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Bonjour, je m'appelle...

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Ryan Russell a marqué son premier tour du chapeau chez les professionnels en novembre. Deux des buts ont été marqués en infériorité numérique.

MONTRÉAL – Face à l’abondance de joueurs espoirs à Hamilton, il est facile de se perdre dans le va et viens. Surtout quand ces jeunes joueurs atteignent la LNH avant même d’apposer sa signature sur un premier contrat professionnel. C’est notamment le cas de Ryan Russell.

En mai 2007, les Canadiens ont acquis Russell des Rangers de New York et ils lui ont rapidement fait signer un contrat de débutant. Près de deux ans plus tard, l’athlète originaire de Caroline en Alberta connaît une excellente deuxième saison chez les professionnels. Il a amassé 24 points en 50 matchs tout en maintenant un différentiel de buts positif depuis le début de la saison, ce qui le place au sommet ou près du sommet à ce chapitre chez les Bulldogs.

La confiance a joué un grand rôle dans ses succès de deuxième année, notamment grâce à un championnat remporté chez les Cyclones de Cincinnati de la Ligue de la Côte Est en 2007-2008.

« Cette victoire a été énorme », raconte Russell à propos de la conquête de la coupe Kelly. « C’était vraiment quelque chose de spécial et cela m’a donné l’occasion de jouer davantage et de terminer ma saison sur une belle note. Après cela, j’étais prêt pour faire le saut à temps complet dans la Ligue américaine. »

C’est certainement là où il se retrouve aujourd’hui. Mais où est-ce que tout cela a commencé et qui est Ryan Russell? 

« Je suis un gars de la ferme », dit-il. « Plus jeune, mon frère et moi nous nous levions tôt – pas trop, heureusement – et nous faisions des tâches typiques de la ferme. Nous ramassions du foin, conduisions le tracteur et nous montions des clôtures. »

Monter des clôtures?

« Parfois les vaches prennent peur et ils tentent de passer par dessus la clôture et ils la détruisent. Il faut alors les remonter. »

Si les tâches routinières n’ont pratiquement aucun attrait pour lui quand il était enfant, Russell a maintenant hâte de retourner chez lui après une longue et épuisante saison de hockey.

« Je m’en ennuie un peu », a admis le jeune homme de 21 ans. « C’est l’endroit parfait pour s’évader, relaxer et passer du temps en famille. »

Cette famille comprend ses parents, son grand-père et son unique frère – son jumeau Kris, qui en est à une deuxième saison à la ligne bleue chez les Blue Jackets de Columbus.

Le duo a grandi dans le même uniforme jusqu’à l’âge de 16 ans quand leur séjour chez les juniors a pris une différente direction. Ryan, ‘l’aîné’ des deux a pris la direction de Kootenay, tandis que Kris s’est joint aux Tigers de Medicine Hat.

Les frères Russell : Ryan (gauche) et Kris
« C’était différent de jouer contre lui, mais c’était plus amusant et tellement plus compétitif », de faire remarquer Ryan, qui s’est constamment retrouvé parmi les cinq meilleurs marqueurs de son équipe junior, s’améliorant de saison en saison.

La compétition faisait vraiment partie intégrante de sa vie. Le duo a passé quelques saisons au sein de la même division, ce qui n’a qu’intensifié leurs batailles sur glace. Possiblement un peu plus que leur maman l’aurait désiré.

« Nous nous sommes battus à notre premier match un contre l’autre », raconte Kris. « Il était toujours un des meilleurs de son équipe ; il n’était pas question que je le laisse marquer un but contre moi. »

Même si ce n’était pas le grand amour entre les deux sur la patinoire, le duo est aussi près l’un de l’autre aujourd’hui à l’extérieur de la patinoire, même s’ils résident à des centaines de kilomètres.

« On se parle souvent à quelques jours d’intervalle », affirme Ryan.

« C’est bon parce que nous nous aidons toujours l’un et l’autre », ajoute Kris à propos de leurs discussions régulières. « Si l’un d’entre nous vit quelque chose, l’autre sera le premier à recevoir l’appel. Nous savons comment faire affaire ensemble et quoi dire pour relancer l’autre. »

Voir son frère réussir dans la LNH a ajouté de la motivation à l’attaquant de 5’10’’ et 180 livres, mais il aimerait faire plus que de simplement marcher dans ses traces.

« J’ai observé des gars de mon gabarit », indique Ryan. « Des gars comme Saku et Martin St-Louis qui ont vraiment eu une influence sur moi. Ils sont peut-être plus petits, mais ils sont dominants. »

Il donne le crédit pour son éthique de travail à ses parents, qui possèdent la ferme avec son grand-père et qui travaillent dans une usine de Shell du voisinage.

« En grandissant, ils ont travaillé très fort pour nous offrir des occasions et nous montrer comment tout donner », dit-il. « Maintenant nous suivons leur exemple pour leur rembourser les sacrifices qu’ils ont faits pour nous. »

Voilà donc un peu l’historique d’un des espoirs du Tricolore. Est-ce qu’il y a autre chose que les fans devraient connaître à son propos?

« Il est assez réservé et il est difficile de savoir ce à quoi il pense », fait remarquer Kris. « Je ne sais pas s’il a des secrets, mais si lui ou moi savions de quel secret il s’agit, j’en parlerais certainement! »


Heather Engel écrit pour canadiens.com. Traduit par Philippe Germain.
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