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De grosses attentes

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Max Pacioretty a les yeux rivés sur un objectif bien précis à la Coupe du monde de hockey.

Après avoir représenté les États-Unis à trois reprises sur la scène internationale, incluant lors des plus récents Jeux olympiques, à Sotchi en 2014, l’attaquant de 27 ans a bien hâte d’arborer les couleurs de son pays pour une première fois en Amérique du Nord.

Le capitaine des Canadiens, qui est présentement à Columbus en Ohio pour un court camp d’entraînement précédant trois matchs préparatoires, croit que de déjà connaître ses coéquipiers américains jouera un rôle important dans ses succès au cours des semaines à venir, le tournoi débutant le 17 septembre à Toronto.

« C’est vraiment cool parce que je connais tout le monde. Ce n’était pas le cas dans le passé. Lors des derniers Jeux, en 2014, beaucoup de ces gars se connaissaient parce qu’ils avaient remporté l’argent à Vancouver en 2010. C’était donc différent pour moi. J’avais l’impression que je devais rester en retrait un peu et observer ce qui se passait », explique Pacioretty, qui partagera le vestiaire avec 13 autres compatriotes qui ont patiné à Sotchi il y a deux ans et demi. « Maintenant j’ai une meilleure relation avec certains gars et je suis bien plus à l’aise. »

Pacioretty pense également que le fait de jouer sur une patinoire aux dimensions plus familières comme celle du Air Canada Centre sera tout un avantage. Même s’il a connu tout un tournoi en 2012 au Championnat du monde de hockey en Finlande, avec 12 points en huit matchs, l’attaquant qui compte quatre saisons de 30 buts ou plus assure que les patinoires de grande dimension ne sont pas son fort.

« Je ne me suis jamais vraiment senti confortable sur une telle glace. De disputer un événement international sur une glace comme celle-ci est génial, puisque c’est le genre de patinoire où nous avons joué en grandissant », partage Pacioretty qui a l’habitude de sauter sur la glace dans un environnement où le bruit et les cris sont omniprésents. « Ça ne devrait pas être différent de Montréal. La foule sera excellente, nous jouons au Canada, dans un amphithéâtre électrisant. Au final, c’est du hockey sur une glace où je suis confortable. »

Au-delà de tout ça, les participations de Pacioretty sur la scène internationale lui ont permis d’en apprendre plus sur l’état d’esprit à adopter pour un événement de l’envergure de la Coupe du monde de hockey. Selon le vétéran de huit saisons dans la LNH, il faut prendre une approche très particulière pour se frayer un chemin jusqu’aux grands honneurs.

« Toutes les équipes sont bonnes. Si on s’attarde trop à ça, le tournoi va être fini dans le temps de le dire », explique Pacioretty, faisant référence aux forces en présence dans les huit équipes participant à la troisième mouture de cette compétition, qui n’a pas été présentée depuis 2004. « Tu dois amorcer chaque match avec la bonne attitude. En tant qu’équipe, l’équipe adverse importe peu. C’est tellement un tournoi court que tu ne peux pas t’attarder à ça. Il faut sauter dans l’action dès le départ et toutes les équipes devraient être en grande forme. Nous devons être unis hors de la glace pour que ça se reflète sur la glace. »

L’équipe des États-Unis fait partie du groupe A, tout comme Équipe Canada, Équipe Europe et Équipe République tchèque, alors que le groupe B comptera Équipe Amérique du Nord, Équipe Finlande, Équipe Russie et Équipe Suède. Les deux meilleures formations de chaque groupe iront en demi-finale.

Même si n’importe quelle équipe peut l’emporter, Pacioretty est sûr que l’équipe assemblée par les dirigeants américains peut se rendre jusqu’au bout.

« Nous savons que nous avons une équipe pour tenir tête à n’importe qui et j’ai l’impression que l’équipe américaine veut connaître un meilleur sort qu’à Sotchi, où elle s’est inclinée face au Canada 2 à 1 en demi-finale », mentionne Pacioretty qui évolue au sein d’un trio avec Joe Pavelski et Patrick Kane depuis quelques jours, au Nationwide Arena. « Nous cognons à la porte. »

Pacioretty a particulièrement hâte d’aider les hommes de John Tortorella à franchir cette porte, peu importe la façon. Pas satisfait de sa dernière performance en hockey international, l’ancien de l’Université du Michigan aimerait bien se signaler, surtout en étant entouré d’autant de talent.

« Je n’ai jamais eu de succès sur la scène internationale, alors c’est important pour moi de représenter mon pays de la meilleure façon possible. Je veux qu’on connaisse une meilleure performance », laisse savoir celui qui a perdu deux fois des matchs pour la médaille de bronze au cours des dernières années, en 2008 au Championnat mondial junior et à Sotchi. « D’être choisi par l’équipe est un accomplissement, maintenant, c’est l’heure de bâtir là-dessus. »

Et il pourra le faire à Toronto, devant les personnes les plus importantes de sa vie.

« Ma famille au complet y sera. Ils veulent louer une maison et y être pour tous les matchs. Ce sera génial de jouer devant eux », de conclure Pacioretty, qui verra donc sa femme Katia, ses fils Lorenzo et Maximus, de même que ses parents Ana et Raymond, dans les estrades du ACC. « Toutes les raisons sont bonnes pour réunir la famille, aller dans une nouvelle ville et passer du bon temps ensemble. Ce serait encore mieux si on pouvait gagner. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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