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Site officiel des Canadiens de Montréal

Caufield et Harris: Se tailler une place

Deux espoirs des Canadiens tentent de représenter l'équipe américaine au Championnat du monde junior

par Shauna Denis, traduit par Florence Labelle @CanadiensMTL / canadiens.com

PLYMOUTH, MI - Cole Caufield et Jordan Harris sont deux bonnes raisons d'encourager l'équipe américaine durant les Fêtes, cette année.

Le duo d'espoirs du Tricolore fait partie d'une sélection de 28 joueurs présentement rassemblés au Michigan, rivalisant pour l'une des 23 places à combler en vue du Championnat du monde junior de hockey 2020 ayant lieu en République tchèque.

À sa deuxième saison avec l'université Northeastern, Harris a déjà égalé, en seulement 18 matchs, le total de points qu'il avait amassés en 39 parties disputées la saison dernière. Bien qu'il se dise heureux de sa productivité accrue, le défenseur de 19 ans se concentre davantage sur les progrès qu'il a faits ailleurs que sur la feuille de pointage.

Video: Un espoir des Canadiens excelle à sa deuxième année

« Je crois que les points viennent avec la progression de ton jeu », a expliqué Harris, qui a été repêché par les Canadiens au troisième tour, 71e au total, en 2019. « Juste mentalement, en comprenant le jeu dans son ensemble et en choisissant les moments où je peux m'avancer offensivement, tout en m'assurant de bien m'occuper de la zone défensive. C'est là que mon progrès s'est fait. Les points ont suivi après ça. »

Celui qui poursuit des études en administration des affaires a mérité ses récents succès au hockey de la même façon qu'il s'est procuré sa moyenne générale pondérée de 3,4 sur 4 - en étant un étudiant exemplaire.

« Mon but est de simplement m'améliorer là où je le peux, a-t-il expliqué. À l'école, on a beaucoup de séances vidéos pour perfectionner des petits détails. Ces détails sont importants parce qu'ils deviennent des habitudes qui mènent à ton succès à long terme. »

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En plus d'avoir à l'œil quelques objectifs à long terme, Harris ne perd pas de vue son but le plus immédiat: celui d'obtenir son billet pour la République tchèque.

« Tu grandis en regardant le Championnat du monde junior. Ma famille le regarde chaque année et je sais que c'est pareil pour beaucoup de familles de hockey. Ce serait un grand honneur d'affronter la meilleure compétition au monde, à cet âge, a-t-il souligné Ça aiderait ma qualité de jeu. De pouvoir compétitionner contre ces joueurs, ce serait énorme. Ce serait un immense honneur. »

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S'il reçoit l'appel tant espéré, la veille de Noël, ce sera la première fois que Harris représentera les États-Unis lors d'un évènement international.

Video: Cole Caufield et Jordan Harris au camp du CMJ

Caufield, pour sa part, représente depuis deux ans l'emblématique drapeau étoilé et rayé au sein du programme national de développement américain (USNTDP). Et le principal intéressé se sent bien à son aise en ce terrain connu qu'est Plymouth.

Tireur d'élite doté d'un flair pour le filet adverse, Caufield a quitté le USNTDP à titre de meilleur marqueur de l'histoire de l'organisation, grâce à une récolte de 126 buts en 123 matchs en carrière. Le choix de premier tour des Canadiens en 2019 a poursuivi son effervescente production offensive dans les rangs universitaires et mène actuellement les élèves de première année dans la NCAA avec 12 buts et 20 points en 18 parties disputées.

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« Ç'a été vraiment amusant, jusqu'à maintenant. C'est différent, jouer contre des gars plus vieux, mais c'est bon pour mon développement », a reconnu le tireur de précision qui a établi un record à son école, cette année, après avoir été le premier joueur de l'ère moderne à inscrire plus d'un but à ses deux premiers départs avec les Badgers. « C'est évident que je voulais connaître un bon départ et je pense avoir réussi, mais j'ai eu des hauts et des bas durant la saison. »

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« La saison est longue et il reste encore beaucoup de matchs à jouer, a ajouté Caufield. Je suis plutôt content d'où je suis rendu aujourd'hui, mais il y a encore beaucoup de travail à faire. Le plus important, c'est la constance, parce que si tu es bon un soir, mais pas le suivant, tu n'as pas vraiment un grand impact. Progresser et m'améliorer chaque weekend, c'est ce qui est important pour moi en ce moment. »

Sa courbe d'apprentissage rapide et son tir des poignets d'autant plus rapide ont fait tourner plus d'une tête à travers la NCAA, incluant celle de l'entraîneur-chef de l'Université du Minnesota-Duluth, Scott Sandelin, que l'on pourra apercevoir comme entraîneur-chef de l'équipe américaine, cette année au Championnat du monde junior.

« J'aime la passion avec laquelle il joue. Il adore le hockey. Il est à l'aréna tôt, chaque jour, il travaille sur des trucs », a dit Sandelin, qui a remporté une médaille d'argent en tant qu'entraîneur-adjoint au championnat de l'an dernier. « C'est un joueur qui adore marquer des buts, mais je crois qu'il a aussi des habiletés de fabricant de jeu. Il adore venir à l'aréna et c'est une excellente qualité à avoir. Les gars qui aiment vraiment le jeu et veulent s'améliorer sont ceux qui réussissent. »

Sandelin en sait quelque chose. Sélectionné au 40e rang par le Tricolore au Repêchage de la LNH de 1982, l'ancien défenseur a passé les quatre premières années de sa carrière professionnelle au sein de l'organisation des Canadiens, côtoyant une formation qui incluait des joueurs de la trempe de Larry Robinson et Chris Chelios.

« Je crois que chaque fois que tu as la chance de comparer ton jeu à celui des meilleurs joueurs de moins de 20 ans, ça peut seulement t'aider à bâtir ta confiance », a souligné Sandelin, qui a revêtu l'uniforme des États-Unis au Championnat du monde junior de 1984. « J'ai vu beaucoup de joueurs revenant de ce tournoi poursuivre la deuxième moitié de la saison et exceller parce qu'ils progressent et gagnent beaucoup en confiance.

« Le rythme du jeu est très élevé et les joueurs sont tous vraiment bons, puis le niveau d'intensité est très haut, a-t-il poursuivi. C'est un bon outil de préparation pour continuer vers la LNH. »

Pour Caufield et Harris, ce serait aussi un rêve d'enfance devenu réalité.

« Quand tu grandis en regardant ce tournoi, tu rêves d'un jour y participer. C'était une tradition, pour ma famille, de regarder ça. Avoir la chance d'en faire partie, ça signifie beaucoup pour moi. »

Peu importe le nombre de fois où tu enfiles le rouge, blanc et bleu, il est difficile de se lasser de représenter son pays.

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