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CH à cœur : Patrick Côté

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Roulant sa bosse dans le monde des combats d’arts martiaux mixtes depuis un bon moment, Patrick Côté ne peut pas renier ses origines. Originaire de Rimouski et ayant grandi à Sherbrooke, le «Prédateur» est souvent au Centre Bell, soit pour regarder un match de hockey, soit pour s’y battre.

Ça fait déjà quelques fois que tu te bats au Centre Bell. Est-ce qu’il y a quelque chose de spécial qui se rattache au fait de te battre ici, devant tes partisans?

Patrick Côté : C’est certain que le Centre Bell, c’est spécial. C’est l’endroit où l’équipe de ma jeunesse joue. Se battre ici, c’est fou. Surtout la foule. Je me suis battu au Brésil, à Las Vegas dans des salles pleines, mais la foule, ce n’est jamais pareil comme ici. La foule à Vegas, elle est bruyante au début, mais éventuellement ça se calme. Ici, c’est d’un bout à l’autre. Le gala commence à 19h et finit à 1h du matin et c’est bruyant tout le long. Les gens qui disent que tu n’entends pas ce qui se passe à l’extérieur de la cage, ce sont des menteurs. Quand ça commence à chanter mon nom, à crier et à m’encourager, je les entends.

Tu t’es battu à Montréal, tu t’es battu à Québec. Où retrouve-t-on les meilleurs partisans?

PC : Ce ne serait pas juste pour Québec de dire que c’est à Montréal. Quand je me suis battu à Québec, c’était un petit gala et il y avait juste 6 000 personnes. C’était un Ultimate Fight Night un mercredi soir, alors c’est sûr que l’ambiance ne pouvait pas être la même. Mais pour 6 000 personnes, je dois avouer que je les ai entendus. Mais quand tu mets quatre fois plus de personnes dans une place comme le Centre Bell, c’est vraiment spécial.

Depuis quand est-ce que tu es partisan des Canadiens?

PC : Depuis pas mal toujours. Quand j’étais jeune, mon joueur préféré était Mats Naslund. J’ai tout le temps trippé sur ce joueur-là. J’avais son chandail. C’est certain que quand je suis né, il y avait les Canadiens et les Nordiques. Mais les Canadiens ont toujours pris une plus grande place.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse comme la plupart des jeunes du Québec?

PC : Pas vraiment. Honnêtement, j’ai joué au hockey dans la rue devant chez moi et c’est pas mal tout. Je jouais pas mal plus au soccer. J’ai joué pour l’équipe du Québec, j’ai joué pour l’équipe nationale junior pendant un an. J’ai été au niveau élite au soccer, mais j’étais complètement ailleurs par rapport aux autres jeunes qui jouaient au hockey. Aujourd’hui, je suis souvent invité dans des matchs de hockey de célébrités pour des fondations et je me rends compte que j’aurais peut-être dû jouer au hockey quand j’étais plus jeune (rires).

Et tu vas à ces soirées? Tu es capable de te tenir sur des patins?

PC : Je sais quand même patiner, mais loin de moi l’idée de dire que je suis un grand joueur. Mais on va là pour s’amuser et c’est pour la bonne cause. On ramasse de l’argent et on a du plaisir.

Quel est ton souvenir des Canadiens le plus marquant?

PC: Mon souvenir le plus lointain est un moment où il y avait eu une bagarre générale avant le début du match. Chris Nilan était là, mais il ne voulait pas se battre. Il reculait. C’était pendant l’échauffement et il voulait jouer le match. Les arbitres n’étaient pas arrivés encore et il reculait parce qu’il voulait jouer le match et ne pas se faire suspendre. Finalement, il n’a pas eu le choix.

Quel est l’endroit le plus inusité où tu as déjà suivi un match des Canadiens?

PC : En Bosnie, quand j’étais dans l’armée en 2002. On était en séries contre les Hurricanes. On s’installait en gang dans le camp et on regardait les matchs en gang.

Tu pousses souvent tes combats à la limite. À quel point est-ce que ça en dit beaucoup sur ta forme physique et aussi sur la solidité de ta mâchoire?

PC : C’est certain que j’aimerais mieux que ça ne se rende jamais à la limite. Mon but est toujours de finir ça avant. (rires) Mais je veux toujours être en excellente forme physique, notamment pour la pesée. Dans les derniers temps, il arrive que des combattants se présentent avec un surplus de poids. C’est un manque de respect envers le sport, envers l’organisation, mais aussi envers ton adversaire. J’arrive toujours en excellente forme physique. C’est pour ça aussi que j’ai changé de catégorie de poids. Quand je suis arrivé dans le UFC, je me battais à 205 livres, puis pendant huit ans à 185 livres. Et là je suis descendu à 170 parce que c’était le choix le plus logique maintenant. Avec les connaissances qu’on a aujourd’hui, tu t’entoures des meilleurs professionnels. Nutritionnistes, entraîneurs, neurologues, etc…

C’est probablement très différent d’à tes débuts?

PC : Quand j’ai commencé, nous étions au UFC 50, en 2004. Il y avait un seul commanditaire. Quand j’ai commencé à travailler avec mon nutritionniste et avec mon préparateur physique, je pensais que je connaissais ça. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas le cas.

On sait qu’il y a beaucoup de joueurs de hockey qui s’entraînent par le biais des arts martiaux. Est-ce que tu as déjà partagé un gym avec un joueur professionnel?

PC : À Québec, je me suis déjà entraîné avec Simon Gagné. À l’époque, nous avions le même préparateur physique. Parfois, mon préparateur physique d’ici à l’occasion, Jean-François Gaudreault, s’occupe également de la préparation physique de joueurs comme Lars Eller et de quelques autres joueurs des Canadiens, au Mansfield.

Selon toi, quel joueur des Canadiens actuel ferait le meilleur combattant?

PC : Brandon Prust pourrait certainement être bon. Je sais que Sam Stout, un combattant du UFC, est son bon ami. En plus, c’est un grand partisan. Il aurait probablement bien fait dans les débuts du UFC, alors qu’il n’y avait pas de catégories de poids. Ce n’est pas un gros gars et il est prêt à affronter n’importe qui. Ce serait un bon combattant puisqu’il ne recule jamais et il a confiance en lui.

Dans l’Octogone, quel joueur de la LNH aimerais-tu affronter?

PC : Probablement Brad Marchand. J’ai un peu de misère avec son attitude. (rires) Je ne le connais pas personnellement, alors je ne peux pas dire que je ne l’aime pas personnellement, mais avec son attitude sur la glace, ce ne serait pas difficile de me motiver.

Et sur une patinoire?

PC : Personne. (rires) C’est certain que je ne laisserais pas tomber les gants.

Propos recueillis par Vincent Cauchy.

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