Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Froese : un homme privilégié

Byron Froese sera toujours reconnaissant pour l'amour et l'incroyable soutien de sa femme Teil au cours de sa carrière

par Matt Cudzinowski. Traduit par Jennyfer Exantus. @CanadiensMTL / canadiens.com

Lorsqu'on voyage aussi souvent que Byron Froese l'a fait depuis qu'il a atteint les rangs professionnels il y a sept ans, avoir quelqu'un à qui se confier et qui le soutient est inestimable.

Dans le cas de Froese, cette personne est celle qui peut se targuer d'être sa femme depuis près de cinq ans, Teil. Les deux tourtereaux ont fait connaissance alors qu'ils étaient à l'université, au Manitoba.

«Tu ne t'en rends pas vraiment compte quand tu es une personne avec un train de vie normal, mais elle a toujours été là pour moi, a indiqué Froese, qui s'est marié avec sa copine de longue date le 28 juin 2013, à Calgary, seulement une semaine après l'inondation qui a ravagé le sud et le centre de l'Alberta.

«On a connu des hauts et des bas - plus de périodes difficiles il y a trois ou quatre ans et plus de bons moments au cours des dernières années -, mais c'était plaisant de le faire ensemble et d'avoir une vraie complice à mes côtés.»

À seulement 26 ans, Froese a déjà enfilé les patins pour 10 équipes professionnelles - deux dans la ECHL, cinq dans la Ligue américaine et trois dans la Ligue nationale - et Teil a été sa pierre angulaire, mettant même sa carrière en tant qu'infirmière de côté lorsque son mari était sur la route.

«Ç'a été un gros sacrifice pour elle, a soutenu Froese au sujet de sa douce moitié qui a terminé ses études à l'Université de Calgary quelques mois avant que le couple se marie devant parents et amis au Valley Ridge Golf Club.

«Elle travaille au bloc opératoire, mais lorsqu'on était à Cincinnati ou ailleurs aux États-Unis, elle ne pouvait pas le faire. Ç'a été difficile pour elle, mais l'avantage d'avoir été à Toronto ces dernières années était qu'elle puisse avoir un travail à l'Hôpital Toronto Western, un des meilleurs hôpitaux au pays. Elle était impliquée dans les chirurgies au cerveau et à la colonne vertébrale, et elle avait de bons collègues. C'était pas mal un emploi rêvé pour elle.»

Lorsque Froese a signé un contrat de deux ans avec les Canadiens l'été dernier, Teil a laissé cet emploi derrière elle pour le suivre au Québec. Malheureusement, elle ne parle pas encore couramment français, alors remplir les exigences pour pratiquer sa profession localement n'est pas dans les plans pour le moment.

«Au Québec, les règlements et les procédures sont différents. Elle a essayé d'obtenir sa licence de travail ici, mais tu dois réussir un examen en français, alors ça n'a pas fonctionné. On avait même considéré qu'elle se rende en Ontario tous les jours, mais c'est beaucoup trop de déplacements. On a donc décidé de mettre ça sur pause et de voir ce que l'année nous réservera, a expliqué Froese.

«Si on regarde ma carrière jusqu'à maintenant, j'ai fait partie de deux ou trois équipes par année, alors tu ne sais jamais ce qui peut arriver. Je sais seulement que c'était une journée vraiment difficile pour elle lorsqu'elle a dû quitter son emploi, mais ça démontre à quel point elle m'appuie.»

Le natif de Winkler, au Manitoba, s'est servi de ce formidable soutien tôt à l'automne dernier puisqu'il a rapidement fait une bonne impression devant l'état-major du Rocket de Laval pour ensuite être nommé le premier capitaine de l'histoire de l'équipe, le 3 novembre.

Cinq jours plus tard, Froese a été rappelé par le grand club et depuis, il a joué 32 matchs avec les Canadiens, amassant huit aides et neuf points, un sommet en carrière dans la LNH.

Inutile de mentionner que Teil a été un pilier pour le joueur de centre durant son parcours, et il ne pourrait être plus heureux de l'avoir à ses côtés pour la suite. Son désir de toujours prendre les choses comme elles viennent et d'encaisser les coups, selon Froese, est tout simplement sans égal.

«Je me souviens quand j'avais été rappelé par Toronto lorsque je jouais à Cincinnati, elle avait vidé notre appartement, elle avait tout mis dans un U-Haul et elle avait conduit jusqu'à Toronto, toute seule. Puis, elle a tout remballé elle-même de Toronto à Syracuse, la saison dernière. Et elle a tout fait ça avec un sourire sur son visage, s'est souvenu Froese.

«Elle est tout ce qu'on pourrait vouloir, et plus encore, et elle sait clairement comment me garder positif. Je lui cause beaucoup de stress, mais elle a été incroyable pour gérer tout ça. Elle aime simplement me voir réussir et me voir heureux. Je crois que ce sont les deux choses qu'elle aime mettre de l'avant.»

Froese s'attend à retourner la faveur à un certain moment dans sa carrière.

«Je vais boucler la boucle une fois que le hockey sera terminé, j'en suis sûr», a-t-il conclu.

En voir plus