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Une position qui ne peut être que bénéfique

Dans le monde idéal de Marc Bergevin, Jonathan Drouin jouerait à l'aile, mais sa présence au centre fera de lui un meilleur joueur

par Joanie Godin @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Jonathan Drouin est le premier à l'affirmer, l'apprentissage de la position de centre dans la LNH n'est pas facile. Le jeune québécois aime cette position qu'il a occupée dans les rangs juniors, mais c'est toute autre chose maintenant qu'il est dans la grande ligue. 

Mais il sera patient. Le directeur général Marc Bergevin sera patient. Et l'entraîneur-chef Claude Julien aussi. 
Pourquoi? Tout simplement parce que pour le moment, c'est là où est le besoin de l'équipe. En l'absence du fameux joueur de centre recherché depuis si longtemps, c'est Drouin qui remplit le mieux les critères. 

«Dans un monde idéal, où on aurait ce premier centre, ce joueur qui peut faire de très gros jeux, oui, il jouerait à l'aile. Mais il fait toujours ce qu'il y a de mieux pour le moment avec ce que l'on a. Jonathan met l'équipe en premier et il est aussi conscient de tout ce qui se passe», a précisé le directeur général lors de son point de presse de mi-saison, dimanche.

Mais Drouin n'est pas là par dépit. Il avait averti son entraîneur lors du camp d'entraînement qu'il adorait jouer au centre. 

«C'est un gars qui m'a dit en début de saison qu'il aimait jouer au centre, parce que ça lui donnait beaucoup de glace, beaucoup d'espace. Et puis il va seulement s'améliorer en jouant dans cette position-là», a rappelé Julien.
Lors de son bilan de la première moitié de la saison, Bergevin a affirmé que le joueur de 22 ans serait probablement plus à l'aise à l'aile, mais qu'il n'en sortira que meilleur de toute cette expérience. 

«Je ne suis pas prêt à dire qu'il perd sa saison, car il apprend beaucoup. C'est certain que dans un monde idéal, c'est un ailier, mais pour l'instant, c'est la position qui peut le mieux aider l'équipe. On est conscient que ce n'est pas la position idéale, mais ça ne peut pas lui faire mal. Parce que la journée où il retournera à l'aile, il sera le joueur qu'il est capable d'être», a-t-il mentionné.

Une opinion que partage le numéro 92. Et il en fait un défi personnel.

«Je savais que ç'allait être difficile. C'est une position qui est pas mal difficile à apprendre dans la LNH, surtout quand ça fait quelques années que tu n'as pas joué là. Je ne sais pas si ce sera ça dans le futur, dans deux ou trois ans, si je vais jouer au centre ou à l'aile, mais c'est mon but de devenir un bon joueur de centre dans la Ligue nationale. Je suis au centre en ce moment, alors je ne me demande pas si je devrais jouer à l'aile à la place. Je veux m'améliorer et devenir un joueur élite au centre», a admis le natif d'Huberdeau.

L'aspect des mises en jeu, où il affiche un taux de réussite de 40,3%, est celui sur lequel il doit le plus travailler. Et il le sait.

«Ça fait longtemps que je suis confortable, mais c'est encore la facette des mises en jeu qui me dérange un peu. C'est du travail, tu t'améliores, regardes des vidéos, mais je me sens quand même à l'aise», a admis Drouin.

«C'est encore un défi pour moi. Il y a des soirs qui sont plus faciles, d'autres qui sont plus difficiles. C'est de ne pas lâcher. Il y a des jours où tu préférerais être à l'aile quand tu as une mauvaise soirée au cercle des mises en jeu, mais je suis prêt. C'est de l'apprentissage au bout de la ligne.»

Et cet apprentissage ne pourra que faire de lui un meilleur joueur, s'entendent-ils tous pour dire.

«Si jamais il y a un centre qui apparait dans notre équipe et qui nous donne l'occasion de mettre Jonathan à l'aile, il va être un meilleur joueur encore, parce qu'il va comprendre cette position. Il peut seulement s'améliorer en jouant là. Ce n'est pas un mauvais centre, c'est sûr qu'il ne gagne beaucoup de mises en jeu et qu'il a encore beaucoup de choses à apprendre défensivement, mais je vois un gars qui, depuis le début de l'année, commence à beaucoup mieux comprendre sa position et je sens que le jour où il va jouer l'aile, il va comprendre la position de centre et peut-être s'ajuster encore mieux au centre avec qui il va jouer. Je pense qu'il a plus à gagner qu'à perdre présentement», a noté Julien.

Mais peu importe à quelle position Drouin se retrouve dans la formation, son but reste le même : avoir la rondelle.

«Quand tu es dans la zone offensive, la position importe peu. Peu importe où va la rondelle, c'est là où je veux jouer», a conclu l'auteur de 19 points cette saison.

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