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Site officiel des Canadiens de Montréal

Calepin des séries – 9 mai

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Dans ce calepin, Eller parle du travail des arbitres, Murray de mises en échec et Therrien de l’adaptation de ses attaquants.

Dans le droit chemin: Lorsque les séries éliminatoires débutent, il y a deux écoles de pensées par rapport aux pénalités. Il y a ceux qui voient la diminution du nombre de pénalités décernées comme une aberration, alors qu’il y en a d’autres pour qui il s’agit d’une façon de ramener le hockey à son essentiel. Mais quand on observe les chiffres, une chose est certaine, c’est que le nombre de punitions a grandement diminué entre la saison régulière et les séries, entre les Canadiens et les Bruins. Alors qu’en moyenne, 23,5 minutes de punition ont été décernées par match en saison en saison régulière, les joueurs ont passé en moyenne seulement 13,5 minutes au cachot en séries.

«Je crois que arbitres ont fait un bon travail. J’aime mieux que le jeu suive son cours, qu’il y ait trop de pénalités dans un match. Ils ont fait un bon travail à ce chapitre jusqu’ici. Ils laissent les joueurs jouer », a souligné Lars Eller, qui ajoute toutefois que les arbitres ne sont pas la seule raison pour laquelle on entend moins souvent les sifflets. «Tout le monde porte également une attention particulière à ce qu’il fait à son bâton. Personne ne veut prendre de pénalité stupide. Tout le monde est très conscient de ce qui se passe sur la glace. »

Douglas qui roule amasse… : Douglas Murray a indéniablement ajouté une dimension physique supplémentaire aux deux derniers affrontements entre les Canadiens et les Bruins, tout en restant hors du banc des pénalités.

«C’est toujours important pour moi de jouer un style physique, mais propre », a mentionné le colosse, qui a distribué 11 mises en échec au Centre Bell cette semaine. «J’essaie de rendre mes coéquipiers plus confortables sur la glace. Et j’essaie surtout de rendre les joueurs de l’équipe adverse inconfortable. Je veux jouer d’une façon rude. »

Alors que plusieurs pensaient que l’incident où Murray avait été impliqué avec Michael Kostka allait changer la façon de jouer du solide gaillard, qui s’était vu imposer une suspension de trois matchs au début du mois d’avril.

«L’incident avec Kostka en fin de saison ne m’a pas vraiment incité à changer mon style. Tous ceux qui sont dans le monde du hockey savent que c’était un jeu bizarre. Je veux rester agressif. Quand tu deviens hésitant, c’est là que tu te mets encore plus dans le trouble. Je ne crois pas que ça m’a affecté vraiment», a ajouté Murray qui a disputé en moyenne 13 :09 en séries éliminatoires, depuis qu’il a réintégré l’alignement.

Un bon présage : Suite à la défaite de la veille, certains pourraient penser que Michel Therrien ressentirait un certain sentiment d’urgence. Cependant, le pilote de la formation montréalaise voit la série, présentement nez à nez avec deux gains de chaque côté, d’un bon œil.

« Une chose est certaine, plus la série avance, j’aime la manière que mon équipe joue, » indique l’entraîneur-chef, qui était derrière le banc en série pour une 50e fois en carrière mardi, notant que son équipe s’améliore à chaque rencontre. « Quand on regarde le début de la série, un quatre de sept contre les Bruins, la meilleure équipe de la ligue nationale, c’est un défi de taille. On est rendu dans une situation où c’est un deux de trois et tout peut arriver. J’aime la manière dont notre équipe se comporte. Match après match, je trouve qu’on joue mieux et qu’on gagne en confiance. C’est un très bon signe. »

En vrac: Plekanec

Sans vouloir pointer du doigt des joueurs en particulier, Therrien a indiqué que tous les attaquants doivent contribuer à l’offensive de l’équipe, suggérant que certains n’ont peut-être pas saisi la différence entre l’intensité en saison régulière et en séries éliminatoires.

« Tu veux que tes meilleurs joueurs soient en mesure de bien performer et de contribuer au succès de l’équipe offensivement, » a expliqué l’entraîneur-chef à propos de ses attaquants. « La chose que je retiens de ça, c’est que certains joueurs éprouvent des difficultés à contribuer offensivement. Ces genres de joueurs là se doivent de s’adapter à l’intensité des séries éliminatoires. Il y a une intensité de début de saison, une intensité de milieu de saison et une intensité de fin de saison régulière, puis quand tu arrives dans les séries éliminatoires, c’est un autre genre d’intensité. Ils doivent de s’adapter à ce défi. »

Le pilote des Canadiens a tout de même tenu à lancer quelques fleurs à l’endroit de la recrue Michaël Bournival, qui vit présentement ses premières séries éliminatoires dans la ligue nationale. L’ailier gauche de 21 ans, originaire de Shawinigan, a connu d’excellents matchs en séries jusqu’à présent, dirigeant quatre tirs au but lors de la rencontre de jeudi.

« Quand on parle de notre équipe qui joue de mieux en mieux, un gars comme Bournival s’adapte très bien à une série qui est amplement disputée des deux équipes », a lancé Therrien à propos du travail du jeune joueur. « Hier [jeudi], il a très bien patiné et il se sent confortable à jouer dans ces matchs-là. Définitivement, il a été un de nos attaquants les plus engagés dans le match. »

Vincent Cauchy et Élise Robillard écrivent pour canadiens.com.

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