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CH à cœur : Antonio Park

par Staff Writer / Montréal Canadiens

Si vous suivez nos joueurs sur les médias sociaux, vous remarquerez que lorsqu’ils veulent casser la croûte en ville, ils sont fréquemment en train de savourer les plats du chef Antonio Park. Fier de sa ville et de son équipe, le propriétaire de quelques restaurants et juge d’émission culinaire à la télévision garde toujours un œil sur leurs résultats sur la patinoire, en plus de prendre le temps de veiller à ce qu’ils s’alimentent bien dans la vie de tous les jours. Nous avons discuté dernièrement avec ce mordu du CH et de bonne bouffe pour en apprendre davantage sur son amour pour le Tricolore.

Tu es né en Argentine et tu as passé du temps au Brésil, au Paraguay et à Vancouver avant de t’installer à Montréal il y a quelques années. Comment es-tu devenu partisan des Canadiens?

ANTONIO PARK : J’ai commencé à aimer le hockey à cause de Patrick Roy. Il était un de mes plus grand héros. Je l’ai rencontré il y a quelques années. Mais la vraie raison pour laquelle j’ai commencé à apprécier le hockey est que lorsque mes parents étaient plus jeunes, ils possédaient des dépanneurs et ils avaient des machines Loto-Québec et je jouais à Mise-O-Jeu tout le temps. J’ai donc commencé à regarder le hockey pas parce que je souhaitais voir les Canadiens, mais parce que je soulais voir si j’avais remporté mes paris! (rires) Avec le temps je suis devenu de plus en plus passionné pour l’équipe et je suis vraiment tombé en amour avec le hockey et les Canadiens. En plus c’était pas mal dans les environs de la conquête de la coupe Stanley de 1993. Donc il n’y avait pas de meilleur moment pour être partisan de l’équipe.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse?

AP : J’ai grandi en jouant au soccer, mais je suis vraiment bon au hockey de rue. Étant originaire de l’Amérique du Sud, il n’y avait pas de glace là-bas. Donc patiner n’a jamais été ma force. J’ai appris à le faire avec le temps, mais jouer au hockey tout en patinant est une toute autre histoire pour moi.

Quel est ton plus beau souvenir des Canadiens?

AP : C’est sûr que la coupe de 1993 est là-haut, mais les deux dernières saisons ont été très spéciales à vivre. J’ai été très privilégié de voir et de créer des liens avec les joueurs. Ça m’a aidé à les comprendre un peu plus.

Ton restaurant, Park, est devenu au fil des années un endroit de prédilection pour les joueurs des Canadiens. Comment est-ce que cela s’est produit?

AP : Avant que je n’ouvre mon restaurant, je travaillais dans un autre endroit et certains joueurs étaient des réguliers là-bas. Mais tout a vraiment commencé grâce à P.K. Subban. Je l’ai rencontré durant sa première saison à Montréal et nous sommes devenus des amis proches. J’étais cuisinier et lui un joueur de hockey, rien de très commun. Beaucoup de gars mangent de la viande avec des patates ou du poulet et des pâtes. Peu d’entre eux sont enclins à essayer de nouvelles choses. D’année en année, j’ai commencé à connaître de plus en plus de joueurs.

Nous avons entendu que tu as commencé à aider certains d’entre eux avec leur programme de nutrition. Est-ce vrai?

AP : Lorsqu’ils sentent qu’ils ont besoin d’un surplus d’énergie, des gars comme P.K., Lars Eller, Max Pacioretty et Alexei Emelin viennent me voir et je leur sers une énorme portion de poisson. Oui la viande est bonne parce qu’elle fournit les carbohydrates pour donner de l’énergie, mais il existe d’autres moyens plus sains pour faire la même chose. En mangeant du poisson, vous gardez les bonnes vitamines et les Omégas 3 tous en perdant les carbohydrates dont vous n’avez plus besoin. Après avoir appris sur eux, j’ai pu constater ce qu’ont besoin les athlètes pour connaître du succès. J’essaie de créer un équilibre du côté de leur alimentation tout en tentant de voir ce qu’ils ont davantage besoin. Un de mes très bons amis, Petr Svoboda, m’a déjà dit que les joueurs de hockey ne savent pas s’ils seront en excellente forme physique lorsqu’ils prendront leur retraite. C’est sûr que les athlètes doivent faire de l’exercice, mais l’alimentation est aussi importante. Elle jouera un très grand rôle dans leur carrière et dans leur vie. Je suis Montréalais et un partisan fini des Canadiens. Ils sont l’âme de Montréal. C’est un honneur pour moi d’utiliser certaines de mes connaissances pour leur préparer de meilleurs repas et d’améliorer leur santé en général.

