Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

CH à cœur : Louis Morissette

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Impliqué à l’année longue autant à télévision et au cinéma que sur scène, Louis Morissette est la définition même du mot occupé. Alors qu’il doit trouver à l’occasion que 24 heures ne suffisent pas dans une journée, s’il y a une chose qu’il réussit toujours à incorporer à son horaire, c’est le hockey des Canadiens. C’est pourquoi personne n’a été surpris de voir au cours des dernières années des membres de son équipe favorite, participer à quelques-uns de ses projets. Nous avons pris le temps de discuter avec l’homme à tout faire pour en apprendre davantage sur son amour pour le Tricolore.

Depuis quand est-ce que tu es partisan des Canadiens?

LOUIS MORISSETTE : Je suis partisan depuis aussi longtemps que je me souvienne. Mes premiers souvenirs, c’est le Forum avec mon père au début des années 1980. Le premier match contre les Whalers de Hartford. Il n’y a jamais vraiment eu d’autres équipes. Par contre, maintenant que je suis adulte, j’aime suivre le hockey en général. Je peux regarder un match entre les Panthers et les Islanders. Plus jeune, c’était Canadiens, Canadiens, Canadiens. Je suis resté accroché avec la coupe Stanley de 1986, l’époque de Mats Naslund, Bobby Smith, le duo Skrudland-McPhee.

Est-ce que la coupe Stanley de 1986 serait, pour toi, le moment le plus marquant?

LM : En fait, mon plus beau souvenir relié aux Canadiens n’est pas nécessairement par rapport à une coupe Stanley. Quand j’étais à l’université, j’allais à McGill et j’habitais juste en face du Forum. Mes colocs et moi on regardait le match et quand il y avait une prolongation, on traversait la rue en courant. Il y avait toujours des gens qui quittaient le Forum pour éviter le trafic ou autre. Quand il restait deux ou trois minutes au match, on partait en courant à l’arrêt de jeu et on se tenait à la porte. Il y avait toujours quelqu’un qui sortait avec sa famille. On lui achetait ses billets 5$, on rentrait dans le Forum et on regardait la fin du match et la prolongation. C’était vraiment très cool.

Est-ce que tu avais un joueur préféré?

LM : Mats Naslund. Assurément. Le p’tit Viking. Le 26. C’était mon joueur.

As-tu joué au hockey dans ta jeunesse?

LM : Je joue au hockey depuis que j’ai cinq ans. Ça fait mal à dire, mais ça fait 35 ans que je joue au hockey. Tout petit, j’étais petit, c’est pour ça que Naslund était mon joueur.

Tu te prenais pour lui sur la glace?

LM : Oh oui! J’avais même un bâton Torspo.

Et tes résultats sur la glace était sensiblement les mêmes que Naslund?

LM : Non, non, non. Je n’ai jamais été le plus talentueux. J’ai toujours bien performé, mais pour des raisons différentes. Mes entraîneurs me comparaient plus à Dale Hunter qu’à un joueur de talent. Encore aujourd’hui, je dirais que j’ai un style à la Brendan Gallagher. Pour que ça fonctionne, je dois vraiment me mettre le nez dans la cuisine. J’ai pas mal de garbage goals dans ma carrière.

As-tu le même sourire que Gallagher quand tu joues?

LM : L’attitude que je peux avoir dans mon travail, c’est le même genre d’attitude que je peux avoir dans le sport. Je vais rentrer dans ta tête. Je dois gagner et je vais prendre tous les moyens pour y arriver. Si je dois jouer dans la tête de quelqu’un, je vais le faire.

Joues-tu encore beaucoup au hockey?

LM : J’essaie de jouer une fois ou deux par semaine.

As-tu déjà eu l’occasion de défier ton beau-frère Jose Théodore sur une patinoire?

