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Avec tout son coeur

par Staff Writer / Montréal Canadiens

NOTE: Cet article a initialement été publié sur canadiens.com le 12 janvier 2016. Nous avons décidé de le partager de nouveau pour souligner la Fête des mères. Nous aimerions souhaiter à toutes les mères un très beau dimanche. Merci à vous toutes pour tout ce que vous faites!

MONTRÉAL – Le sourire qu’affichait Brendan Gallagher au jour de l’An démontre exactement ce que participer à la Classique Hivernale représentait pour lui.

Toutefois, se rendre-là n’a pas été de tout repos. Après avoir subi des fractures à deux doigts le 22 novembre face aux Islanders de New York – et être passé sous le bistouri le lendemain – on ne croyait pas que le numéro 11 des Canadiens serait rétabli à temps pour sauter sur la glace du Gillette Stadium. Heureusement, les choses se sont bien passées. Non seulement Gallagher a réussi à revenir au jeu à Foxborough, mais il a également joué un rôle de premier plan dans la victoire du Tricolore de 5 à 1 face aux Bruins en inscrivant un but et une mention d’aide. Malgré le fait qu’il ait passé 17 rencontres sur les lignes de côté, force est d’admettre qu’il ne semblait pas rouillé.

Alors que l’incroyable équipe médicale ainsi que les préparateurs physique de l’équipe ont joué un grand rôle, tel fut également le cas pour les parents de Gallagher puisque que le corps humain n’a pas de secrets pour chacun d’eux. Son père Ian est le préparateur physique de longue date des Giants de Vancouver dans la WHL, tandis que sa mère Della est physiothérapeute.

« Au tout début, lorsque j’étais blessé, j’étais naturellement déçu. Mais lorsque vous regardez qui j’avais à mes côtés à Montréal, c’est comme si tous les éléments étaient en ma faveur pour que je revienne au jeu rapidement », explique Gallagher, qui a été mis sur le carreau en bloquant un lancer frappé du défenseur Johnny Boychuk.

Della était en fait dans les gradins du Centre Bell lorsque l’attaquant de 24 ans a sacrifié son corps pour empêcher le tir de Boychuk de se rendre à Carey Price, avec un peu plus de sept minutes à écouler en deuxième période ce soir-là. Elle l’a accompagné à l’hôpital le jour de l’intervention et est demeuré chez lui à Montréal pendant plusieurs jours pour l’aider avec ses tâches ménagères et pour que sa remise en forme s’amorce correctement.

« Je me souviens d’être allé à l’hôpital avec elle dès que je me suis blessé. Les docteurs m’ont dit ce que je devais faire. Ils m’ont donné un échéancier allant de six semaines à trois mois [pour revenir au jeu] et la Classique Hivernale était cinq semaines plus tard. Dès cet instant, j’ai chassé de mes pensées l’idée de ne pas y être », se souvient Gallagher, qui, comme le reste de ses coéquipiers des Canadiens, avait encerclé la date de cet événement sur son calendrier dès l’instant où la LNH l’avait annoncé, en janvier 2015.

« Cette soirée-là, elle était davantage ma mère qu’une physio. Il n’y avait pas grand-chose qu’elle pouvait faire lorsque c’est survenu. Elle me disait tout ce qui se passait pendant l’intervention et après elle a pris soin de moi », ajoute Gallagher en souriant. « Je ne pouvais pas faire grand-chose avec mes mains. Elle a donc pris soin de moi pendant la première semaine et m’a remonté le moral à la maison. Ensuite, elle est devenue un peu plus ma physiothérapeute. Elle m’a donné des exercices à faire et lorsque je suis retourné à la maison pour Noël, elle m’a prodigué quelques soins afin que je ne perde pas le rythme [pendant que je n’étais pas à Montréal]. C’était bien de pouvoir parler à mes deux parents. Ils comprenaient ce que je vivais. »

De son côté, Ian croit que l’implication de Della dans la réhabilitation de Brendan était le complément idéal de l’incroyable travail effectué par le personnel des Canadiens, qui s’assurait que le vétéran de quatre saisons dans la LNH récupère le plus rapidement possible.

« Avec ce type de blessure, je crois que c’était très important pour Brendan d’avoir sa mère avec lui. D’un point de vue médical, elle sait exactement ce qu’il vivait et elle pouvait lui donner de plus amples détails concernant les conseils des docteurs et des thérapeutes », mentionne M. Gallagher, qui travaille pour les Giants de Vancouver – équipe pour laquelle Brendan a évolué durant quatre saisons dans les rangs juniors – depuis 2004. « Ensuite, le fait qu’il avait quelqu’un qui était avec lui lorsqu’il est retourné chez lui le lendemain de l’opération lui a permis de prendre une bonne respiration, de se détendre et de savoir que tout irait bien. Della a beaucoup fait pour Brendan sur cet aspect. »

Ian a également fait de son mieux pour aider Brendan dans cette facette, en prônant la philosophie d’une étape à la fois, plutôt que de regarder trop loin dans le futur, comme pour le tant attendu duel des Canadiens face à leur grand rival datant de l’époque des six équipes originales.

« Je l’ai mis en garde de ne pas se mettre trop d’attentes parce qu’il aurait pu être grandement déçu. Je voulais plutôt qu’il ait des objectifs à court terme concernant ce qu’il avait à affronter et ce qu’il devait réaliser à chaque jour. Je crois qu’il a fait du bon boulot pour rester dans le moment présent et pour accomplir ce qu’il avait à faire. Voulait-il jouer à la Classique Hivernale? Tout le monde voulait y être. Ce n’était pas différent pour tous les autres joueurs blessés », ajoute M. Gallagher, qui s’occupe de l’entraînement estival en Colombie-Britannique du finaliste au trophée Calder en 2013. « Ce que le Tricolore a fait pour procéder à l’opération et pour sa remise en forme – et ce que les docteurs ont fait – a été aligné à la perfection pour offrir le meilleur scénario possible à Brendan », poursuit-il. « C’est de cette façon que ça s’est déroulé. Chaque jour après l’opération, il se rapprochait un peu plus d’un retour au jeu. Le personnel des Canadiens a fait un travail exemplaire pour aller au-delà des attentes. »

Cela a eu comme résultat que Gallagher a été en mesure de rejoindre ses coéquipiers dans le Massachussetts le 30 décembre, afin de participer à la Classique Hivernale et d’avoir sa famille sur place pour l’encourager.

« Je voulais être prudent durant tout le processus. Si je n’avais pas été en mesure d’être de la Classique Hivernale, j’aurais été très déçu », conclut Gallagher. « Plus le processus [de réhabilitation] progressait, plus ma mère et mon père croyaient que je serais prêt à temps. Ils n’ont pas annulé leurs billets d’avion. Ils croyaient que je serais de retour. J’étais très heureux d’être là. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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