme Montréal, la compétition entre les médias est tellement féroce et c’est ça qui provoque parfois la chasse aux « scoops ». En général j’ai toujours eu une bonne relation avec tout le monde. Quand tu donnes du temps aux gens, ils te respectent.

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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