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Site officiel des Canadiens de Montréal

L'homme de la situation

Claude Julien s'amène à Montréal avec près de 1000 matchs d'expérience dans la LNH

par Vincent Régis @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Marc Bergevin est convaincu d'avoir frappé un coup de circuit en embauchant Claude Julien.

C'est le terme que le directeur général du Tricolore a employé, mercredi matin, au lendemain de la nomination à la barre de l'équipe de l'entraîneur comptant près de 1000 matchs d'expérience dans la LNH.

«C'est l'homme de la situation pour terminer la saison, mais aussi à long terme. Il amène de la stabilité. C'est un coup de circuit pour nous, a expliqué Bergevin, qui a octroyé un contrat de cinq ans à celui qui a déjà dirigé le Tricolore de 2003 à 2006

«C'est une vision à court et à long terme à laquelle moi et Geoff croyons vraiment.»

Video: Intégral de la conférence de presse de Marc Bergevin

En Claude Julien, Bergevin croit avoir engagé la crème des entraîneurs de la LNH. L'ancien pilote des Bruins, qui en plus de Boston et Montréal a également dirigé au New Jersey, revendique une fiche de 538-332-10-117 en 997 matchs de saison régulière dans la Ligue nationale. Il a remporté le trophée Jack-Adams à titre de meilleur entraîneur-chef du circuit Bettman en 2008-2009, la coupe Stanley en 2011 et a participé à la finale deux ans plus tard.

«Je suis convaincu et aussi très fier d'avoir mis la main sur l'un des meilleurs entraîneurs-chefs de la Ligue nationale. Il est l'homme de la situation et il a fait ses preuves, a ajouté le grand patron des Canadiens. Il est demandant, juste et ferme et c'est ce que les joueurs ont besoin aujourd'hui.»

Même si les occasions n'ont pas manqué au cours des dernières années, c'est lors de la dernière Coupe du monde, à Toronto en septembre dernier, que Bergevin a appris à connaître Julien.

«Lorsque j'ai rencontré Claude, j'ai senti immédiatement que c'était quelqu'un de bien. Il est intègre et sa fiche parle d'elle-même. Il a commencé sa carrière ici, est parti et a gagné la coupe Stanley. Il a été entraîneur pendant 10 ans à Boston, il a beaucoup appris. Montréal est un marché difficile, mais comme Michel l'a fait lorsqu'il est revenu, je suis convaincu que Claude va connaître du succès», a poursuivi Bergevin

Le Tricolore présentant une fiche de 3-6-1 à ses 10 derniers matchs et de 1-4-1 depuis le début du mois de février, son directeur général devait donner un second souffle à son équipe.

«On ne jouait pas comme on en est capables. Il manquait quelque chose. J'ai senti que l'équipe avait besoin d'un changement, alors c'est là que j'ai pris ma décision. Claude était disponible au même moment. Pour moi, le temps était idéal, a poursuivi Bergevin, qui a pris sa décision de procéder au cours de la dernière fin de semaine.

«Ce n'était pas facile, mais j'ai toujours dit que je ferais tout mon possible pour aider l'organisation du mieux que je peux. C'est ce qui a motivé la décision.»

Les récentes performances n'indiquent toutefois pas un manque de leadership au sein du club, croit Bergevin.

«Nous avons un bon groupe de leaders - Weber, Price, Pacioretty pour ne nommer que ceux-là. Ils se sont tous levés à différents moments. Si l'équipe avait performé autrement dernièrement, je ne serais pas ici pour faire cette annonce aujourd'hui. Au bout du compte, c'est à eux d'élever leur jeu d'un cran, a indiqué Bergevin, qui avait également de bons mots pour Michel Therrien, avec qui il a travaillé durant les cinq dernières années.

«Michel, c'est un battant. Il a travaillé et s'est battu pour tout ce qu'il a eu. Nous avons eu une bonne conversation de 20 minutes [mardi]. Ce n'était pas facile, mais c'était pour le bien de l'équipe. J'ai encore beaucoup de respect pour lui, rien n'a changé à cet égard», a conclu le directeur général, qui a semblé très émotif durant toute sa conférence de presse.

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