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CH à cœur : Étienne Boulay

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Autant qu’à l’époque où il faisait des ravages sur les terrains de football que maintenant lorsqu’il est devant les caméras, Étienne Boulay a toujours fait son travail avec passion. Élément important des éditions championnes des Alouettes de Montréal de 2009 et 2010, Boulay a toujours été reconnu comme un coéquipier hors-pair, qualité qu’il continue de démontrer de nos jours au sein de la Fondation B3 en compagnie des Anciens Canadiens Steve Bégin et Francis Bouillon. Mais même s’il ne vivait que pour le football, le Tricolore a toujours occupé une place spéciale dans son cœur. Nous avons discuté dernièrement avec la vedette de la dernière campagne publicitaire du Club 1909 pour en apprendre davantage sur son amour pour l’autre bleu-blanc-rouge.

Tu es partisan des Canadiens depuis quand?

ÉTIENNE BOULAY : Je me souviens un peu des séries de 1993. J’avais 10 ans et c’était le seul temps que mes parents me laissaient me coucher un peu plus tard la semaine. Les jeunes qui n’avaient pas vu la fin des matchs étaient mal vus le lendemain à l’école! (rires) Ayant grandi à Montréal, j’ai toujours suivi les Canadiens. Depuis l’époque des Patrick Roy, Vincent Damphousse, Guy Carbonneau, Jacques Demers. Je ne mentirai pas en disant que j’étais un partisan fini de hockey parce que moi ma passion, c’était le football. J’adore le sport en général et je sens que j’ai un attachement particulier aux équipes montréalaises parce que je viens d’ici et que je me suis exilé longtemps aux États-Unis. Je gardais toujours un œil sur les activités des équipes d’ici, dont les Canadiens.

Quel est ton plus beau souvenir des Canadiens?

EB : Un de mes plus beaux souvenirs en est un un peu ironique. Au cours des dernières années, j’ai amené mon père au Centre Bell à un match des séries, je voulais faire comme dans le temps alors que c’était lui qui m’amenait voir des matchs. Donc on avait eu nos serviettes blanches à l’entrée et l’énergie dans l’amphithéâtre était incroyable. J’avais tellement hâte de pouvoir célébrer avec lui, malheureusement les Canadiens avaient été blanchis et on n’a jamais eu la chance de secouer nos serviettes. Mais j’avais passé tellement une belle soirée avec lui. Je lui en dois toujours une par contre!

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse? As-tu le temps de nos jours?

EB : J’ai joué un peu au hockey sur la patinoire extérieure dans mon quartier quand j’étais plus jeune. Je passais mes soirées durant l’hiver à jouer avec mes amis. Mais un peu comme au football, je ne connais qu’une seule manière de jouer, et c’est de manière agressive et en puissance. Et à cause de mon petit gabarit, j’étais très travaillant et je n’avais pas peur d’aller dans le trafic. Mais il y a quelques années, alors que je jouais pour les Alouettes, nous avions affronté les Anciens Canadiens dans un match amical. Pour une raison quelconque, nous avions réussi à marquer le premier but. Par contre, nous n’avons pas réussi à toucher à la rondelle pour le reste du match et nous sommes inclinés 31 à 1.

La Fondation B3 menée par Boulay, Steve Bégin et Francis Bouillon vise à aider les jeunes à se développer et à réaliser leurs rêves de sportifs.

Est-ce que c’est pour ça que tu es devenu bon ami avec l’ancien du Tricolore Steve Bégin, qui avait un style pas mal similaire à cela sur la glace?

EB : (rires) Ça se peut. On a des affinités. Pour m’être entraîné avec Steve et après l’avoir côtoyé pendant quelques années, on est pas mal pareil à ce niveau-là. Quand on fait quelque chose, on le fait à 100 % et on est des gars de cœur. Juste de la façon qu’il est impliqué dans notre fondation, tout ce qu’il fait il le fait avec son cœur en premier. C’est un excellent exemple à suivre.

Tu as participé à la campagne publicitaire du Club 1909 l’an dernier avec Steve au Centre Bell. Comment as-tu trouvé cette expérience?

EB : C’était incroyable. C’était la première fois que j’avais la chance d’aller à l’intérieur du vestiaire des Canadiens. J’ai vraiment été honoré qu’une équipe avec une histoire aussi riche que les Canadiens s’intéresse à ce que je participe à ce projet, et en plus de le faire avec un de mes très bons amis qui est aussi bon acteur que Steve est encore plus spécial. (rires) Je n’ai pas de mot pour décrire ses expressions faciales durant le tournage.

Tu es beaucoup impliqué dans le développement des jeunes athlètes, notamment par la Fondation B3, où tu travailles avec Steve et Francis Bouillon. Est-ce que tu te sens « hors de la gang » parfois parce que tu n’as pas joué au hockey?

EB : (rires) Un peu! La fondation est leur bébé, ils l’avaient parti ensemble dans le temps qu’ils jouaient avec les Canadiens. Ils ont travaillé deux ans ensemble avant de me recruter. J’avais participé à quelques événements pour la fondation et nous sommes devenus de très bons amis graduellement avant qu’ils m’embarquent avec eux. Mais étant des gars d’équipe, ils font un bon travail pour me faire sentir important parmi eux!

As-tu déjà joué contre un d’eux au hockey dans un match caritatif quelconque? As-tu déjà voulu les plaquer dans la bande?

EB : Malheureusement je n’ai jamais eu cette chance-là. J’ai déjà joué à quelques matchs de dek hockey avec Steve pour la fondation. Mais je n’ai jamais joué contre eux et j’en suis bien heureux! (rires)

Sérieusement, à quel point est-ce que c’est important pour toi de t’impliquer comme ça avec les jeunes?

EB : Je crois aux valeurs qui sont véhiculées à travers le sport, à la discipline de vie qu’il amène. Moi c’est le sport qui m’a accroché aux études et je sais que c’est le cas pour plusieurs athlètes. Peu importe le sport, fais-le et bouge. Au-delà de la santé physique que ça amène, c’est la santé mentale qui en bénéficie. C’est ça qu’on fait avec la fondation avec des gars et des filles de plusieurs disciplines. Ce que je dis beaucoup aux jeunes dans les écoles, c’est de trouver quelque chose qui les allume.

Suite à la conquête de la coupe Grey des Alouettes de Montréal en 2009, Boulay et ses coéquipiers ont été présentés à la foule du Centre Bell.

Avec les Alouettes dans le temps, tu as participé à deux défilés de la coupe Grey sur Sainte-Catherine. À quel point c’était cool de faire le même parcours des champions que les éditions championnes des Canadiens ont fait par le passé?

EB : C’était vraiment quelque chose parce que ça me rappelait la dernière parade de la coupe Stanley en 1993. Quand j’ai eu l’occasion de vivre moi-même l’expérience d’être sur les chars allégoriques en 2009 et 2010, de saluer une foule de 200 000 personnes dans les rues et de tenir la coupe Grey dans mes mains, c’étaient vraiment ahurissant. Lorsque j’ai de nouveau remporté la coupe à Toronto en 2012, l’énergie dans les rues là-bas n’accotait aucunement celle de Montréal.

Lequel des joueurs des Canadiens feraient le meilleur joueur de football?

EB : C’est dur de ne pas dire P.K. Subban. Il a la carrure d’un porteur de ballon parce qu’il est trapu, il est fort et il est intense. J’ai aussi le goût de dire David Desharnais parce que lui aussi est petit, il est fait fort, il a de bonnes épaules et lui aussi est très intense. Ils pourraient surprendre.

Propos recueillis par Hugo Fontaine.

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