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Site officiel des Canadiens de Montréal

Bonjour Nikita

par Staff Writer / Montréal Canadiens

PHILADELPHIE – La décision prise par Nikita Scherbak de traverser l’Atlantique lui aura souri. Moins de deux ans après avoir quitté sa Russie natale, le jeune homme a été choisi par les Canadiens de Montréal, au premier tour du repêchage 2014.

«C’est fou. Je suis tellement nerveux. C’est vraiment des émotions positives pour ma famille et moi. C’est une grande journée pour moi», a lancé d’entrée de jeu le solide ailier droit du haut de ses 6-pieds-2, quelques instants après avoir entendu Trevor Timmins prononcer son nom sur l’estrade du Wells Fargo Center. «Montréal c’est une grande équipe remplie d’Histoire. Quand j’étais à Saskatoon, je regardais des matchs de la LNH et je voyais bien qu’à Montréal, c’était fou. »

Scherbak, qui était classé au 15e rang des patineurs évoluant en Amérique du Nord par la centrale de repêchage, a connu toute une saison recrue avec les Blades de Saskatoon, contrairement aux résultats de l’équipe de la WHL. Malgré un manque d’appui, Scherbak a réussi à présenter des chiffres plus qu’enviables à sa première campagne, enregistrant 78 points, dont 50 mentions d’aide, en 65 matchs.

«Je suis un bon fabricant de jeu. Je peux facilement faire bouger la rondelle en avantage numérique. Je suis beaucoup plus un fabricant de jeu qu’un tireur», a souligné le jeune homme qui a terminé au premier rang des pointeurs chez les recrues en 2013-2014, avec près de 20 points de plus que son plus proche poursuivant.

Alors que beaucoup questionnent les choix de joueurs de nationalité russe au repêchage de la LNH en raison de la possibilité qu’ils aillent évoluer dans la KHL, Scherbak en a rassuré plus d’un.

«À chaque entrevue que je fais, je le répète. De jouer dans la LNH c’est mon rêve, c’est le rêve de ma famille. C’est mon rêve de jouer dans la LNH, je ne pense pas à la KHL», a insisté celui qui a appris l’anglais rapidement, en immersion complète dans la langue de Shakespeare à son arrivée en Saskatchewan.

« Le plus difficile a été la langue. Le premier mois, je gesticulais pour parler, je leur montrais ce que je voulais faire. J’aime parler, alors j’ai appris en leur parlant, dans le vestiaire, sur la glace. Les gars m’ont beaucoup aidé», a souligné le jeune ailier, qui a également dû s’adapter aux dimensions de patinoire et au style de jeu différent de lorsqu’il évoluait dans Ligue de hockey junior de Russie. «Je veux vraiment remercier les Blades de Saskatoon, les joueurs comme les entraîneurs qui m’ont aidé et supporté au courant de ma première année. »

Tous les efforts fournis par Scherbak pour s’intégrer à son nouvel environnement ont eu un écho chez le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, qui recherchait un joueur étant capable de faire preuve de caractère, peu importe son pays d’origine.

«Il a un désir de jouer dans la LNH. Juste le fait de venir à Saskatoon, de vouloir jouer dans la WHL, en Amérique du Nord. Il aurait pu rester en Russie et être confortable là-bas. Son rêve est de jouer dans la LNH et c’était une des raisons pourquoi je voulais le rencontrer avant le repêchage», a lancé Marc Bergevin après la première ronde du repêchage, sachant qu’il sera bien entouré chez les Canadiens, notamment avec la présence d’Alexei Emelin et Andrei Markov.

Le directeur général était bien heureux de pouvoir le sélectionner encore au 26e rang, puisque s’il n’avait pas été disponible, ça aurait changé bien des plans. En effet, il y a eu beaucoup d’activité à la table du Tricolore quelques instants avant d’être appelé sur le podium. Et Bergevin ne s’en est pas caché.

Scherback au podium

«Il était plus haut sur nos listes que l’endroit où on l’a repêché. On se préparait donc, si une autre équipe le prenait, à reculer. C’est pour ça qu’il y avait de l’action», a lancé celui qui en était à son deuxième repêchage à la barre des Canadiens. «C’est un joueur qui a le talent pour jouer sur les deux premières lignes. C’est certain qu’on ne commence pas là, mais ses capacités le placent dans un top 6. »

Mais avant de penser à percer les rangs du Tricolore, Scherbak devra d’abord et avant tout passer par le processus habituel d’un jeune homme qui veut se rendre dans la LNH.

«Il participera à notre camp de développement la semaine prochaine, puis au camp d’entraînement et on verra. Pour l’instant il est entre les mains de Martin Lapointe et de Patrice Brisebois qui vont s’assurer qu’il est sur une bonne voie », a mentionné Bergevin. «Il a un bon gabarit, mais il peut encore ajouter un peu de viande autour. »

D’ailleurs ce gabarit a beaucoup évolué depuis que la centrale de repêchage de la LNH a fait sa plus récente liste, alors que l’attaquant était listé à un poids de 172 livres, poids qui n’a pu être révisé puisque l’attaquant n’a pu participer au Combiné de la LNH pour des questions administratives.

«Je pèse maintenant 190 livres », a-t-il assuré. «Mais aujourd’hui je ne sais pas. Je n’ai pas vraiment mangé, j’étais trop nerveux. Je me suis rongé les ongles par contre.»

Maintenant c’est donc en tant que membre de la grande famille des Canadiens que Scherbak regardera les prochaines rondes du repêchage qui se tiendront dès 10h samedi matin.

Bienvenue dans la famille Nikita!

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.


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