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Site officiel des Canadiens de Montréal

CH à coeur: Jennifer Finnigan

par Staff Writer / Montréal Canadiens

L’actice Jennifer Finnigan a toujours été fière de ses racines montréalaises, particulièrement des moments passés avec son père, Jack, à regarder les Canadiens rafler les grands honneurs de la LNH. Aujourd’hui, l’actrice de 35 ans continue à cimenter sa place parmi la crème de la crème d’Hollywood, jouant présentement le rôle de Molly Al-Fayeed dans le thriller politique de FX, Tyrant, ajoutant de l’expérience à un CV déjà bien garni, notamment d’un passage de quatre ans dans Top Modèles. Nous nous sommes récemment entretenus avec la récipiendaire de trois trophées Daytime Emmy pour en apprendre plus sur sa passion remarquable pour le bleu-blanc-rouge.

Depuis combien de temps es-tu partisane des Canadiens?

JENNIFER FINNIGAN : Je suis partisane depuis le début de mon secondaire, durant l’ère Patrick Roy. Avec mes amies, nous nous assoyions dans le fond de la classe pour parler du match des Canadiens de la veille. C’est de cette manière que j’ai découvert mon amour pour le hockey. C’était une époque remplie de succès, aussi. J’adorais les joueurs et l’énergie qu’il y avait en ville à ce moment. La dernière fois que nous avons remporté la coupe en 1993, mon père Jack et moi habitions un appartement à proximité du Forum de Montréal. Je pense sincèrement que j’entendais les célébrations de la victoire au Forum. Nous étions peut-être à 20 blocs, mais j’entendais les klaxons et tout ce qui se passait. C’est là que mon amour pour l’équipe a réellement commencé. Je me sentais un peu éloignée lorsque j’ai déménagé à Los Angeles, puis ma passion est revenue. C’est difficile à expliquer. De la même manière que Montréal sera toujours en moi, les Canadiens seront toujours dans mon cœur. J’habite à L.A. depuis 14 ans aujourd’hui, mais Montréal sera toujours chez moi. Je viens juste de m’acheter un pied-à-terre dans le Mile End. Je suis une montréalaise du début à la fin, et si je rencontre des gens qui ne comprennent pas cette ville, je suis assez certaine que nous ne serons pas amis. [rires] J’adore cette équipe.

Qu’est-ce que tu aimais le plus quand tu regardais des matchs des Canadiens avec ton père?

JF : Nous nous entendions sur deux choses avec le sport. Mon père est né en Ontario et il était fan des Blue Jays. Il n’aimait pas les Maple Leafs, par contre. [rires] Il adorait les Canadiens. Quand je revenais à la maison le soir, il regardait toujours les matchs à la télévision. Nous nous assoyions ensemble devant la télé et nous criions à l’écran. Il y a quelque chose de génial quand un père et sa fille se rapprochent à cause du sport. C’est les moments dont je me souviens. Nous étions meilleurs amis. Nous avions une excellente relation. De s’asseoir et de regarder le hockey ensemble, c’était spécial. Je me souviens aussi que mon père détestait voir les batailles entre les joueurs. [rires] Quand ça arrivait, il se fâchait et il quittait la pièce. J’étais différente. J’aimais vraiment ça. Ça rendait le match encore plus excitant pour moi.

C’est intéressant. Maintenant, ma mère Diane est une grande partisane. C’est surtout vrai depuis les cinq dernières années. Elle a vraiment attrapé la fièvre. Lorsque je suis en ville et que je regarde un match avec elle, ce n’est pas ce que je préfère car elle crie très fort à la télévision, habituellement dans un registre très aigu. [rires] C’est un cri tellement aigu que je n’ai jamais vraiment entendu sortir de sa bouche auparavant.

Ton travail d’actrice t’a amené à voyager partout dans le monde. Parle-nous des meilleurs endroits où tu as regardé des matchs à la télévision à travers les années.

