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Site officiel des Canadiens de Montréal

Au revoir M. Béliveau

par Staff Writer / Montréal Canadiens
Des dizaines de milliers de partisans sont venus rendre hommage à Jean Béliveau lors de la première de deux journées où il est exposé en chapelle ardente au Centre Bell. Pendant des heures c’est un flot continu de partisans qui n’ont pas hésité à braver la froidure des premiers jours de décembre pour offrir leurs sympathies à la famille de cette légende du hockey et également lui dire au revoir une dernière fois. Parmi eux, quelques personnalités publiques du monde du sport, de la politique et des affaires.


Gilbert Perreault


«Je l’ai rencontré alors que j’avais environ 16 ans. Je jouais à Thetford Mines à l’époque. On était venu à Montréal pour regarder un entraînement des Canadiens. Il nous avait rencontré un par un et nous avait serré la main. Comme Jean était mon idole, je me souviens que dans l’autobus en retournant à la maison, je disais à la blague que je ne me laverais plus la main pendant une semaine. C’était la première fois que je l’ai rencontré. Puis, le premier match à Buffalo, alors que j’avais 20 ans. C’était le premier match de l’histoire des Sabres et on jouait contre les Canadiens. »

«C’est un choc pour tout le monde. C’est un ambassadeur irremplaçable, non seulement pour les Canadiens de Montréal, mais pour le monde entier. Personne ne peut se comparer à lui, même si on a eu 500 buts chacun.»

Denis Coderre


«M. Béliveau était un homme plus grand que nature. Il était un individu extraordinaire. C’était un modèle pour nous tous. Peu importe la génération, il a toujours pris le temps de parler à tout le monde. C’était le meilleur exemple de dignité et de respect. Il travaillait toujours pour les autres. Il parrainait plusieurs causes grâce à sa fondation. Je me souviens à quel point il était très, très impliqué avec les enfants handicapés.»

«Je me souviendrai toujours de ce but incroyable avec Frank Mahovlich contre Gilles Gilbert, alors qu’il avait complété son tour du chapeau contre les North Stars. J’ai entendu une anecdote qui disait que même après ce but, il est allé voir Gilles Gilbert parce qu’il connaissait son père et s’est excusé. C’était le genre d’homme qu’il était. C’était un vrai monument.»

«Élise, sa femme, est solide. Mes pensées et prières vont à la famille en ce moment. J’invite tous les Montréalais à venir rendre hommage à M. Béliveau.»

Réjean Houle


«On veut que nos enfants et nos petits-enfants voient M. Béliveau comme un exemple. Jean a tellement fait pour la communauté. Il a toujours été là. Il était là pour tous les gens qui étaient dans le besoin, peu importe d’où ils venaient. J’espère qu’il sera un exemple également pour les joueurs actuels et qu’il leur permettra de traiter les partisans avec respect et de donner de leur temps. Jean était un homme d’espoir. Il était exceptionnel.»

Pierre Boivin


«Je suis très privilégié d’avoir autant de souvenirs de M. Béliveau. Il m’a parlé le jour où je suis devenu président de l’équipe et il m’avait rendu la tâche beaucoup plus facile parce qu’il avait une façon incroyable de te faire sentir à la maison. Il m’a accueilli dans la famille. Il m’encourageait tout le temps, me disant que ce n’était pas aussi difficile qu’il était possible de le croire. Ma première journée s’était bien passée, particulièrement à cause de Jean. Pendant les 11 ans où j’ai été ici, nous nous sommes vus régulièrement. Jean était une présence. Il n’avait pas besoin d’être physiquement présent pour être une influence au sein de l’organisation et de la communauté. Je le vois comme un genre de conscience. Il sera toujours avec nous. J’espère que plusieurs prendront en exemple ses valeurs et son style de vie.»

George Gillett


«La famille Béliveau sait très bien comme Mme. Gillett, Foster et moi-même nous nous sentons. Nous considérons Jean Béliveau et sa femme Élise comme des mentors. Il était très spécial pour notre famille et il était très spécial pour tous les partisans des Canadiens sur la planète. Tout un gentilhomme.»

«J’ai seulement rencontré deux personnes dans ma vie qui avaient autant de dignité et de classe. Il en faisait partie. Durant toutes les années où il a aidé notre famille, je ne l’ai jamais entendu parlé de ses propres succès et de sa carrière brillante. Il voulait toujours aider. On pouvait toujours lui poser des questions. C’était un homme humble, un homme extraordinaire.»
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