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Site officiel des Canadiens de Montréal

CH à coeur: Sylvain Cossette

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Faisant vibrer les amateurs de musique depuis plus de 30 ans, Sylvain Cossette est reconnu comme étant une bête de scène qui donne tout ce qu’il a à chacun de ses spectacles. Un peu comme le font les joueurs de son équipe favorite, les Canadiens de Montréal, match après match. Partisan depuis sa tendre enfance et témoin de nombreux grand moments dans l’histoire du club, nous avons rencontré l’une des plus belles voix du Québec pour en apprendre plus sur son amour pour le CH.



Depuis combien de temps est-ce que tu es partisan des Canadiens?
SYLVAIN COSSETTE:
D’après moi, je crois que ça fait depuis que j’ai cinq ans. J’ai cinquante ans et plus. Je vous laisse compter. (rires) J’aime le hockey et j’aime les Canadiens. Je suis vraiment un fan. Parfois je regarde le match et souvent, j’oublie de regarder l’autre équipe. Je regarde les boys, leur façon de jouer, leur façon de se comporter. Je suis vraiment un fan fini.

Quel serait ton plus beau moment des Canadiens?\
SC:
C’est drôle parce que tous mes plus beaux moments sont reliés à un gars qui s’appelle Guy Lafleur. Je me souviens d’être chez moi et de regarder le hockey. Quand Guy Lafleur sautait sur la glace, j’avais la chair de poule. Il y avait de l’électricité dans l’air. Tu sentais que ce gars-là était branché directement sur nous à travers la télé. J’ai vécu pas mal de coupes Stanley aussi. La dynastie, je l’ai connue. C’était acquis pour nous qu’on allait gagner des coupes Stanley. Après ça, j’ai vécu celle de 1993. Je suis un bon ami de Pierre Gervais [le gérant d’équipement des Canadiens]. Dans ce temps-là, je m’étais blessé au genou et j’avais été invité à me faire soigner par l’équipe de thérapeutes. Pendant les matchs ou pendant les entraînements, je m’entraînais avec Stephan Lebeau, Rob Ramage ou Gary Leeman, qui étaient blessés. J’ai vécu comme ça par la bande les séries. Je sentais la vibe.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse?
SC:
J’ai joué jusqu’au niveau Midget. Puis j’ai pas mal joué dans des ligues de garage. J’ai pas mal joué avec des gars de RDS, Gaston Therrien et compagnie. J’étais pas mal, mais je n’ai jamais eu le niveau pour faire vraiment de la compétition. Je compétitionne contre moi-même dans la vie. Mais avec les autres, disons que ça m’intéresse moins.

Tu ne t’es jamais pris pour Guy Lafleur?
SC:
Non, j’étais plus un genre de Steve Shutt. Je n’étais pas celui qui montait la rondelle. J’attendais plutôt qu’on me fasse une passe.

Est-ce que c’est difficile pour toi, avec les tournées et les concerts, de rester au courant de ce qui se passe avec les Canadiens?
SC:
Je ne rate pas un match. Pendant mes spectacles, il y a toujours quelqu’un qui me tient au courant du pointage. Le spectacle commence à 20h. Donc les matchs du samedi, j’ai le temps de regarder la première période et ensuite de me concentrer sur mon show. Je reviens après dans ma loge et je me tiens au courant. Plus tard pendant le spectacle, ma fille vient me rejoindre sur scène et elle me chuchote le pointage. Je le dis ensuite aux gens dans la salle.

Tu n’es pas le premier à nous dire qu’il relaie le pointage aux gens qui assistent à ton spectacle.
SC:
J’ai d’ailleurs une bonne anecdote à ce sujet. Si tu vas dans le bureau de Pierre Gervais, il y a une photo de moi en spectacle que je lui ai fait encadrer. J’étais en spectacle avec un orchestre symphonique majeur à Montréal, devant 2 800 spectateurs. Les Canadiens ont battu Boston en séries. Je suis allé faire le rappel avec mon chandail des Canadiens. À la Place des Arts, avec la cravate et tout. Je prends ça très au sérieux.

Si on te donnait l’opportunité de chanter la chanson de but des Canadiens, qu’est-ce que ce serait?
SC:
We are the champions. C’est la chanson par excellence dans le monde du sport. Je trouve que c’est un hymne phare.

Quel est ton joueur préféré des Canadiens?
SC:
J’aime beaucoup un gars comme Plekanec. C’est drôle parce que cette saison certains gérants d’estrades parlaient d’un échange possible. Je leur disais qu’ils étaient malades. C’est un des outils dont on a besoin absolument dans notre coffre. Si tu le retires, c’est certain qu’il manque quelque chose. C’est un genre de gars comme ça que j’aime bien. Je jouais un peu comme ça quand je jouais. J’ai croisé Guy Carbonneau, qui était mon idole de jeunesse et je trouve que Plekanec, c’est un genre de Carbonneau.

Tu as l’habitude des foules, mais à quel point est-ce que ce serait intimidant d’embarquer sur la glace du Centre Bell?
SC:
Ça me prendrait un 10-15 minutes. Après, ça serait ok. Je suis quelqu’un qui carbure à la pression. Il y en a à qui ça coupe les jambes. Moi, ça m’a toujours fait performer dans la vie. Je suis convaincu que si j’avais été un sportif et qu’une foule était venue pour me voir, j’aurais tourné ça à mon avantage.

As-tu déjà interprété les hymnes nationaux? À quel point est-ce que c’est intimidant.
SC:
Ça m’est arrivé quand même souvent oui. La grande peur de n’importe qui qui chante les hymnes nationaux, c’est de se tromper de paroles. C’est le genre de choses qui peut arriver. Avec la sonorité d’une place comme le Centre Bell, ta voix se perd un peu. Tu dois être très concentré. Tu as toujours un peu la chienne. Tu chantes souvent ces chansons, mais la crainte est toujours présente. J’ai un truc et je vais vous le dire. À l’époque, dans le coin il y avait les paroles des hymnes nationaux qui étaient projetés. Quand je chantais l’hymne américain, on dirait que je regardais l’équipe adverse, mais en réalité, je regardais aussi les paroles. Après je me retournais et je chantais le Ô Canada en regardant en haut. C’était mon truc.

Propos recueillis par Hugo Fontaine.

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