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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le voyage d'une vie

Avant de se joindre aux Canadiens le 1er juillet, Joe Morrow a amorcé sa saison morte avec une grande aventure européenne

par Matt Cudzinowski. Traduit par Joanie Godin. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Sur ses comptes Twitter et Instagram, Joe Morrow se décrit comme un gars qui va où le vent le mène. 

Un voyage impromptu de 40 jours en Europe plus tôt cet été avec à peine quelques plans, ça confirme un peu sa description. 

Vers la fin avril, le défenseur de 24 ans a acheté un billet d'avion en partance de Boston vers Lisbonne, au Portugal, pour amorcer une odyssée dans une partie du globe qu'il n'avait jamais visitée.

«Honnêtement, à la fin de la saison, j'avais juste besoin d'une pause. Je n'étais jamais allé en Europe et je me suis dit que ce serait probablement le meilleur temps pour ça. J'ai préparé mon sac à dos, tout mis dedans et ç'a déboulé à partir de là, a dit Morrow au sujet de sa décision de se rendre de l'autre côté de l'Atlantique après l'élimination de son ancienne équipe - les Bruins de Boston - au premier tour des séries éliminatoires.

«Je ne dirais pas que c'était sur ma liste de choses à faire avant de mourir, mais je suis un être sporadique. Au fil des ans, j'ai entendu tellement de belles choses sur l'Europe que je devais aller voir par moi-même.» 

Morrow est allé dans 10 pays différents au cours de son périple, passant la majeure partie de son voyage tout seul. En plus d'avoir passé du temps au Portugal, il a également visité l'Espagne, la Grande-Bretagne, la Belgique, Monaco, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Croatie et l'Islande.

«Je voulais juste aller d'est en ouest tout en accomplissant le plus de choses possible pour le temps que j'avais. La plupart du temps, je rencontrais des gens où j'étais et je leur demandais quel était leur endroit favori dans la ville ou dans le pays et je suivais leurs conseils, a raconté Morrow sur sa stratégie de voyage, qui a compris des arrêts dans des endroits comme Barcelone, Madrid, Bilbao, Londres, Bruxelles, Londres, Cologne, Florence, Rome, Amsterdam, Hvar et Split.

«En fait, quand j'étais tanné d'une ville et que j'avais vu tout ce que je voulais voir, je réservais un billet de train ou d'avion pour le lendemain et je passais à la ville suivante.»

L'Espagne et l'Italie, en particulier, ont marqué le jeune défenseur.

«Le nord de l'Espagne a quelques-unes des plus belles architectures que j'aie jamais vues. Il y a aussi de très belles plages et l'eau y était magnifique. La ville de San Sebastian était tellement unique. C'était une petite ville douillette où j'ai mangé des repas incroyables et eu du plaisir à surfer. La ville tourne autour de gens qui ne font qu'apprécier la vie, s'est rappelé Morrow, avant de poursuivre sur le temps passé sur la côte Amalfitaine, en Italie. 

«J'ai fait venir mes parents (Dave et Dorrie) pour leur 40e anniversaire de mariage, alors c'était spécial d'être tous ensemble. On est allés entre autres à Positano. C'est un des endroits les plus intéressants que j'ai vus, avec de grosses parois de falaises, des routes très venteuses et de superbes petites villes le long des montagnes.»

Lorsqu'il était en Espagne, Morrow a pu vivre une expérience assez unique, soit assister à un match de demi-finale de la Ligue des Champions entre les rivaux du Real Madrid et de l'Atlético Madrid, ainsi qu'au tournoi de tennis Masters de Madrid.

«Le match de soccer est sans contredit le meilleur événement de sport auquel j'ai assisté - au même titre que de voir un match au Centre Bell, évidemment, a lancé Morrow. Mais si quelqu'un a la chance d'aller voir un match comme ça, dans cette ville, avec ces deux équipes l'une contre l'autre, et qu'il n'y va pas, il mérite de recevoir une claque au visage! C'est littéralement l'expérience la plus cool que j'ai vécue. C'est gravé dans ma mémoire à jamais. Puis, de pouvoir aller au Masters de Madrid avec des joueurs espagnols qui jouaient en Espagne, ç'a atteint un autre niveau.»

Tout comme le fait de manger les poissons les plus frais pour souper et les meilleures pâtes au monde pendant six semaines d'affilée, évidemment. Morrow n'allait toutefois pas laisser tout ça ruiner sa forme physique.

«Peu importe la ville où je me trouvais, les gyms étaient accessibles et j'avais une bonne paire d'espadrilles dans mon sac. Il y avait dans certaines villes des randonnées complètement folles que je pouvais faire, ou encore je pouvais aller nager dans l'océan. Je ne me suis pas entraîné chaque jour, mais j'ai fait trois ou quatre séances par semaine, a expliqué Morrow, qui a adoré courir dans les rues de Barcelone pour profiter notamment de la vue au sommet de la colline qu'offre le renommé parc Güell.

«Je m'entraînais tôt le matin, alors j'avais toute la journée pour explorer les environs.»

Difficile de ne pas revenir avec une perspective différente sur le monde après un si long voyage. Morrow ne fait pas exception à la règle.

«Je pense que j'ai saisi les réelles différences qui existent entre les endroits. Il y a tellement plus à explorer dans le monde. J'ai juste toujours aimé les choses qui étaient différentes et apprécié la nouveauté. Il faut explorer pendant qu'on est jeune et comprendre ce qu'on aime dans la vie, a indiqué Morrow, qui s'entraîne présentement aux côtés de joueurs comme Auston Matthews cet été chez lui à Scottsdale, en Arizona, avant de se rendre à Kelowna, en Colombie-Britannique pour patiner avec un groupe dont font partie Carey Price et Shea Weber, au mois d'août.

«J'ai vécu l'expérience de ma vie. Je vais certainement le refaire dans un avenir rapproché.»

D'ici là, Morrow aura bientôt l'occasion d'explorer une toute nouvelle ville de ce côté de l'océan. Même s'il est déjà venu à Montréal, le natif d'Edmonton a très hâte d'en apprendre plus sur son futur environnement de hockey.

«Cette ville est vraiment nouvelle pour moi, mais chaque fois que j'y suis allé pour des matchs, j'ai essayé de l'explorer le plus possible. J'ai toujours mangé dans des restaurants différents, chaque fois que j'étais en ville. J'ai dit à tout le monde que Montréal était ma ville préférée au Canada jusqu'à maintenant. Je suis emballé d'en faire partie.»

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