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CH à coeur – Laurent Ciman

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Depuis qu’il s’est établi au Québec l’an dernier, le défenseur de l’Impact de Montréal Laurent Ciman n’a pas perdu de temps pour s’adapter au style de vie de son nouvel environnement. Originaire de Belgique où il a fait la pluie et le beau temps durant de nombreuses années avant de faire ses débuts en Amérique du Nord l’an dernier, « Le Général » n’a pas eu de difficultés à s’acclimater à la métropole – autant sur le terrain qu’à l’extérieur – et aux passions qui l’allument, comme les Canadiens de Montréal. S’intéressant au hockey depuis sa tendre enfance et au Tricolore un peu plus de jour en jour, nous avons discuté dernièrement avec le défenseur de l’année dans la MLS en 2015 pour en apprendre davantage sur son amour pour le bleu-blanc-rouge.

Avant ton arrivée au Québec l’an dernier, que connaissais-tu des Canadiens?

LAURENT CIMAN : J’avais déjà regardé deux émissions chez moi en Belgique, qui parlaient des Canadiens. Une parlait du club, de ses joueurs et de l’importance qu’ils ont à Montréal. Ils sont une équipe mythique. La deuxième était sur Tim Bozon, sur sa maladie et comment il s’en est sorti. Je connaissais donc les Canadiens avant d’arriver ici et j’étais bien au fait de l’exploit qu’avait réalisé Bozon. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à mon arrivée et nous avons tissé des liens d’amitié depuis. J’arrivais donc un peu en terrain connu.

Comment êtes-vous devenus amis Tim et toi?

LC : Ça n’a pas été difficile de le rencontrer puisqu’il connaissait mon agent. On a discuté les trois ensembles sur Twitter. Je lui ai dit que j’avais vu l’émission sur lui et plus tard on est allé manger ensemble au resto. Ça me fait toujours plaisir de lui parler au téléphone et de le voir quand je peux.

Si on te faisait jouer au hockey et lui au soccer, qui serait le meilleur dans le sport de l’autre?

LC : Lui au foot sans aucun doute parce que je n’ai chaussé des patins à glace qu’une seule fois. Ce serait beaucoup plus facile pour lui d’être sur ses pieds sur un terrain que moi sur la glace.

Comment s’est déroulée cette expérience sur la glace?

LC : J’ai déjà essayé une fois, mais c’était avec des patins pour faire du patinage artistique. (rires) C’est à ce moment que je me suis dit que plus jamais je n’irais sur une patinoire. J’avais aussi peur de me couper les doigts si je tombais. (rires)

Nous avons entendu dire que tu jouais au hockey dans des ruelles dans ta jeunesse en Belgique...

LC : Il y avait des adeptes de hockey à l’époque où j’allais à l’école. Nous jouions donc à l’occasion quand nous avions des journées de congé. Mes parents ne voulaient pas que je me concentre uniquement sur le foot pour que je ne sois pas dégoûté par ce sport. C’est pourquoi je jouais au hockey. J’étais à l’aise sur des patins à roues alignées. Je me débrouillais bien, mais c’était loin de se comparer à ce qu’on voit à la télévision dans la LNH.

Étais-tu un joueur plus offensif ou plus défensif comme tu l’es au soccer?

LC : Contrairement à un terrain de foot, j’avais plus d’atouts offensifs. Par contre, n’ayant joué que durant environ deux ans, je ne serais pas le plus habile avec un bâton aujourd’hui. (rires) Je reste avant tout un joueur de foot.

Es-tu tombé en amour avec les Canadiens dès ta première visite au Centre Bell l’an dernier?

LC : Je m’attendais à plein de choses avant mon baptême du Centre Bell. C’était tout nouveau pour moi et j’avais très hâte d’y aller. J’y suis allé avec ma femme. Comme n’importe quoi, soit tu aimes, soit tu n’aimes pas. Lorsqu’on est sur place, on entend très bien les bruits sur la glace, le jeu va beaucoup plus vite et lorsqu’il y a un but c’est ahurissant. J’ai vraiment adoré. Ma femme a trouvé ça un peu trop violent. Elle préfère que je fasse du foot. Elle aimait mieux le côté divertissement de la soirée

Y es-tu retourné depuis cette première visite?

LC : J’y suis retourné à quelques occasions avec un de mes amis qui a des billets dans la section où la nourriture est gratuite. C’est toujours plaisant de manger de temps en temps en regardant un match de hockey. (rires) J’ai beaucoup de plaisir à y aller avec lui et ça permet de passer du bon temps entre amis.

Comment est-ce que l’ambiance du Centre Bell se compare-t-elle à celle que tu as vécue dans certains stades de soccer en Europe?

LC : Le football reste le football. Je ne connaissais pas l’ambiance qui existait dans un match de hockey. C’est sûr que c’est beaucoup plus bruyant qu’un match de basket ou que certains matchs de foot. Ce qu’il y a de bien avec les partisans des Canadiens c’est qu’ils restent là du début à la fin et qu’ils respectent toujours les joueurs malgré les moments difficiles. Comme ce fut le cas la saison dernière. Au hockey les matchs sont toujours à guichets fermés tandis qu’au football, les performances du club vont avoir une incidence directe sur les assistances dans le stade.

Y a-t-il des joueurs qui t’ont marqué plus que d’autres?

LC : Sans surprise Carey Price. Quand j’étais plus petit, je regardais souvent un dessin animé sur le football qui s’appelait Olive et Tom et le gardien de l’équipe s’appelait Thomas Price. Il était super fort et le meilleur. Donc quand je suis allé au Centre Bell et que j’ai vu que le gardien s’appelait Price, ça m’a fait penser à lui. J’ai aussi appris à apprécier les Markov, Gallagher, Galchenyuk et Pacioretty.

Nous avons vu que depuis ton arrivée à Montréal, tu es un de nos abonnés les plus actifs sur nos médias sociaux. D’où t’est venu cet intérêt pour notre équipe?

LC : Nous aimons beaucoup Montréal, autant l’Impact que les Canadiens. Autant les partisans que les joueurs, il faudrait qu’on soit unis et qu’on ne forme qu’un, avec les Alouettes aussi. Le paysage sportif montréalais en général n’en sortirait que gagnant.

Georges Laraque t’a offert un chandail des Canadiens personnalisé au cours des dernières semaines. Es-tu ami avec l’ancien homme fort du Tricolore?

LC : C’est par un pur hasard. Il m’a ajouté sur Twitter, il m’a envoyé un message privé en me disant que j’étais son joueur préféré chez l’Impact et qu’il aimait bien mon style de jeu. Je l’ai remercié et lui ai dit qu’il était super cool à la radio. Jamais je n’ai su comment il a découvert où j’habitais, mais il a envoyé un chandail à mon agent qui l’a remis à ma femme et je l’ai eu à mon retour de l’Euro.

As-tu commencé à le porter fièrement en ville?

LC : Pas encore non, il fait encore très chaud à l’extérieur pour porter un chandail long. C’est sûr que si je vais voir un match au Centre Bell je vais le faire.

Si tu l’avais reçu avant ton départ pour l’Euro, l’aurais-tu porté en France?

LC : Je ne l’ai malheureusement pas eu à temps. Mais si quelqu’un m’avait demandé de poser avec en France, ça m’aurait fait très plaisir.

Entrevue réalisée par Hugo Fontaine.

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