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Site officiel des Canadiens de Montréal

Et la lumière fut

Brandon Davidson avoue avoir touché le fond cette saison, mais est plus qu'optimiste pour la suite des choses

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Il y a des moments dans la vie où on se perd. On perd ses repères, sa confiance, on n'arrive plus à être soi-même, à faire toutes ces petites choses qui menaient au succès. C'est exactement ce que Brandon Davidson a vécu cette année. Mais la bonne nouvelle, c'est qu'il a vu la lumière au bout du tunnel et qu'il est maintenant plus motivé que jamais à devenir un rouage important chez les Canadiens.

Le défenseur de 25 ans espérait que sa troisième saison dans la LNH soit sa meilleure. Il était prêt et il avait passé l'été à s'entraîner comme jamais. Mais une commotion cérébrale l'a tenu à l'écart du jeu en présaison. Puis il a subi une blessure au haut du corps lors du premier match de la saison alors qu'il portait les couleurs des Oilers d'Edmonton. Résultat? Il a raté les 30 matchs suivants.

«Ça m'a fait prendre un peu de retard après avoir connu un si bon été. En arrivant à Edmonton, j'ai atteint mes objectifs lors des tests physiques. Mais quand je me suis blessé, ça m'a fait très mal. Ç'a été un dur coup pour moi et j'ai perdu beaucoup de ma confiance, a admis celui qui a été acquis par les Canadiens le 28 février.

«Même quand je suis revenu au jeu, je sentais que je n'étais plus le même, que je ne jouais pas aussi bien. Je vivais encore avec les difficultés dues à la blessure. Je ne bougeais pas comme je voulais, je ne faisais pas ce que je voulais faire. Alors c'était vraiment frustrant et difficile.»

Pour utiliser une expression bien connue, il a touché le fond du baril.

«Ce serait une bonne analogie. J'ai certainement touché le fond et je suis très optimiste que la prochaine saison, je serai meilleur», a mentionné Davidson, qui n'a joué que 10 matchs en saison régulière avec le Tricolore - au cours desquels il a amassé deux mentions d'aide - et trois autres en séries.

C'est parfois quand on touche le fond qu'on prend un peu de recul pour analyser la situation et c'est ce que Davidson a fait.

«J'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir. J'ai compris ce que je devais faire, sur quoi je devais travailler pour avoir du succès. J'ai beaucoup appris sur moi. J'ai appris à gérer les difficultés qu'entraîne une blessure et aussi le côté confiance de la chose. Parce que le hockey est très mental, n'est-ce pas?» a-t-il souligné.

Davidson estime donc que sa campagne 2016-2017 en a été une d'apprentissage. Il a gagné en maturité et maintenant, il souhaite transformer tout le négatif de la dernière année en énergie positive pour être prêt pour la prochaine saison. D'ailleurs, il n'a même pas pris de vacances après l'élimination des siens. Il a repris l'entraînement dès son retour à la maison, à Taber une petite ville de 8500 habitants en banlieue de Lethbridge.

«Je devais prendre tout le négatif, en tirer des leçons et le transformer en positif. C'est facile à dire, mais j'ai travaillé sur ça tout au long de la dernière année. Ç'a été un processus, une suite d'essais et d'erreurs. C'est une des choses les plus difficiles que j'ai faites dans ma carrière», a expliqué le numéro 88 des Canadiens.

Car la bonne nouvelle, c'est que le natif de Lethbridge est de nature optimiste.

«J'ai vu la lumière au bout du tunnel. Ça me donne une nouvelle perspective. J'ai réalisé à nouveau que j'étais un bon joueur de hockey et c'est ce qui me motive pour la saison morte», a-t-il affirmé.

Cette lumière, il a commencé à la voir en séries, alors qu'il a retrouvé ses moyens. La fin de saison abrupte a toutefois mis fin à son élan. Sauf que Davidson n'a pas l'intention de perdre le rythme et il a de grandes ambitions pour la prochaine saison à la ligne bleue du Tricolore.

«Cet été, je travaille sur mon tir et ma mobilité, notamment. Je pense honnêtement que je peux être l'homme de la situation. Je peux être un leader et après avoir appris tout ce que j'ai appris, je pense que pour l'an prochain, sky is the limit

En plus d'avoir grandi sur le plan personnel, Davidson a pu observer de près deux des meilleurs défenseurs de la LNH en Shea Weber et Andrei Markov.

«On apprend, juste en étant autour d'eux, en voyant comment ils se comportent, sur et à l'extérieur de la glace. Ç'a été un privilège de les voir aller. Je suis reparti avec toutes ces leçons pour les mettre en pratique cet été», a conclu Davidson, qui a pris part à 101 rencontres en saison régulière depuis ses débuts dans la LNH.

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