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De l’action sans arrêt

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – Si vous regardiez le match Canadiens-Wings mardi, vous ne pouviez vous permettre de cligner des yeux.


Les joueurs des deux formations présentes sur la glace du Centre Bell ont offert un match rempli de rebondissements et fort en émotions mardi soir. Menant par deux buts après un peu plus de 11 minutes de jeu, le Tricolore a même réussi à chasser le gardien partant des Wings, Petr Mrazek, après qu’il eut cédé à deux reprises sur les sept premiers lancers dirigés vers lui.

Même comme il est en coutume au hockey, les unités spéciales viennent fréquemment brouiller les cartes. Tel fut le cas lors du deuxième vingt alors que les hommes de Jeff Blashil ont profité de leurs chances à cinq contre quatre lors des passages au cachot d’Alexei Emelin et de Mike Brown pour revenir de l’arrière et même prendre les devants. Certains devaient se dire que le scénario se répétait pour les Montréalais.

Mais contrairement à plusieurs chapitres précédents, les locaux ont réussi à répliquer à leur tour en troisième période en frappant à deux reprises pour se sauver avec un gain de 4 à 3. Si certains croyaient que les Canadiens n’auraient pas assez de munitions pour avoir le meilleur sur les Wings qui luttent pour leur survie, les membres du bleu-blanc-rouge savaient ce qu’ils devaient faire pour y arriver.

« Je crois que nous les avons dominés à 5 contre 5. Nous leur avons concédé des buts en avantage numérique, c’est pourquoi nous savions que nous devions mieux contrôler nos émotions. Nous savions que si nous restions loin du cachot en troisième période, nous aurions une chance. Nous avons été récompensés au bout du compte », a admis Max Pacioretty au terme de sa quatrième soirée de deux buts de la saison, qui inclut le but vainqueur en milieu de troisième période. « Ils sont dangereux en supériorité numérique. Lorsque vous passez autant de temps au banc des punitions contre une équipe comme eux qui lutte pour être des séries, ils vous feront payer. »

Parlant de faire payer, c’est justement le trio de Pacioretty, Alex Galchenyuk et Paul Byron qui a sonné la charge offensivement pour la troupe de Michel Therrien en marquant trois des quatre buts des leurs. Réuni à Pacioretty et Galchenyuk depuis quelques rencontres, Byron a de nouveau réussi à tirer son épingle du jeu face aux Wings. Tandis qu’il n’occuperait peut-être pas la chaise qu’on lui a confiée actuellement s’il n’y avait pas autant de blessés dans son camp, l’attaquant ontarien a de nouveau fait bien paraître son entraîneur en prouvant qu’il n’est pas dépaysé lorsqu’il est jumelé aux deux meilleurs francs-tireurs de l’équipe.

Faits saillants de la rencontre
« Ils sont tellement talentueux. Ils sont partout. De mon côté je suis rapide et je peux aller chercher la rondelle dans les coins pour eux. Je peux utiliser ma vitesse pour me joindre à l’attaque et effectuer la transition à leur côté. J’étais très productif offensivement dans les rangs juniors et dans la Ligue américaine. Je crois être mesure de pouvoir bien les compléter », a souligné Paul Byron, auteur d’une soirée d’un but et d’une aide presque 13 minutes sur la glace mardi. « Nous n’offrons peut-être pas toujours notre meilleur hockey, mais une partie de notre identité et de notre culture est que nous luttons continuellement et que nous travaillons fort. C’était un match de 60 minutes pour nous ce soir. »

Si l’offensive montréalaise s’est remise en marche juste à temps pour mettre la main sur la victoire, l’homme masqué à l’autre extrémité de la patinoire a joué un grand rôle dans la récolte de ces deux points. Même s'il a concédé les trois buts des Wings en l’espace de presque quatre minutes lors du deuxième vingt, Mike Condon s’est ressaisi juste à temps et s’est dressé tel un mur lorsque c’était le plus important. Alors que Détroit tentait désespérément de créer l’égalité en troisième période, le gardien recrue a été intraitable en réalisant 23 de ses 39 arrêts dans les 20 dernières minutes de jeu.

Alors que cette fin de match a été des plus excitantes, ce n’est pas seulement les spectateurs qui avaient hâte d’entendre la sirène à la toute fin.

« Les dernières minutes étaient stressantes. Vous saviez que quelque chose allait arriver, surtout lorsqu’ils ont retiré leur gardien », a confessé Condon au terme de sa 19e victoire de la campagne. « Ils sont une équipe dangereuse, qui travaille constamment et qui se bat pour accéder aux séries éliminatoires. C’était bien de jouer aux trouble-fêtes ce soir. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com

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