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Site officiel des Canadiens de Montréal

Gallagher et Domi : Sur les traces de Cournoyer

Les attaquants du Tricolore ont bu les paroles de conseil du légendaire membre du Temple de la renommée à l'occasion d'une conversation plus tôt cette saison

par Dan Braverman, traduit par Visionnaire Communications @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Demandez à quiconque ayant déjà revêtu l'uniforme bleu, blanc et rouge et il vous dira qu'il ne manque pas de raisons pourquoi il est spécial de jouer au hockey à Montréal. Un des avantages les plus emballants est la capacité de croiser et d'obtenir des conseils de certains des joueurs légendaires du club qui ont représenté le Tricolore au fil des années.

Plus tôt cette saison, les attaquants des Canadiens Brendan Gallagher et Max Domi ont eu la chance de s'asseoir avec le membre du Temple de la renommée Yvan Cournoyer. L'ancien numéro 12 était très heureux de pouvoir partager un brin de sagesse avec les actuels numéros 11 et 13.

Un des conseils les plus riches offerts par l'ancien joueur aujourd'hui âgé de 77 ans est venu de l'ancien capitaine de Cournoyer, Jean Béliveau, dont la réputation de mener par l'exemple et de se soucier de ceux qui l'entourent est bien connue par tous ceux qui le connaissaient personnellement ou de loin.

« J'ai beaucoup appris de Jean puisque j'avais 20 ans quand je suis arrivé avec l'équipe, partage Cournoyer, qui s'est joint aux Canadiens sur un essai amateur de cinq matchs en 1963-1964 et qui a été capitaine de l'équipe de la saison 1975-1976 à la saison 1978-1979. « Jean nous disait : 'Je suis votre capitaine pendant la saison, mais je suis aussi votre capitaine pendant l'été. Si tu as un problème, faites-moi-le savoir et je vous aiderai'. »

Béliveau était dans la mi-trentaine quand Cournoyer est devenu un membre du CH et il voulait s'assurer que le jeune attaquant ne perdait pas de vue d'où il se trouvait et ce qu'il faisait avant qu'il soit trop tard.

« Il me disait toujours : 'Yvan, le temps passe tellement rapidement'. Et je lui répondais : 'Tu sais, j'ai encore bien du temps devant moi, j'ai 20 ans.' Il avait bien raison », affirme Cournoyer qui a accroché ses patins en 1978-1979 à l'âge de 35 ans en raison de problèmes de dos.

Il n'y a pas de doute que les deux membres actuels du Tricolore ont pleinement saisi l'importance de jouer pour les Canadiens. Quand Gallagher, qui dispute sa huitième campagne à Montréal et Domi, qui s'est joint à la formation dans le cadre d'une transaction estivale avant la saison 2018-2019, ont demandé à Cournoyer s'il avait déjà songé jouer pour une autre équipe, ils ont certainement aussi apprécié la réponse sans détour du vétéran de 16 saisons.

« Je crois que j'aurais cessé de jouer si on m'avait demandé de me joindre à une autre équipe », a déclaré Cournoyer sans cligner des yeux.

Bien sûr, Béliveau n'a pas été le seul grand membre du Tricolore avec qui Cournoyer a eu le privilège de jouer. Tirant de son expérience de patiner aux côtés de Henri Richard, Cournoyer a offert un compliment aux deux joueurs actuels du club qui, comme le 'Pocket Rocket' et le 'Roadrunner' sont plus petits de taille, mais qui compensent par leur agressivité et leur motivation sur la glace.

« Henri m'a montré beaucoup de caractère. Il n'était pas vraiment imposant, mais il aurait pu se battre avec n'importe qui, rappelle Cournoyer à propos de Richard, qui a amassé 1046 points en 1258 matchs à Montréal. « Il n'était pas gros, mais il avait beaucoup de détermination. Comme vous deux. »

Cournoyer a ajouté que Gallagher lui rappelait le receveur Julian Edelman des Patriots de la Nouvelle-Angleterre du haut de ses 5-pieds-10 et 198 lb, une comparaison que Gallagher a reçu comme un compliment.

« Il est un de mes joueurs favoris », affirme Gallagher.

Coéquipiers de format réduit, Domi et Gallagher étaient curieux de savoir comment Cournoyer, fiché à 5-pieds-7 et 178 lb sur le site Web de la LNH, a connu autant de succès, comme l'indique sa récolte de 428 buts et 435 passes en 968 points, à un moment où le jeu était dominé par les brutes et le brasse-camarades.

La réponse de Cournoyer était bien simple : sa vitesse.

À ce sujet, comment a-t-il hérité du surnom de Roadrunner?

« Un journaliste de Sports Illustrated est entré dans le vestiaire après [un match à New York] et il a dit : 'Yvan, aujourd'hui était comme le Roadrunner. Tu étais tellement rapide, tu as marqué des buts et personne n'arrivait à te toucher' », raconte le gagnant de 10 coupes Stanley. « IL a donc écrit dans Sports Illustrated : 'Le Roadrunner a marqué deux buts et personne n'arrivait à le toucher. Deux semaines plus tard, je suis retourné à New York et un gars est entré dans le vestiaire et a dit 'Sais-tu ce que tu m'as fait? J'ai dit que le Roadrunner avait marqué deux buts. Maintenant je suis forcé de patiner plus vite pour le reste de ma carrière. C'est ta faute'. »

Video: Café avec vos Canadiens : Domi, Gallagher, Cournoyer

Blague à part, c'est exactement ce que Cournoyer a fait, amassant quatre saisons de 40 buts et franchissant le cap des 25 buts 11 saisons de suite.

Le conseil le plus visionnaire offert à Gallagher et Domi par Cournoyer, récipiendaire du trophée Conn Smythe après avoir établi un nouveau record avec 15 buts en séries éliminatoires en route vers la 18e conquête de la Coupe Stanley du club en 1973, était très simple :

« Il ne faut jamais, mais jamais baisser les bras. Ne jamais abandonner, dit-il. Parce que vous avez une bonne équipe. »

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