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Site officiel des Canadiens de Montréal

Davidson, survivant du cancer

Le défenseur a eu un cancer en 2012 et cela ne l'a rendu que plus fort

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - On dit parfois que le sport peut sauver des vies et le cas de Brandon Davidson en est un parfait exemple.

Il y a cinq ans, lors des évaluations physiques des Barons d'Oklahoma City, les médecins ont découvert une masse sur le corps du hockeyeur, qui était âgé de 21 ans. 

Résultat? Cancer des testicules. La nouvelle a eu l'effet d'une bombe, évidemment. Car Davidson n'avait eu aucun symptôme. Impossible de se préparer à un tel diagnostic quand on croit être au sommet de sa forme.

«Ç'a été difficile. Il y a eu beaucoup de larmes, beaucoup de questions. C'était une surprise plus qu'autre chose puisque je n'avais eu aucune indication que quelque chose clochait. C'est une bénédiction d'avoir eu ces tests physiques», a admis le numéro 88 des Canadiens.

Rapidement, on lui a expliqué qu'il s'agissait d'un cancer curable. Et rapidement aussi, on l'a envoyé sur la table d'opération.

«On m'a enlevé la tumeur immédiatement. Puis j'ai fait des traitements de radiothérapie. Trente jours après ma chirurgie, j'ai commencé la chimiothérapie. J'en ai fait deux rondes en un mois. J'ai tout de suite su qu'on pouvait guérir ce cancer et que j'allais passer à travers. Il y a eu des moments difficiles au début, mais j'ai commencé à me sentir mieux une fois la chimio terminée», a raconté Davidson.

Le défenseur a perdu 25 lb pendant les traitements. La pente allait être longue à remonter, mais il a pu compter sur le soutien de sa famille, mais aussi de toute l'organisation des Oilers d'Edmonton. Ce sont eux qui ont assumé les coûts des traitements donnés au Centre de cancérologie Peggy and Charles d'Oklahoma City. 

«C'est un centre de cancérologie très reconnu. On a discuté avec les membres de l'équipe et le personnel médical à savoir où on aurait le plus de succès et ç'a adonné que c'était à Oklahoma City - une autre bénédiction pour moi. Je serai éternellement reconnaissant envers les Oilers», a-t-il expliqué.

Davidson n'a pas mis de temps à retourner sur la glace. Deux mois et demi après la fin des traitements, il est allé jouer quelques matchs dans la ECHL, avant d'être rappelé dans la Ligue américaine. En tout, il a été à l'écart du jeu pendant quatre mois.

«J'ai eu la peur de ma vie. C'est une bonne chose que j'aie eu une si bonne organisation derrière moi et aussi un très bon groupe de personnes pour me soutenir. Mon niveau de motivation était plus élevé que jamais parce que j'avais une nouvelle perspective sur la vie. J'ai vu ça comme un signe. Là où je voulais me rendre, c'est là où j'allais être, a mentionné l'Albertain, maintenant âgé de 26 ans.

«C'est une période très difficile de ma vie, mais un gars change et apprend. Quand tu tombes, tu te relèves et tu continues à aller de l'avant. C'est ma philosophie face à tout ça et ç'a été bénéfique pour moi. J'ai tiré le positif de tout le négatif et je suis reparti avec ça.»

Davidson l'admet, le cancer a fait de lui un homme nouveau.

«Après la chimio, j'ai vraiment senti qu'il y avait quelque chose de différent, que j'étais une nouvelle personne. La vie est courte. Tu réalises qu'il y a des choses plus importantes dans ta vie. Tu as des buts, des rêves et je crois avoir compris ce que je voulais vraiment dans la vie. C'est la motivation que j'avais besoin. J'ai changé ma façon de penser.

Je suis devenu une autre personne et ça m'a tellement changé puisque j'ai commencé à me concentrer sur le positif au lieu du négatif», a-t-il expliqué.

Cette vision, Davidson l'a transportée sur la glace et à l'entraînement. Tout cela l'a motivé à travailler encore plus fort. Et évidemment, il est conscient que c'est son sport qui lui a permis d'agir si rapidement face à la maladie.

«Je sais que si je n'avais pas joué au hockey, ç'aurait pu être un plus gros problème. Le fait qu'on l'ait trouvé si rapidement à cause des tests a accéléré le processus. Si on ne l'avait pas découvert aussi rapidement, ç'aurait été une autre histoire. Je suis extrêmement reconnaissant envers le hockey», a admis le natif de Lethbridge.
Davidson est maintenant en rémission depuis cinq ans. Il passe un test par année pour s'assurer que tout est normal.

La rémission a toutefois été accompagnée d'anxiété au cours des dernières années.

«Même quelques années plus tard, il y a un pourcentage de chances que ça revienne. Ça reste toujours dans mon esprit et c'est pour ça que je pense comme ça maintenant. On n'a qu'une vie à vivre et j'allais en profiter au maximum, peu importe ce qui allait m'arriver. J'ai changé cette peur en motivation, et peut-être aussi un peu en rage, ce qui m'a peut-être poussé», a-t-il conclu.

Brandon Davidson est la tête d'affiche des Canadiens pour le Movember cette saison. Pour vous joindre à Brandon et ses amis moustachus ou pour faire un don et faire une différence pour la santé des hommes, visitez la page Movember de l'équipe.

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