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CH à cœur : Sami Zayn

La superstar de la WWE nous parle de sa passion pour les Canadiens

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

Originaire de Montréal, le lutteur Sami Zayn a gravi avec succès les échelons de la lutte professionnelle au fil des années, de ses débuts à Laval jusqu'au sommet de la pyramide avec la WWE. Lorsqu'il n'est pas occupé à dominer ses adversaires dans l'arène, les chances de le retrouver en train de suivre le Tricolore, peu importe où il est sur la planète, sont plus qu'excellentes. Nous avons rencontré ce mordu du Bleu-Blanc-Rouge pour en connaître un peu plus sur sa passion pour les Canadiens.

Depuis quand es-tu partisan des Canadiens?
SAMI ZAYN :
Je suis un partisan fini des Canadiens depuis que je suis tout jeune. Mes premiers souvenirs remontent à la saison 1989 lorsque j'avais quatre ans. Je me rappelle la finale de la Coupe Stanley contre les Flames de Calgary, que nous avons malheureusement perdue. J'étais un mordu de l'équipe jusqu'en 1995, alors que mon existence a été entièrement dédiée à la lutte. Durant un bon 10 ans, j'ai arrêté de regarder le hockey, mais en habitant à Montréal, vous ne pouvez pas vraiment vous en échapper puisque vous entendez toujours quelque part quelque chose sur le Tricolore. Plus tard, lorsque je suis devenu un adulte et que ma carrière dans la lutte a vraiment pris son envol - aux alentours de 2005 -, j'ai recommencé à suivre le hockey et je suis un mordu de l'équipe depuis.

Alors que la majorité des jeunes Montréalais rêvent d'un jour évoluer pour les Canadiens, qu'est-ce qui t'a incité à entamer une carrière de lutteur professionnel?
SZ :
Durant ma jeunesse à Montréal, je voulais devenir soit joueur de hockey ou lutteur. Puisque ma famille n'avait pas les moyens, mes parents ne m'ont jamais inscrit au hockey organisé, qui était très dispendieux. À 17 ans, j'ai eu l'occasion d'amorcer un entraînement pour devenir lutteur et à l'époque, je n'avais jamais vraiment pensé en faire une carrière. Je voyais seulement ça comme une occasion de faire quelque chose dont j'ai toujours rêvé. C'est similaire au hockey lorsqu'un jeune de cinq ans ne peut pas vraiment affirmer qu'il deviendra un hockeyeur professionnel. Mais lorsque vous continuez assez longtemps et que vous aimez ça, les choses peuvent s'enchaîner, comme pour moi. J'ai continué d'avancer. J'aurais voulu faire carrière avec les Canadiens (rires), mais je crois que la lutte m'allait mieux.

Quel type de joueur de hockey étais-tu?
SZ :
Lorsque je jouais au hockey de rue, je pensais sincèrement avoir des habiletés! (rires) Je croyais que mes parents gaspillaient ce don de Dieu que je croyais posséder. Mais ces jours sont maintenant loin derrière moi. Je pensais avoir de bonnes mains, mais il y a quelques années lorsque je vivais encore à Montréal, je jouais au hockey cosom avec des amis et certains d'entre eux étaient vraiment très bons. C'est à ce moment que j'ai réalisé que j'étais davantage un joueur de troisième trio ou un joueur de soutien. J'étais très déterminé et fort en échec-avant, mais pas un joueur talentueux comme je pensais l'être auparavant.

