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Brendan Gallagher a eu son lot d'adversités en 2016-2017, mais est déterminé à tourner la page sur la dernière saison

par Dan Braverman, traduit par Joanie Godin @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Brendan Gallagher avait hâte de pouvoir mettre ses malheurs et ses blessures derrière lui en amorçant la saison 2016-2017.

L'ailier de 25 ans revenait d'une saison au cours de laquelle il avait raté 17 matchs en raison de deux doigts fracturés qui ont nécessité une chirurgie et 12 autres à cause d'une blessure à l'aine. Il espérait donc reprendre son rôle de bougie d'allumage des Canadiens et aussi celui de petite peste cette année. La solide production offensive de Gallagher et son talent particulier est de déranger l'adversaire sont des impondérables importants que les Canadiens - tout comme leurs partisans - apprécient.

Mais tout juste après avoir célébré le Nouvel An, lors d'un match contre les Stars à Dallas, la main de Gallagher s'est retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment, soit directement dans la ligne de tir du puissant Shea Weber. Légère impression de déjà-vu… Le boulet du défenseur a fracturé la main de son coéquipier, la même qui avait été atteinte un an plus tôt. Résultat? Gallagher a dû s'absenter 18 matchs.

Cette blessure aurait certainement pu être évitée. Sauf que Gallagher aime bien se planter devant le gardien de but adverse, même si cela comporte un risque de se transformer en cible pour les tirs. C'est le risque qui vient avec ce style de jeu dans l'enclave. Mais ce n'est pas une deuxième fracture à la même main qui lui fera modifier sa façon d'être sur la glace.

«Je ne peux pas changer ma façon de jouer. Si je ne vais plus dans ces endroits, je ne serai plus efficace. Les blessures sont des choses qui arrivent et c'est malheureux que j'aie dû subir deux opérations en deux ans, mais il faut apprendre à vivre avec ça et à tourner la page», avait-il expliqué en janvier, à peine 10 jours après l'incident.

Des montagnes russes

Jusque-là, la saison de Gallagher avait été un mélange de séquences de feu et de périodes un peu plus ardues. Il a commencé l'année en lion, avec deux buts dans le match d'ouverture contre les Sabres à Buffalo et a inscrit neuf points à ses 10 premières rencontres. Puis les 10 suivantes ont été un peu plus difficiles, alors que le numéro 11 n'a récolté qu'un point - une aide - avant de redémarrer la machine avec sept points dans les 10 parties suivantes. 

Après cela, Gallagher n'a enfilé qu'un seul but avant d'être blessé. Il avait toutefois été très important, créant l'égalité en fin de match contre les Panthers de la Floride, dans un match que les siens ont éventuellement remporté en prolongation.

Video: Gallagher crée l'égalité sur une passe de Danault

Malgré tout, si vous demandiez à n'importe qui dans l'équipe de nommer le joueur qui a le plus de cœur, il y a de bonnes chances que la réponse soit Gallagher. Malgré une baisse de production, personne ne pourrait accuser l'ancien des Giants de Vancouver de ne pas avoir fourni l'effort nécessaire cette saison. Même si l'attaquant de 5 pi 9 po a raté près du quatre de la saison, il s'est tout de même classé au deuxième rang de l'équipe pour les tirs, avec 187, et a établi un record personnel avec 69 mises en échec. À son retour, il a retrouvé la bonne voie. À force de voir de l'action, les choses revenaient tranquillement à la normale.

«Plus j'étais à l'aise avec ce qui a changé dans ma main, plus je voyais des résultats. Ça s'améliorait», a admis Gallagher, qui a joué le 300e match de sa carrière lorsqu'il est revenu au jeu, le 12 février à Boston.

Sa confiance renouvelée lui a permis de terminer la saison sur une bonne note. En 13 matchs au mois de mars, il a inscrit quatre buts et six aides pour 10 points - dont une soirée de quatre points face aux Panthers. En séries, Gallagher a ajouté un but et deux aides en six matchs face aux Rangers de New York, au premier tour.

Plusieurs attribueraient le revirement de situation à son cœur et à son dur labeur, mais Gallagher a plutôt souligné que cela était dû à la stabilité au sein de son trio. Il a été flanqué de Tomas Plekanec et de Paul Byron pour la majorité des 12 derniers matchs de la saison et des séries.

«C'était très bien. Ç'a aidé mon jeu d'avoir un rôle et d'avoir les mêmes compagnons de trios. J'ai été capable de bâtir sur ça match après match. Je crois qu'il est important de créer cette chimie et que c'est un grand pas dans la bonne direction pour nous trois d'avoir cette chimie», a souligné Gallagher à LNH.com pendant les séries. 

La blessure a peut-être été une source de frustration, mais le fougueux attaquant se servira de cette adversité pour mieux avancer. Et de la détermination, il en a toujours autant, sinon plus.

«C'en a été une difficile. C'était vraiment très frustrant de devoir vivre ça deux saisons de suite, mais on apprend de ça. On pourrait dire que c'est un moment difficile dans ma carrière, mais il faut apprendre à gérer ça et à passer à autre chose. On ne peut rien y faire, on s'adapte», a conclu Gallagher.

Video: Brendan Gallagher sur son retour de sa blessure

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