JF: Pour regarder des matchs, je me souviens beaucoup de lorsque j’étais en Israël et au Portugal. D’ailleurs, parlant de ces voyages, j’ai eu la chance de faire partie de la première vidéo « Rock The Sweater » d’Annakin Slayd. C’est un de mes bons amis. Quand Annakin m’a demandé de faire partie de la vidéo, un de nos amis à contacté quelqu’un à Jérusalem au Conseil Canadien qui est venu mener le chandail des Canadiens à mon appartement à Tel Aviv. Je me suis filmée en train d’embrasser le logo et je lui ai envoyé la vidéo. Quand Annakin a découvert que mon mari, l’acteur Jonathan Silverman, était lui aussi un grand partisan des Canadiens, il m’a demandé si nous pouvions filmer quelque chose ensemble pour la vidéo. J’étais au Portugal à ce moment, donc je l’ai appelé et je lui ai demandé d’amener nos deux chandails à Lisbonne. Nous avons placé les caméras et nous sommes embrassés. J’adore amener l’équipe autour du monde avec moi. Ça fait en sorte que je me sens chez moi peu importe où je suis. Quand tu voyages beaucoup, tu recherches ce genre de choses. Les Canadiens sont un symbole de ma jeunesse. Ça me fait tellement de bien de m’asseoir, de regarder un match et d’encourager les gars. C’est beaucoup plus que d’encourager une équipe sportive pour moi. C’est une partie intégrale de qui je suis.

Par contre, je dois être honnête. Les Kings de Los Angeles sont ma deuxième équipe préférée. Je suis toujours heureuse lorsqu’ils ont du succès. Luc Robitaille est un de mes bons amis. Luc est assez gentil pour toujours me garder des places au Staples Center lorsque les Canadiens sont en ville. Il me dit toujours : « Jen, tu peux venir regarder le match, mais dans ma section, tu ne peux pas porter tes trucs des Canadiens. Je sais pour qui tu prends vraiment. » [rires] Malgré tout, je garde toujours une casquette ou un foulard des Canadiens dans ma sacoche et, quand on marque, je le sors et j’encourage mon équipe. Luc et moi finissons toujours par parler de Montréal et du fait qu’on s’ennuie. Inévitablement, nous parlons de nos endroits préférés pour manger de la poutine en ville. Je dois dire que, pour un gars qui a eu sa propre statue au Staples Center en mars, il est un des gars les plus gentils et terre-à-terre que tu peux rencontrer. Je l’adore.

Quel(s) joueur(s) des Canadiens admirais-tu le plus?

JF : Je me dois de dire Patrick Roy. J’étais une énorme admiratrice. Il me fait penser à Carey Price. Je ne sais pas si c’est sa manière de garder les buts, mais je vois beaucoup de similitudes avec Carey. Je crois que l’amour que la ville a pour lui grandit de jour en jour. J’adore la manière dont il se conduit. J’aime qu’il soit aussi calme. Il ne semble jamais fâché. Je l’ai vu grandir en tant que joueur et comme personne. Il devient de plus en plus fort avec l’âge et l’expérience. J’adore ce qu’il fait pour la communauté, aussi. Carey me rappelle mon joueur préféré des années 90, autant sur le plan personnel que professionnel. J’aime beaucoup la manière dont il représente l’équipe et la ville.

Tu dois avoir beaucoup de bons souvenirs reliés aux Canadiens. Quel moment est ton meilleur souvenir?

JF : Sans hésiter, la coupe Stanley en 1993. J’étais avec mon père lorsque nous avons gagné. Nous étions peut-être à plusieurs blocs, mais l’énergie était incroyable. Je me souviens être en train de sauter partout en criant. C’était un moment mémorable. C’est un sentiment que chaque grand partisan souhaite connaître à nouveau.

Avec ton horaire occupé, à quelle fréquence es-tu capable d’assister à un match au Centre Bell?

JF : La dernière fois que j’y suis allée, c’était en novembre dernier. Nous jouions contre les Blues de St-Louis et avions gagné 4 à 1. Je suis allée au match avec quelques-uns de mes amis les plus proches de Sacré Cœur. Normalement, je retourne à la maison l’été seulement, donc c’était une expérience spéciale. C’était le premier match auquel j’assistais au Centre Bell depuis 1996. Normalement, quand je suis à un match des Canadiens, c’est à Los Angeles ou à Anaheim. Évidemment, l’atmosphère n’est pas la même qu’au Centre Bell. Il n’y a aucun autre endroit au monde où les gens ont autant d’amour et de passion pour leur équipe.

Selon toi, quel joueur de l’équipe actuelle des Canadiens a le plus de potentiel pour avoir du succès dans une carrière éventuelle d’acteur?

JF : Carey a le look, mais P.K. Subban a un bon sens de l’humour et énormément de charisme. Il serait bon. Je suis déchirée entre les deux. Évidemment, Subban a aussi le look. [rires]

Quel joueur actuel des Canadiens s’intégrerait facilement parmi les différents personnages de ton émission, Tyrant?