Quel est ton plus beau souvenir des Canadiens?
SZ :
Un de mes meilleurs moments, c'est lorsqu'ils ont gagné la coupe Stanley en 1993. Deux parades avaient été organisées : une à Montréal et l'autre à Laval. L'équipe était allée à l'Hôtel de Ville de Laval et une scène avait été aménagée. Tout le monde était devant et moi j'étais derrière la foule. Lorsque l'autobus est arrivé, il était à l'autre extrémité, où je me trouvais. Patrick Roy a été l'un des premiers à sortir et dès qu'il est sorti à l'extérieur, tout le monde s'est rué vers lui, et moi j'étais directement devant lui. Tout d'un coup, le petit gars maigrichon de neuf ans que j'étais a été projeté tête première vers son entrejambe! (rires) Je me souviens qu'il m'a dit : «Whoa, Whoa petit gars!» C'est la seule interaction que j'ai eue avec Patrick Roy.

Quel était ton joueur favori dans ta jeunesse?
SZ :
Russ Courtnall était mon joueur préféré par excellence et bien sûr, Patrick Roy. J'aimais beaucoup Kirk Muller lors du parcours vers la coupe en 1993 et plus tard, Saku Koivu.

Au fil des années, tu as lutté dans plusieurs pays et habité dans une multitude d'endroits différents. Est-ce que c'était difficile de suivre les activités de l'équipe?
SZ :
Lorsque je voyageais et même maintenant puisque j'habite à Orlando, je regardais les matchs sur NHL GameCenter Live. Je tente de regarder le plus de matchs possible, mais parfois, mes déplacements sur la route ne me le permettent pas. Je suis souvent resté éveillé jusqu'à 4h du matin pour regarder des matchs lorsque j'étais en Arabie Saoudite, au Japon ou à différents endroits en Europe. Si j'avais une bonne connexion Internet, je le regardais en ligne.

D'après toi, qu'est-ce qui a le plus grand impact : une percutante mise en échec d'Alexei Emelin ou ta prise de finition: le «Helluva Kick»?
SZ :
(rires) Je peux seulement parler des résultats que j'ai obtenus avec mon coup de pied, mais je n'ai jamais été le récipiendaire d'un coup de hanche d'Emelin. Heureusement!

Ton compatriote montréalais, Kevin Owens, et toi êtes impliqués dans une rivalité de longue date qui s'est transportée de fédération en fédération au fil des ans, mais à NXT de la WWE. Pourrions-nous vous comparer aux Canadiens face aux Bruins?
SZ :
C'est une bonne comparaison. (rires) C'est drôle parce que si je ne me trompe pas, le père de Kevin est un partisan des Canadiens et sa mère adore les Bruins. Mais notre rivalité, depuis nos débuts dans la lutte au Skratch de Laval jusqu'à la WWE, nous avons toujours été des amis ou des ennemis, mais la majorité du temps des ennemis. C'est comme les Canadiens et les Bruins sous plusieurs aspects. Peu importe ce qui se passe, nous sommes destinés à nous affronter jusqu'à la fin des temps. Les partisans semblent vraiment l'apprécier. 

Tu as été nommé Superstar de l'année 2014 à la NXT. À quel point ce prix était-il un honneur et à quel point t'a-t-il motivé à continuer de gravir les échelons jusqu'au sommet du monde de la lutte?
SZ :
NXT a tellement changé depuis mon arrivée il y a deux ans. À mes débuts, la culture était différente, tout le monde pensait à quitter le plus vite possible. Je l'ai remarqué assez rapidement et ça rendait tout le monde fou. Je voulais faire de NXT une meilleure marque et je voulais l'aider à la faire croître. C'est ce qui est arrivé. Mais au bout du compte, mon but est d'évoluer et d'aller encore plus loin et de faire de RAW, de «Smackdown!» ou des événements Pay-per-views meilleurs ou d'ajouter un autre excellent combat à «Wrestlemania». Mes sentiments sont partagés parce que NXT est mon but immédiat, mais mon but ultime est RAW et le rendre meilleur. Être reconnu aux Slammy Awards en tant que «Superstar de l'année» de NXT ou finalement remporter le championnat ont aidé notre marque et moi. Lorsque je ferai mon entrée avec l'alignement principal, j'espère pouvoir bâtir à partir de ça et démontrer que je suis en route vers le sommet.

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