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Site officiel des Canadiens de Montréal

CH à cœur : William deVry

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Véritable icône des émissions de fin d’après-midi, William deVry a joué dans Port Charles, All My Children et The Bold and the Beautiful avant de se joindre à la distribution de General Hospital en 2013, y jouant le rôle de Julian Jerome depuis. Natif de Montréal, deVry est tombé en amour avec les Canadiens bien avant de faire carrière à Hollywood, voyant les Guy Lafleur et Larry Robinson porter le chandail tricolore, au Forum. Nous avons rencontré l’acteur canadien et superstar de «soap opera » pour en apprendre plus sur son amour pour le CH.

Depuis combien de temps es-tu partisan des Canadiens?
WILLIAM DEVRY : Je suis né à Montréal, mais j’ai grandi à Mont St-Hilaire. Nous avons quitté le Canada pour l’Afrique quand j’avais trois ans, puis nous sommes revenus quand j’avais six ans. Je dirais que c’est à mon retour que j’ai commencé à être partisan. C’est là que j’ai compris ce qu’était le hockey. J’étais un peu trop jeune avant ça pour saisir pleinement à quel point les Canadiens étaient importants. Si j’avais été à Montréal plus tôt, je l’aurais probablement été encore plus rapidement. Quand nous sommes revenus d’Afrique, mon père a commencé à m’emmener aux matchs. À l’âge de 12 ans, je prenais l’autobus de St-Hilaire jusqu’au métro Longueuil, puis je me rendais à Atwater pour voir les matchs au Forum. Après les parties, je restais pour tenter d’avoir des autographes. Je suis impressionné par le nombre d’autographes que j’ai réussi à obtenir. C’était vraiment amusant.

Quelles étaient tes idoles?
WD : C’est certain qu’il y a Guy Lafleur d’abord et avant tout. Il était vraiment sympathique et gentil avec les jeunes qui attendaient hors du Forum. Il signait tous les autographes, il n’avait jamais l’air pressé. Larry Robinson et Mat Naslund signaient eux aussi. J’en ai une tonne. Même des gars qui ont été à Montréal seulement un an, j’ai leur carte signée aussi. Plus les Yvan Cournoyer, Serge Savard, Bobby Smith, Ryan Walter, Stéphane Richer et la liste continue. Ils avaient tous une importance.

De voir des gars comme Guy Lafleur et Larry Robinson prendre le temps de signer des autographes a eu un impact sur ton comportement d’aujourd’hui, maintenant que c’est toi qui en signe?
WD : Absolument. Je me souviens toujours de ces gars qui prenaient le temps. Aujourd’hui, je prends le temps pour n’importe qui. J’essaie de planifier mon horaire en fonction de ça. Je fais de mon mieux pour passer le plus de temps possible avec les partisans et pour signer le plus d’autographes possible. Par contre, ce n’est plus aussi populaire qu’avant. L’ère est maintenant aux photos et aux «selfies». Ça touche les gens, même si ce n’est que 30 secondes, ils apprécient vraiment.

As-tu joué au hockey dans ta jeunesse?
WD : Je jouais pas mal au baseball l’été, mais lorsque l’hiver arrivait, nous étions dehors à jouer au hockey sur la rivière Richelieu. Dès que je suis revenu d’Afrique, j’ai enfilé une paire de patins. C’est triste que je n’aie pas joué au hockey organisé avant d’être assez vieux pour conduire. Mais comme tout le monde qui grandit près de l’eau, je restais là jusqu’à ce que je ne vois plus la rondelle tellement il faisait noir. Quand je vois des événements comme la Classique Hivernale et qu’on entend les joueurs canadiens dire comment ils ont appris en jouant sur les lacs, les rivières, les étangs, je m’identifie beaucoup à ça.

Quels sont tes plus beaux souvenirs des Canadiens?
WD : Quand tu es jeune, parfois tu oublies que tu es en train de vivre un moment duquel tu devrais te souvenir. En vieillissant, des souvenirs refont surface et je me souviens de la coupe de 1986 et de 1993. Par contre, pour moi, ce sont vraiment ces moments avec les joueurs après les matchs qui me parlent le plus. C’est de ça que je me souviens, plus que des matchs. Et pourtant, j’en ai vu des matchs.

Tout comme les joueurs de hockey, les acteurs doivent se préparer avant un rôle. Crois-tu que tu as des similitudes avec les gars sur la glace à cet égard?
WD :
Je crois que bien des acteurs qui ont été sportifs dans leur jeunesse ont acquis une éthique de travail de bons entraîneurs. Pour moi, ça a été mon entraîneur de volleyball, Robert Bonenberg, à la Richelieu Valley Regional High School. Nous finissions chaque saison avec une fiche de 30-0. Nous avons dominé pendant cinq ans. Et nous ne manquions pas de discipline. Je me souviens d’avoir raté un entraînement pour aller voir un match des Canadiens. Je suis resté assis sur le banc pendant la première moitié d’un tournoi et je faisais pourtant partie de ses joueurs étoiles. (rires) Il fallait travailler fort, il fallait suivre les règles. Un engagement, c’est un engagement. C’est un peu ce qui m’a poussé à devenir acteur.

Avec ton horaire, à combien de reprises vois-tu les Canadiens en action par année?
WD : Je regarde pas mal tous les matchs ici en Californie. C’est rare que je puisse les regarder en direct parce qu’ils débutent à 16h. Si je ne suis pas à la maison, je les enregistre toujours. Je dois rester à l’écart des médias sociaux. Même mon téléphone m’envoie des résultats parfois. Je me dis “Comment on arrête ça?”. Alors je finis seulement par fermer mon téléphone jusqu’à ce que j’aie vu le match. (rires) Je ne crois pas avoir raté beaucoup de matchs. J’étais en Italie l’an dernier et je me souviens d’avoir été assis à l’hôtel Four Season à quatre heures du matin lors du match 6 de la finale de l’Est contre les Rangers, en mai 2014. J’ai fermé mon ordinateur, rampé jusqu’à mon lit et j’ai dormi.

