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CH à coeur: François Pérusse

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Humoriste ayant laissé sa marque à la radio notamment avec ses 2 minutes du peuple, François Pérusse sévit aussi à la télévision depuis plus de deux ans maintenant, avec La Tite Chambre sur les ondes de RDS. Nous nous sommes entretenus avec celui qui a récemment célébré ses 25 ans de carrière pour lui parler de sa passion pour le hockey et les Canadiens.

Depuis quand es-tu partisan des Canadiens ?

FP : J’ai 55 ans, donc quand j’ai commencé à suivre le hockey, Jean Béliveau était encore là. Henri Richard, Jacques Lemaire, tous ces joueurs-là, je les ai tous vus. J’étais un fan fini, mais je n’étais pas un fan connaisseur. J’étais un petit gars qui voulait seulement que son équipe gagne. J’ai été gâté parce que les Canadiens ont connu toute une séquence à la fin des années 60 et au début des années 70.

Quand l’AMH est arrivée avec les Nordiques, j’ai senti un certain patriotisme et je me suis mis à prendre pour Québec, parce que je suis d’abord un gars de Québec. Mais ils ne jouaient pas contre les Canadiens à l’époque. Lorsqu’ils sont passés à la LNH avec trois autres équipes, j’ai dû faire un choix et je suis resté avec les Nordiques. J’ai pris pour les Nordiques pendant tout le temps de leur existence. Lorsqu’ils sont partis, je suis revenu avec les Canadiens.

La rivalité Québec-Montréal, je la vivais avec beaucoup de nervosité, mais je ne la vivais pas dans la haine, parce que j’aimais aussi beaucoup les Canadiens, c’était mon équipe de jeunesse.

Quel joueur t’a le plus marqué ?

FP : Jean Béliveau. Pour son talent et sa personnalité. Il avait un excellent français quand il s’adressait au microphone et on était tous très impressionné par ça. Il était aussi tout un gentleman. C’est quelque chose qu’on voit encore peut-être chez certains joueurs aujourd’hui, mais jamais autant que lui.

J’ai bien aimé Guy Lafleur aussi. Il a fait la série Canada-Russie quand j’étais petit gars et ça m’a marqué. Il venait d’une équipe de Québec et j’étais très fier de ça.

Yvan Cournoyer, avec sa vitesse et comment il traversait la patinoire, ça me faisait capoter.

J’ai bien aimé Mario Tremblay aussi, pour sa combativité, surtout contre les Nordiques.

Aujourd’hui, je dirais que mon joueur préféré est P.K. Subban, pour sa fougue et sa personnalité en général. J’ai eu le plaisir de le rencontrer sur le plateau de Tout le monde en parle.

D’où t’es venu l’idée de la Tite-Chambre ?

FP : J’ai proposé ça presque par hasard parce que j’ai été invité un jour à faire un tour à l’émission l’Antichambre à RDS. Je faisais des blagues sur l’Antichambre dans mes capsules Les 2 minutes du peuple, alors ils m’ont dit «Viens rire de nous autres, mais en direct sur le plateau». C’était en mars 2014.

Avant l’émission, le producteur au contenu m’a demandé qu’est-ce qu’on pourrait faire pour être un peu rigolo. Je lui ai demandé de m’envoyer un extrait d’une émission pour que je bizoune quelque chose là-dessus. Il m’a envoyé un extrait où il y avait Vincent Damphousse, Patrick Roy et Guy Carbonneau. Je me suis bien amusé avec ça et j’ai fait un petit sketch. Je leur ai envoyé ça, ils l’ont passé en ondes et ça a parti comme ça.

Ça a fait un gros mouvement et RDS m’a contacté un peu plus tard pour me demander si ça me tentait de le faire sur une base plus régulière. J’ai évidemment accepté et on a commencé la saison suivante.

Qui aimes-tu plus personnifier dans La Tite-Chambre ?

J’ai beaucoup de fun avec P.K. Subban, parce que c’est P.K. Avec Max Pacioretty aussi, même s’il n’ouvre pas beaucoup la bouche. Il est assez neutre, donc tu peux lui faire dire n’importe quel mot et ça marche.

J’aime aussi Pierre Houde, François Gagnon et Chantal Machabée qui sont très expressifs, ce qui me permet de leur faire dire beaucoup de choses. Vincent Damphousse, je lui colle souvent son barbecue, j’ai bien du plaisir.

Et bien sûr, Bob Hartley. J’en ai fait trois avec lui, j’ai toujours du plaisir. Il trouve ça bien drôle.

Quelle coupe Stanley t’a le plus marqué ?

Plus particulièrement la dernière. J’étais dans mon appartement et on regardait le dernier match de la finale. On n’était pas très loin de la rue Ste-Catherine et on a décidé d’aller dans les rues.

Dès qu’on a approché Ste-Catherine, on voyait des vitrines fracassées, on a vu de la violence, on a vu les équipes anti-émeutes. Je crois que la police et la ville s’étaient préparées à quelque chose. Ça a pas mal brassé lors de la dernière coupe, et ça m’a marqué parce que je l’ai vu en direct.

L’endroit le plus inusité où tu as regardé un match de hockey ?

Un petit bar bizarre sur le bord du Grand Canyon où j’étais en vacances. Un genre de petit bar avec une horloge au néon. Je buvais une bière et il y avait une série Canadiens-Boston, que les Canadiens avaient perdu. J’étais en Arizona et j’étais en train de regarder la série Canadiens-Bruins sur une petite télé. C’était assez spécial.

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