JF : Il faut quelqu’un qui est très présent, qui est un bon joueur d’équipe et qui est bon dans ce qu’il fait. J’irais avec Max Pacioretty. Il semble toujours bien jouer et livrer la marchandise. Il me semble être un bon joueur d’équipe. Je l’aime beaucoup.

Nous sommes curieux. Portes-tu le logo des Canadiens à Los Angeles et ailleurs dans le monde, aussi?

JF : Oh, absolument. J’amène toujours quelques t-shirts avec moi lorsque je voyage. Je porte rarement le chandail, à moins qu’il y ait un match. J’ai beaucoup de vêtements d’hiver à l’effigie des Canadiens. J’ai plusieurs chapeaux et beaucoup de vestes. Je les porte souvent pour me promener. Je m’entraîne aussi avec mes vêtements des Canadiens. Je n’ai pas du tout honte de montrer mon amour pour l’équipe. D’ailleurs, j’ai acheté une casquette à mon mari il y a un certain moment et elle est totalement finie. Il la porte tout le temps, à tous les jours. Mon mari de la Californie porte constamment cette chose.

Est-ce que tu te fais souvent accoster par des gens qui aiment d’autres équipes de la LNH?

JF : Oui, mais je ne me bat sérieusement – pour le plaisir – que contre des partisans d’une seule équipe sur un plateau de tournage, et ce sont des partisans des Bruins de Boston. L’amour que je porte pour mes Canadiens équivaut à la haine que j’ai envers les Bruins. [rires] Ne pensez pas que je ne riais pas lorsque Boston n’a pas fait les séries cette saison. C’était encore mieux.

Tu as eu un impact significatif dans la décision de ton mari de choisir les Canadiens comme son équipe. Parle-nous de tes efforts pour faire de lui un partisan des Canadiens.

JF : Il n’était pas un grand fan de hockey lorsque nous nous sommes rencontrés. Il ne vit que pour le baseball. C’est un grand fan des Dodgers. C’est ce qu’il préfère. Il adore le fantasy baseball. Il adore les statistiques. C’est un vrai nerd du baseball. Il ne connaissait pas beaucoup le hockey à l’époque. Ça ne cliquait pas. Puis, quand on a commencé à sortir ensemble, je lui en parlais beaucoup et je le forçais toujours à regarder les matchs. Quand nous avons emménagé ensemble, je lui ai demandé d’ajouter le forfait de hockey, ce qui n’est pas rien sur DirecTV. C’était assez dispendieux, mais il l’a fait. Il a commencé à vraiment suivre le hockey et à connaître les joueurs. Quand l’équipe gagnait des matchs et devenait plus populaire, il devenait encore plus enthousiaste. Il y a environ six ans, à Noël, ma mère lui a acheté un chandail des Canadiens. Je me suis dit : « C’est le vrai test. Est-ce que ça va passer? » [rires] Il était vraiment heureux. Puis, quand nous allions aux matchs des Canadiens à Los Angeles, je le regardais attentivement pour voir quelle équipe il encourageait. C’était les Canadiens. C’est à ce moment que j’ai su qu’il était devenu un vrai partisan. Aujourd’hui, il m’envoie des photos de lui en train de regarder les matchs ou des vidéos des lui quand l’équipe gagne. Il est devenu un nerd des Canadiens, tout comme moi. Il aime vraiment le hockey maintenant. Il comprend la magie du sport.

Allons-nous trouver de la décoration des Canadiens sur les murs de ta maison ou dans ta loge?

JF : J’avais quelques trucs dans une loge il y a quelques temps. En ce moment, je n’ai pas vraiment de loge attitrée. On s’échange les roulottes lors de nos tournages. Avant, j’avais un drapeau des Canadiens dans ma loge. C’était un drapeau tout endommagé qui datait de quand j’étais jeune. J’imagine que je vais devoir commencer à installer de vraies décorations. [rires] Quand j’étais au Centre Bell en novembre, j’ai acheté pour environ 300$ de marchandise. Je ne sais pas si c’est parce que j’étais excitée de finalement être à un match ou si c’est parce que j’avais bu quelques bières. [rires] Je suis partie avec une toute nouvelle garde-robe cette soirée-là. J’ai même acheté une figurine de Youppi! en mousse que j’amène avec moi quand je voyage.

Entrevue menée par Matt Cudzinowski. Traduction par Élise Robillard.

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