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Au pays de Rocky

par Staff Writer / Montréal Canadiens
BROSSARD – Les Flyers ont réussi une remontée digne de Rocky Balboa, se méritant le droit d'affronter le Tricolore.


La réputation des Flyers de Philadelphie n’est pas à faire: une équipe qui frappe et qui fait payer le prix à l’adversaire. Concédant en moyenne un pouce à son adversaire, les Canadiens se serviront d’une arme bien différente lors de cette série.

Personne n’est mieux placé que le défenseur format géant Hal Gill pour parler de la difficulté de jouer contre certains joueurs au gabarit moins imposant.

«Quand Gionta est arrivé dans la Ligue, j'ai passé deux ans à essayer de l'arrêter. À un certain moment, je me suis rendu compte que c'était vraiment une perte d'énergie » a expliqué Gill, qui a été un rouage plus qu’important de la défensive du Tricolore au cours des deux premières séries.

« Des gars comme ça, Gionta, Cammy, Pleky, ces gars-là utilisent leur taille à leur avantage. Ils s'accotent sur les joueurs plus gros. C'est dur de jouer contre ce genre de joueur », a renchéri Gill. «Tout le monde joue avec ses forces. Il faut essayer de trouver le juste milieu entre force et vitesse. C'est ce qui rend le jeu aussi plaisant.»

Pour réussir à marquer, les petits attaquants des Canadiens devront trouver le moyen de se faufiler au travers de la meilleure défensive de la Ligue en séries éliminatoires, les gardiens des Flyers accordant en moyenne 2,42 buts par rencontre. Une défensive qui compte parmi ses rangs des joueurs comme Kimmo Timmonen ou encore le redoutable Chris Pronger.

« Pronger est certainement parmi les meilleurs. Ce n’est pas comme si Gionta et moi allons le battre au niveau de la puissance. Il faut qu’on soit rapide », a laissé savoir Scott Gomez, mentionnant du même coup qu’il fallait également faire attention à leurs armes offensives.

« Ils n’ont peut-être pas des gars avec autant de finesse qu’à Pittsburgh ou Washington, mais ils ont de très bons joueurs. Richard, Gagné, Brière. Ils sont aussi en train de se découvrir beaucoup de profondeur. Ça va être un défi. Ils sont un peu dans la même position que nous. Nous savons tous qu’ils sont meilleurs que ce qu’ils sont sur papier», a admis Gomez.

Durant de nombreuses minutes vers la fin de l’entraînement matinal, Jacques Martin s’est entretenu avec quelques vétérans au centre de la patinoire. L’entraîneur n’a pas voulu dévoiler le sujet de la discussion entre lui, Gomez, Gionta, Cammalleri, Gorges et Gill. Son joueur de centre Scott Gomez s’est proposé pour expliquer aux médias de quoi il en retournait.

«Nous parlions du fait que nous aurions aimé aller à Boston parce que les Celtics sont encore dans les séries. Quoique le baseball à Philly n’est pas mal non plus. Je n’avais pas réalisé que Jacques était un grand fan de basketball. En plus, Hal Gill nous a mentionné que ça ne coûterait pas cher puisqu’il vient de la région», a rigolé Gomez avant de se préparer, tout comme ses coéquipiers pour un vol vers la « Ville de l’amour fraternel », dans l’espoir de mettre KO l’étalon italien lors des deux premiers rounds.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com

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