Quel est l’endroit le plus inusité où tu as regardé un match des Canadiens?
WD : J’en ai regardé de partout dans le monde. En France, en Belgique, en Italie. Je les suis, peu importe où je vais. S’il y a un moyen de les regarder, je le fais. J’ai même pris une photo de moi devant le Vatican avec mon chandail des Canadiens durant les séries. J’aime toujours aller au Centre Bell aussi. Je vais à Montréal probablement deux fois par année.

As-tu partagé ton amour pour les Canadiens autour de toi et converti quelques amis?
WD :
(Rires) Vous riez de moi? Toutes les filles qui me suivent sur Twitter regardent maintenant les Canadiens. Elles suivent l'équipe. Il y a aussi un bon groupe de Canadiens sur le plateau de General Hospital. Un des gars, Dominic Zamprogna, est un fan fini des Leafs. Ça fait au moins une décennie qu’il souffre. Jason Thompson est un partisan des Oilers alors sa situation n’est pas bien meilleure. Sinon, il y a Michelle Stafford qui est du bord des Kings de Los Angeles. Ce sont de fins connaisseurs de hockey. Ce sont les trois grands partisans, à l’exception de moi-même, sur ce plateau. Il y a aussi Nancy Lee Grahn. Elle prétend aimer les Blackhawks, mais c’est parce qu’elle vient de Chicago. Ce serait quand même difficile d’influencer des gens sur ce plateau.

Mais tu as réussi à convertir ta copine de longue date, l’actrice Rebecca Staab, en partisane des Canadiens. Vrai ou faux?
WD : Elle est vraiment devenue une grande partisane. Quand les Canadiens ont remporté les deux premiers matchs contre les Sénateurs en première ronde cette année et qu’ils ont mis Craig Anderson devant le filet, nous étions sceptiques. Tout le monde parlait d’un possible balayage après le match 3, mais je disais à tout le monde de se calmer. Je déteste donner des munitions à l’équipe adverse. Puis, Ottawa a remporté les deux matchs suivants. Je me souviens m’être réveillé au matin du match 6 avec un bon sentiment. Vers la fin du match, je regardais mes cartes de hockey. Je suis un collectionneur passionné depuis que je suis jeune. Elle me disait «Pourquoi tu ne regardes pas le match? ». Je lui ai répondu que les Canadiens allaient gagner. Je le savais, ils allaient gagner. Elle était sur le bout de son siège, faisant des sons que seul moi fais d’habitude. Pour une fois, j’étais en paix. Je le savais. Je regardais mes cartes et je relaxais. Je n’avais pas à m’exciter, elle le faisait pour moi. C’était hilarant.

Portes-tu souvent des vêtements des Canadiens à Los Angeles?
WD : Je vais toujours au boulot en portant quelque chose qui arbore le logo des Canadiens. Zamprogna, qui est partisan des Maple Leafs, réagit toujours en me disant que je suis vraiment effronté.(rires) J’ai toujours un chandail des Canadiens ou une casquette. Parfois, je vais même travailler avec mes «joggings» des Alouettes. J’ai plein de trucs dans mon vestiaire au bureau. Des calendriers, des oriflammes, ce genre de choses.

As-tu déjà tenté d’incorporer quelque chose en lien avec les Canadiens dans le script de General Hospital?
WD : J’ai essayé, mais ce n’est pas le genre d’émission où il est facile de faire ça. J’aurais peut-être pu dans le passé. Les partisans me demandent souvent si Julian ne peut pas être un partisan des Canadiens. Je réponds que c’est peu probable. Je pourrais essayer de faire passer un t-shirt rouge sous une chemise noire déboutonnée. C’est tout ce que je pourrais faire. Les scripteurs ne me laisseraient pas faire quelque chose de trop évident.

Cela étant dit, quel joueur des Canadiens verrais-tu incorporer le plateau de General Hospital?
WD :
Carey Price est vraiment bon devant les caméras. Il est si calme. Ses répliques sont posées. C’est le premier gars à qui je penserais. Torrey Mitchell serait bon également. L’ancien défenseur Mike Weaver serait bon, mais je crois qu’il ne pourrait pas vraiment être intimidant. Il a le genre de visage qui lui permettrait d’être acteur du moment où il accroche ses patins jusqu’à la fin des temps.

À quel point es-tu un collectionneur de cartes de hockey?
WD : J’ai commencé à collectionner les cartes de hockey et de baseball alors que j’étais en Afrique. J’ai plein de cartes de Maurice Richard, Henri Richard, Jacques Plante et Toe Blake. J’ai quelques cartes assez vieilles. J’ai une carte recrue de Boom-Boom Geoffrion. J’ai aussi une carte recrue de Doug Harvey. Je collectionne tout. Cournoyer, Lafleur, Roy. J’ai même des cartes de Tom Johnson et de Gump Worsley dans ma collection.

Est-ce que c’est difficile d’être partisan des Canadiens dans la Cité des Anges?
WD : Parfois je réussis à avoir les descriptions de match en français et j’adore ça. C’est ce qui me manque des diffuseurs locaux au Canada. J’aimais voir Dick Irvin à Hockey Night in Canada. Son père avait tellement eu un impact chez les Canadiens. Je m’en ennuie. Maintenant, c’est beaucoup à NBC et ce n’est pas pareil. Je m’ennuie du Canada pour ça.

Propos recueillis par Matt Cudzinowski. Traduits par Vincent Cauchy.

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