On dirait que P.K. vient te voir presque tous les jours! Est-ce juste nous qui pensons cela?

AP : L’an dernier et l’année d’avant ça, P.K. est venu dîner et souper au restaurant à tous les jours. Dès qu’il finissait de s’entraîner, il venait ici en début d’après-midi, il allait faire une sieste, jouait son match et revenait ici après. Il suit une diète stricte lorsqu’il est à Montréal durant la saison.

Vous étiez colocataires à Toronto durant l’été lorsque tu enregistrais des émissions de Chopped Canada. Lui préparais-tu des repas durant ses entraînements?

AP : J’ai cuisiné un peu, mais nous sommes allés dans différents restaurants que je connaissais. Je faisais attention à lui. Il avait seulement le droit de manger du steak, des légumes verts et des salades. Mais j’ai cuisiné pour toute la famille Subban lorsque nous sommes allés à leur domicile. Je me sens comme chez moi chez eux.

Quels autres joueurs sont des clients réguliers chez Park?

AP : Honnêtement, tous les gars de l’équipe viennent souvent. Ils n’habitent pas dans le coin, mais quand ils ont besoin d’un petit coup de pouce, ils viennent me voir. Ils viennent encore plus souvent durant les séries éliminatoires.

Ton restaurant ferme ses portes vers environ 23h le soir. Restes-tu ouvert un peu plus longtemps après une grosse victoire pour que les gars puissent venir célébrer?

AP : (rires) Ils m’enverront habituellement un texto à l’avance pour me dire qu’ils viendront prendre une petite bouchée ou prendre une commande pour emporter. Je garderai le restaurant ouvert pour environ une heure de plus pour eux. Ça ne me dérange pas de le faire pour mes amis.

Lorsque les joueurs des Canadiens se présentent, que leur prépares-tu? Leur concoctes-tu quelque chose de spécial qui n’est pas sur le menu?

AP : Toujours quelque chose qui n’est pas sur le menu. Je dois le faire parce qu’ils viennent manger très tard et ils doivent digérer leur nourriture. Je retire tous les ingrédients gras des plats. Je leur prépare quelque chose qui va combler leur appétit mais qui se digère rapidement.

Étant un travailleur acharné, as-tu le temps d’aller voir des matchs au Centre Bell durant la saison?

AP : Je n’y vais pas souvent parce qu’à chaque fois que j’y vais, ils perdent. (rires) On dirait que lorsque je leur fais à manger, ils gagnent. Mais quand je vais les voir jouer, ils perdent. Ils ont perdu les trois fois que je suis allé au Centre Bell l’an dernier. Toutefois, j’adore amener mon fils de huit ans Alex. C’est une expérience différente. C’est amusant de sortir de ma cuisine à l’occasion!

Quelle est la meilleure chose à manger en regardant un match de hockey?

AP : Les gens devraient manger des plats différents lors des événements sportifs. Ils devraient avoir à leur disposition des options plus saines que de la pizza, de la poutine, du pop-corn ou des frites. La meilleure chose que vous pourriez manger serait des sushis ou des makis. C’est rapide à faire et à manger. Peut-être qu’un jour nous verrons un kiosque Park au Centre Bell dans un avenir rapproché. Je demanderai à P.K. de m’aider! (rires)

Des autres joueurs de la LNH jusqu’à Aaron Rodgers et Andy Murray, pourquoi crois-tu que les plus grands athlètes de la planète viennent toujours à ton restaurant lorsqu’ils sont en ville?

AP : C’est vraiment cool de les voir chez moi. Je connais beaucoup d’agents et ils parlent à leurs clients. À partir de là, les athlètes discutent entre eux. Pas besoin de marketing. Si vous servez de la nourriture de qualité, les gens en entendront parler et ça deviendra du bouche à oreille. C’est un honneur pour moi de les recevoir dans mon établissement.

Propos recueillis par Hugo Fontaine.

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