LM : C’est déjà arrivé. Il jouait pour les Canadiens à l’époque. J’avais joué contre lui dans un match pour une levée de fonds pour un organisme caritatif. Il m’avait eu comme un enfant d’école. Les amateurs comme moi ont souvent la tête beaucoup trop basse. Dès que j’ai franchi la ligne bleue, il a commencé à me foncer dessus. J’étais rendu aux oreilles et je l’avais dans les patins. Je ne l’ai pas vu venir. Il m’a dit que je devais regarder en avant en patinant.

Est-ce que tu aimerais avoir une autre chance?

LM : J’avoue que j’aimerais ça me reprendre aujourd’hui avec ses hanches de vieux garçon!

Tu es impliqué dans plein de projets. Est-ce que tu as parfois le temps de venir au Centre Bell?

LM : J’ai des billets de saison et j’essaie d’y aller de temps à autre. Mon fils est maintenant un grand fan des Canadiens alors j’y vais souvent avec lui. C’est avec lui que je vis ma passion du hockey.

À la maison, regardes-tu quelques matchs?

LM : Oui. Je ne regarde pas toujours les matchs au complet, mais je vais généralement regarder le genre de début de match que l’équipe a et assurément la fin. Sinon, je vais regarder les faits saillants. Je suis beaucoup ça. Un peu trop au goût de ma femme par contre. J’ai mon pool de hockey et tout. Je travaille beaucoup, je fais plein de choses et le sport, c’est mon exutoire. Il faut que je joue au hockey. Ça aide à ventiler, sortir la pression. C’est une échappatoire. En ce moment j’ai un problème à l’épaule pour lequel je devrai me faire opérer et ça, ça me rend fou parce que je ne peux pas jouer.

Donc tu regardes beaucoup le hockey.

LM : Le soir avant de me coucher, je vais regarder les nouvelles du sport. Des fois tu n’as pas besoin de regarder le match au complet pour savoir ce qui s’est passé. Ça tient une place importante dans ma vie et dans mon équilibre mental.

On t’a vu faire quelques tournages avec des membres de l’équipe comme Michel Therrien et P.K. Subban. Est-ce que c’était intimidant de les côtoyer?

LM : Ce qui est surtout intimidant, c’est de rentrer dans l’environnement des Canadiens. Chaque fois que je rentre dans le vestiaire, j’ai huit ans. C’est automatique. Je me sens petits dans mes souliers. C’est drôle parce qu’en même temps j’ai 41 ans et tous les gars sont plus jeunes que moi. Et il y a les Québécois, comme David Desharnais. Lui me connaît de la télé. Je faisais de la télé alors que lui était ti-cul à Laurier-Station. Il me regarde en me disant « Salut Louis ». Pour moi, c’était comme si je rencontrais Brad Pitt. Je suis toujours intimidé. Devant P.K. aussi. Mais je dois dire que je trouve que P.K. est un ambassadeur incroyable de l’équipe. Lui il l’a. Il a compris comment ça marche. Il est sympathique et généreux. Parfois, les tournages peuvent être longs. Il embarque dans le jeu, il ne chiale pas et il le fait. J’ai travaillé avec d’autres joueurs dans le passé qui te font sentir que c’est long. Ce n’est pas le cas avec P.K. Sa responsabilité, il l’a compris et il accomplit sa tâche vraiment bien.

Surpris par son talent de comédien?

LM : Pas vraiment. Je m’attendais à ce qu’il soit bon. J’ai surtout été surpris par sa patience et sa disponibilité.

Si tu pouvais donner un rôle à Marc Bergevin, lequel ce serait?

LM : Le beau Marc ! Ce que je fais avec le beau Marc, c’est que je le personnifie. Dans Lemieux 24/7. Je me suis un peu inspiré de lui pour mon personnage. Il paraît bien et est conscient de son look.

Propos recueillis par Hugo Fontaine.

LIRE AUSSI
CH à cœur : Ricardo
CH à coeur: Sylvain Cossette 
CH à coeur: Jennifer Finnigan
 
CH à coeur: Kevin Durand
 
CH à coeur: David McMillan
 

En voir plus