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Larson: Poehling, un impact assuré

L'entraîneur de St. Cloud State University, Brett Larson, n'a pas tardé à devenir un partisan de Ryan Poehling

par Matt Cudzinowski. Traduit par Pierre-Antoine Mercier. @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - L'entraîneur-chef de St. Cloud State University, Brett Larson, se souvient avec émotion d'une conversation importante avec Ryan Poehling le 2 novembre dernier.

C'était lors du premier entracte du match contre les Tigers du Collège de Colorado, alors que les Huskies se sont retrouvés avec un déficit de 2-0.

« J'ai dit, Ryan, je peux voir à quel point tu es un bon joueur. Mais tu es maintenant au niveau d'être en mesure de changer le tournant d'un match. J'ai besoin de toi pour créer cette étincelle et soulever cette équipe », a confié Larson, à propos de sa discussion avec le premier choix des Canadiens.

Le joueur de centre âgé de 19 ans a pris le message de Larson à cœur et a marqué deux buts dans une victoire de 5-3 au Broadmoor World Arena.

« Il a été une pièce maîtresse dans cette victoire », a mentionné Larson. « Son niveau d'attaque et son habileté à jouer et à demander la rondelle étaient manifestantes. Il était évident qu'il avait franchi une étape importante: devenir un très bon joueur, il est devenu un gars qui a la capacité de dominer. »

Selon Larson, Poehling n'a pas lâché la pédale de gaz.

Dans les neuf matchs qui ont suivi cette rencontre à Colorado Springs, Poehling n'a pas inscrit son nom sur les feuilles de pointage à seulement une reprise. Il est actuellement en tête des Huskies avec 14 mentions d'aide et se classe au deuxième rang avec 17 points en 16 rencontres.

« Je peux dire qu'il travaille pour s'améliorer en tant que joueur, mais il aimerait aussi s'améliorer pour cette équipe », a félicité Larson, alors que les Huskies sont au premier rang et affichent un dossier de 13-1-2 jusqu'à présent cette année. « Lorsque vous avez ce genre de joueur de haut niveau qui comprend que non seulement son développement est important pour lui, mais qu'il est également important d'aider cette équipe à se rendre là où elle veut aller, c'est assez spécial. »

Collectionner les mentions d'aide

La capacité de jeu de Poehling a certainement attiré l'attention de Larson dès le début de leurs relations de travail.

Larson, qui était assistant-entraîneur avec l'Université du Minnesota Duluth, avant de se joindre en avril dernier à titre d'entraîneur-chef de St. Cloud State University, est un grand partisan du talent naturel de l'homme originaire de Lakeville, dans le Minnesota.

« Quand on a cette taille et cette capacité de patinage, avec ce type de mains et de vision, ainsi que sa capacité à jouer dans la circulation, je pense que c'est ce qui fait de lui un joueur spécial », a mentionné Larson. « Il a une excellente vision et un bon sens du jeu. Il est capable de faire beaucoup de jeux, que ce soit dans des endroits restreints ou dans la circulation. »

Larson a particulièrement distingué une passe qui l'a vraiment impressionné récemment.

C'était lors du match des Huskies contre l'Université du Nebraska à Omaha le 7 décembre dernier.

Cette superbe mention d'aide survient à 1min39s du vidéo YouTube.

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« C'était un match serré. Il a fait une excellente passe à Jimmy Schuldt en avantage numérique pour nous donner les devants 2-0 », a déclaré Larson, au sujet de l'espoir des Canadiens. « C'est un gars sur lequel vous pouvez compter chaque soir pour traverser les moments difficiles. »

Physiquement mature

Trouver des points faibles dans le jeu de Poehling est une tâche ardue, selon Larson.

Les jeunes joueurs peuvent toujours devenir plus forts, cependant, et c'est là que l'entraîneur des Huskies souhaite voir une amélioration au courant des prochains mois.

« La partie de son jeu qui a encore besoin de travail est le développement de sa force physique. Il est encore un très jeune garçon. Il est venu au collège très jeune. C'est un junior du point de vue de son arrivée, mais la plupart des gars de notre ligue ont joué un an ou deux de hockey junior avant leur arrivée », a expliqué Larson. « Il est toujours à un âge où beaucoup d'étudiants viennent d'arriver [pour jouer au hockey universitaire]. »

Alors que le temps passe et que Poehling continue de jouer avec son imposant physique de 6 pieds 2 pouces, Larson envisage de le transformer en joueur que les gens du Minnesota admirent déjà en abondance.

« Je le vois être un joueur du genre de Mikko Koivu parce qu'il est si bon sur 200 pieds », a déclaré Larson, faisant référence au capitaine de longue date du Wild du Minnesota. « Je le vois être le gars qui va pouvoir jouer dans n'importe quel type de situation. Il va jouer contre de vrais joueurs de haut niveau qui sont très forts. Il doit juste continuer à travailler pour s'assurer qu'il est capable d'assumer son rôle au prochain niveau. »

Garder un œil sur le Championnat mondial junior

Plutôt ce mois, Poehling a été un des 29 joueurs invités au camp de sélection de l'équipe américaine en vue du Championnat mondial junior 2019 de l'IIHF, qui débutera le 26 décembre en Colombie-Britannique.

Si Poehling fait partie de l'équipe finale, Larson s'attend à ce qu'il produise lors de sa deuxième participation consécutive à l'événement annuel.

La production de Poehling jusqu'à présent au cours de la campagne universitaire 2018-2019 est un bon indicateur qu'il va dans la bonne direction alors que la compétition approche à grands pas.

« Nous le surveillerons de près, car nous sommes fiers de lui. Nous l'encouragerons, car c'est un super jeune. Nous allons suivre ses progrès, bien sûr », a indiqué Larson. « Je pense qu'il va faire un bon tournoi. Il frappe au bon moment pour faire partie de l'équipe. »

Lorsque Larson qualifie Poehling de « bon jeune », il fait référence à sa conduite sur la glace et à l'extérieur.

Bien avant que l'attaquant des Huskies se prépare pour sa deuxième expérience au Championnat du monde junior, Larson se souvient de s'être assis avec l'espoir du Tricolore après avoir assumé ses nouvelles fonctions.

« C'est mon premier emploi à titre d'entraîneur-chef à ce niveau. Cette équipe a été vraiment bonne dans le passé. Ryan est un choix de premier tour. Il aurait pu m'accueillir en disant : « Qui est cet entraîneur adjoint qui vient ici pour occuper un poste d'entraîneur-chef, mais au contraire », a conclu Larson. « J'ai rencontré un jeune de haut niveau qui se soucie du programme, qui est disposé à être coaché et qui veut s'améliorer. Ce qui m'impressionne probablement plus chez lui que son talent, c'est son caractère. C'est amusant de se rapprocher de lui et de le connaître en tant que personne. »

Crédit photo: St. Cloud State University

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