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Comme un neuf

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL – La saison 2010-2011 n’a pas été facile pour Josh Gorges, mais elle pourrait bien être charnière dans sa jeune carrière.


Après avoir bloqué un tir de Mike Green avec le derrière de son crâne en février 2010, Gorges n’a même pas pensé à rater un seul entraînement, enfilant son équipement comme à l’habitude dès le lendemain. Ça prend beaucoup plus que ça pour que le défenseur se tienne à l’écart du jeu. Lorsque Gorges a annoncé qu’il stoppait sa séquence sans rater de match à 150, en décembre, tout le monde savait que c’était pour une bonne raison.

Voyez les buts marqués par Josh Gorges
Forcé de passer sous le bistouri pour soigner une déchirure du ligament croisé antérieur qu’il endurait depuis les sept dernières années, Gorges a passé la deuxième moitié de sa sixième campagne dans la LNH sur les lignes de côté.

«Tout d’abord, être forcé de s’asseoir et de regarder est déjà assez difficile, mais en plus j’ai pu voir la déception et la frustration dans le visage des gars. Aussi difficile que ça puisse être, ce l’est encore plus quand tu ne peux pas aller à leurs côtés et passer au travers avec eux », a révélé Gorges. «Peu importe quel est le résultat, tu veux en faire partie. Ne pas être capable d’en faire partie, c’était dur. »

Portant un complet trois-pièces plutôt que son habituel numéro 26, Gorges était déterminé à améliorer son jeu de toutes les façons, ce printemps.

«Tu peux apprendre beaucoup de petites choses – je crois que tu apprends surtout à gérer la frustration. En  regardant les matchs à la télé ou sur la passerelle de presse, tout semble très facile. Tu te rends compte que tu peux voir toutes les petites erreurs de là-haut », a expliqué le défenseur de 26 ans. «Tu oublies tout ça quand tu es sur la glace, parce que c’est beaucoup plus rapide qu’il ne le paraît. En observant de l’extérieur, j’en ai appris beaucoup sur le 1 et sur ce que les autres gars font qui les rendent exceptionnels. »

«J’ai eu une nouvelle perspective sur la façon dont Hal Gill écoule des pénalités », a poursuivi Gorges au sujet de son partenaire à la ligne bleue. «Où tu peux apprendre d’un gars comme P.K. Subban, malgré son jeune âge, la façon de protéger la rondelle, les angles qu’il prend et la façon dont il utilise son corps. Tu peux apprendre beaucoup de choses en regardant.»

Gorges a très hâte de mettre ces leçons en pratique aussi rapidement que possible. En attendant, le jeune homme natif de Kelowna en Colombie-Britannique passera son été à faire ce qu’il fait chaque saison morte : dans le gymnase à préparer son corps pour une autre rude saison.

«Ça fait longtemps et il y a encore quelques étapes à franchir dans ma réhabilitation, mais les choses progressent très bien alors je ne peux pas me plaindre. J’ai un été chargé devant moi pour être prêt en septembre », a décrit Gorges, qui a terminé au cinquième rang pour les tirs bloqués dans les séries 2010. «J’ai hâte d’avoir un genou qui fonctionne parfaitement – je ne sais comment je vais me sentir, puisque ça fait bien longtemps que mon genou n’a pas été fonctionnel à 100%. »

«Je suis excité de savoir que si tout se passe comme prévu – ce qui a été le cas jusqu’à présent – je devrais être un meilleur joueur encore », a-t-il ajouté. «Je devrais être plus fort, plus rapide et plus efficace dans mon coup de patin. C’était ça le plan. »

Anticipant avec fébrilité le premier moment dans sa carrière où il jouera avec deux ligaments en parfait état. Gorges espère que le contrat qu’il devrait signer au cours de l’été sera le dernier qu’il aura à se préoccuper pour un petit bout.

« C’est ici que je veux être. Je ne veux pas aller nulle part ailleurs; je veux jouer ici aussi longtemps que je le pourrai », a souligné celui qui sera agent libre avec compensation au cours de l’été. «Ça a été une grosse étape d’être échangé de San Jose à Montréal parce que tu ne peux pas vivre cette ambiance ailleurs. De voir ce que c’est de gagner en séries ici, je ne crois pas qu’après, tu veuilles gagner ailleurs. C’est dans cette ville que tu veux gagner la coupe Stanley. »

«Ça serait bien de gagner n’importe où, mais de gagner à Montréal avec l’histoire et le support des partisans et l’importance du hockey ici, en tant que joueur, tu ne peux pas demander grand-chose de plus », a mentionné Gorges. «Être agent libre avec compensation, je sais que je vais être de retour et ça, c’est parce que j’ai besoin d’être ici. Maintenant, il suffit de finaliser l’entente et être prêts pour l’an prochain. »

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.


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