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Site officiel des Canadiens de Montréal

«J'aime les défis» - Claude Julien

Le nouvel entraîneur des Canadiens est emballé de revenir à Montréal

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Claude Julien est un homme heureux. Heureux de s'être retrouvé rapidement un boulot, certes, mais surtout de prendre les rênes d'une équipe en première place et pleine de talent. Il aura le défi de la remettre sur les rails et ça tombe bien, car il adore les défis.

Le nouvel entraîneur-chef du Tricolore a répondu aux questions des journalistes pendant près d'une heure mercredi après-midi, au lendemain de sa nomination.

En direct de son domicile à Boston, Julien a dit à maintes reprises être excité par la tâche qui l'attendra dès vendredi après-midi, alors que les joueurs reprendront l'entraînement après leurs quelques jours de congé.

Sans vouloir tout changer d'un coup, le Franco-Ontarien apportera rapidement des petits ajustements qui pourraient faire la différence, selon lui. Et tout ça commence par le vestiaire.

«Quand tu joues avec fierté, ça fait une grande différence. On va tenter de créer ça dans le vestiaire. Je vais certainement faire quelques modifications pour ce qui est du système, mais tu ne peux pas arriver au milieu de la saison et tout changer. On va apporter quelques petits trucs qui vont nous aider, mais on doit s'assurer de ne pas en faire trop pour se nuire», a-t-il mentionné.

Video: Appel conférence: Claude Julien

Il a d'ailleurs l'intention de donner plus de responsabilités aux vétérans pour qu'ils l'aident à faire passer son message.

«On va trouver le chemin de la victoire ensemble. La communication sera très importante au début», a-t-il précisé.

Une pause pas très longue

Julien avait déjà prévu de petites vacances au Vermont avec sa femme cette semaine, puisque comme le Tricolore, les Bruins avaient congé. Ces journées loin de la maison devaient d'abord lui permettre de se reposer en vue de la dernière portion de la saison. Puis les plans ont changé quand les Bruins lui ont montré la porte la semaine dernière.
Dès lors, le vétéran qui compte 997 matchs en saison régulière dans la LNH - et une coupe Stanley - a décidé de prendre un peu de recul et d'attendre au moins au printemps avant de prendre une décision sur son avenir. À moins que…

«Pour retourner si rapidement derrière un banc, la situation devait être idéale. Il me fallait une offre que je ne pouvais pas refuser. C'était le cas avec les Canadiens et Marc Bergevin, qui est le genre de personne avec qui je veux travailler», a souligné Julien, qui a aussi reçu quelques appels d'autres équipes.

De plus, le pilote se rapproche de sa famille puisque sa femme et lui sont originaires de l'Outaouais. Toutefois, les enfants resteront à Boston au moins le temps de finir l'année scolaire.

Julien connaît très bien la jungle montréalaise. Il l'a vécue, mais il a aussi fait ses classes avec une autre équipe originale dans une ville où le sport est primordial. Il avait envie de revivre ça. Pas question pour lui de travailler dans un endroit où il passerait incognito en partant de l'aréna.

«J'aime les défis dans les marchés de hockey. Ç'aurait peut-être été facile pour moi d'aller dans un marché où le hockey est secondaire, même plus loin, et de seulement me présenter à l'aréna, faire mon travail et retourner à la maison. Mais j'aime les défis, les villes de hockey et c'est une des raisons qui m'ont aidé à prendre ma décision», a-t-il ajouté.

Le défi sera grand avec une équipe qui ne compte qu'une victoire à ses sept derniers matchs. Mais Julien commencera le boulot dès son retour dans la métropole, jeudi.

«Je vais passer deux grosses journées à faire du visionnement et à me préparer pour le premier entraînement», a-t-il promis.

Du long terme

Julien a passé les 10 dernières années à la barre des Bruins. Une décennie, surtout dans le monde du sport, c'est long. Il quitte la ville de Boston sans aucune animosité. Il préfère garder les bons souvenirs. 

«Quand tu as l'occasion de passer 10 ans au même endroit dans ce métier-là, il ne faut pas être amer. Tu regardes les bons moments, le succès que tu as eu et tu repars de ton côté. Puis tu essaies de faire la même chose avec ta nouvelle organisation. C'est ce que je veux faire à Montréal», a indiqué l'homme de 56 ans, qui a confirmé avoir signé un contrat pour le reste de la saison ainsi que les cinq suivantes. 

Mais il espère que cette association durera encore plus longtemps. Question notamment de poursuivre la fameuse rivalité Boston-Montréal, mais seulement sur la glace, a-t-il précisé.

«La rivalité va être là, mais je ne sentirai pas ça comme une revanche. On m'a permis de passer 10 belles années dans cette ville et j'espère être capable d'en passer autant ici à Montréal», a mentionné celui qui a aussi dirigé les Devils du New Jersey.

Julien n'aura pas à attendre longtemps avant de vivre un grand moment avec sa nouvelle équipe, puisqu'il en sera à un 1000e match dans la LNH jeudi, contre les Islanders de New York au Centre Bell.

«Puisque j'ai grandi en Outaouais, j'ai toujours été un partisan des Canadiens. J'ai réalisé un rêve lorsque j'ai eu l'occasion d'être l'entraîneur de cette équipe il y a plusieurs années. Maintenant, le fait de diriger mon 1000e match avec les Canadiens, ça va rendre ça encore plus spécial. Je suis très content d'avoir l'occasion de faire ça avec l'équipe que j'ai toujours adorée depuis mon enfance», a conclu Julien.

Bref, les vacances forcées n'auront pas duré longtemps. Mais gageons qu'il aura suffisamment eu le temps de faire le plein d'énergie et qu'il sera gonflé à bloc lorsqu'il enfilera à nouveau son survêtement bleu-blanc-rouge vendredi.

 

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