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De l’autre côté du micro avec… Georges Laraque

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Lorsque les joueurs de hockey décident d’accrocher leurs patins, ils ont généralement le désir de rester connectés au sport qu’ils ont pratiqué et eu comme passion depuis un tout jeune âge. Certains s’impliquent directement au sein des équipes tandis que d’autres décident d’aller de l’autre côté du micro en devenant analystes à la télévision ou à la radio. Alors que plusieurs d’Anciens Canadiens s’ont afféré à la couverture du Tricolore, nous avons rencontré certains d’entre eux pour savoir comment s’est effectué leur transition vers le monde des médias.Cette semaine, Georges Laraque qui est aujourd’hui animateur au 91,9 Sport.

Comment s’est déroulé le processus pour faire le saut dans le monde des médias? C’est toi ou le réseau qui a fait les premiers pas?

GEORGES LARAQUE: J’avais commencé à faire de la radio à Edmonton dans le temps que je jouais avec les Oilers. Au début j’avais une émission musicale et ensuite une où je parlais des relations de couples nommée Summer Loving. Lorsque j’ai été libéré par les Canadiens il y a quelques années, TVA Sports m’ont offert la possibilité de me joindre à eux à leurs débuts en raison de mon expérience à la radio et après avoir également participé à quelques documentaires. Après deux ans là-bas, j’ai quitté la télé et j’ai commencé à faire de la radio ici, au 91,9. J’ai toujours aimé ça parce que je n’ai pas peur de dire mes opinions, je suis flamboyant et j’aime divertir les gens. C’est bien beau parler, mais il faut capter l’attention des auditeurs.

C’était quoi ta perception des journalistes à l’époque où tu jouais? A-t-elle changé?

GL : Quand j’étais joueur, j’avais compris que les journalistes étaient une plate-forme pour un jour travailler dans les médias. Plus tu joues avec eux, plus ils parlent de toi. Comme le dit le proverbe : Parlez-en mal, parlez-en bien, mais parlez-en. Je vis par ça. Si tu veux travailler un jour dans les médias ou si tu veux un jour travailler dans une entreprise, il faut que les gens te connaissent. Si un journaliste parle en mal de toi comme sportif, ce n’est pas grave parce que ça ne te définit pas comme être humain. La preuve, mes années avec les Canadiens n’ont pas été les meilleures de ma carrière. Mais lorsque j’ai annoncé ma retraite, j’ai reçu des demandes de partout dans les médias. J’avais le choix. Mon après-carrière était prête.

Comment trouves-tu le fait d’analyser les performances de ton ancienne équipe? Est-ce difficile de rester impartial?

GL : Aucunement. J’aime ça analyser et je me force pour donner des analyses différentes de celles qu’on entend partout. C’est souvent la même chose qu’on entend. Après les matchs à Montréal, ce sont souvent les mêmes gars qui sont interviewés et ce sont toujours les mêmes questions qui sont posées. Moi de mon côté, j’ai mes propres opinions. Je ne les base pas sur ce que je lis dans le journal. J’essaye de sortir du créneau et de me démarquer des autres. C’est pour ça que j’essaye de mettre une petite touche de comédie, parce qu’après tout, on parle de hockey.

Sachant que tu es impliqué dans une multitude d’autres projets, à quel point c’était important pour toi de demeurer dans l’entourage du monde du hockey?

GL : Je le fais parce que j’aime ça. Ce n’était pas si important. L’important c’était de démontrer aux autres que j’étais capable de faire autre chose. Quand tu as joué au hockey toute ta vie, si tu fais qu’être commentateur après ta carrière, qu’est-ce que tu emmènes à la société? Tu veux montrer aux gens que tu as une cervelle. De mon côté, je suis aussi entrepreneur, j’ai trois restaurants, j’ai des comptoirs santé, je suis conférencier, etc. Je suis un ancien bagarreur, mais j’ai encore toute ma tête et j’ai accompli plusieurs autres choses. Faire de la radio et parler de hockey c’est le fun, mais ça me laisse aussi beaucoup de temps pour faire autre chose.

D’après toi, est-ce que tous les anciens sportifs font de bons analystes?

GL : Non. Il y en a des excellents qui n’ont jamais joué au hockey. Ça va des deux côtés.

Durant ta carrière, les journalistes de quelle ville aimais-tu le plus / aimais-tu le moins?

GL : Personnellement, je n’ai jamais eu de problème avec personne. À Montréal j’aimais ça parce qu’il y avait de l’action. Quand les attachés de presse me demandaient de rester pour parler avec les journalistes, je ne me sauvais jamais. Je prenais mon temps et je leur en donnais du matériel. Tellement que parfois, on m’offrait de prendre une pause! (rires) J’ai trouvé ça plate à Phoenix parce qu’il y avait seulement un ou deux gars qui couvraient l’équipe. Le hockey était loin d’être leur priorité.

C’est quoi la question la plus embarrassante qu’on t’a posée quand tu étais joueur?

GL : Je ne vais pas dire c’est qui, mais elle venait d’un journaliste de Montréal. À l’époque où je jouais pour les Oilers, nous avions perdu en sept matchs en finale de la coupe Stanley face aux Hurricanes de la Caroline. Après le match #7, nous avions perdu et nous étions démoralisés. Il y avait des médias montréalais qui couvraient la série et ils étaient venus me voir. Un d’eux m’a demandé : « Comment qu’on se sent? » Je me demandais s’il était sérieux. C’est la première fois que j’ai voulu frapper un journaliste. (rires) C’est la question la plus stupide qu’on m’a posée de toute ma vie. Je sens qu’il va se reconnaître en lisant ça.

Propos recuillis par Hugo Fontaine.

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