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Pas d'amour dans l'air

Les Canadiens s'inclinent 2 à 1 en prolongation face aux Bruins

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Les soirées se suivent au Centre Bell, mais ne se ressemblent pas. Après avoir explosé avec 10 buts samedi soir, les Canadiens se sont butés à un Tuukka Rask en pleine forme et se sont inclinés 2 à 1 en prolongation, lundi soir.

Paul Byron - encore lui! - est celui qui a forcé la présentation de la période supplémentaire en enfilant son 10e but de la saison avec à peine un peu plus de trois minutes à jouer à la troisième période. Son but a tout de même permis au Tricolore de récolter au moins un point dans un 16e match à domicile cette saison, sur une possibilité de 17. Ils ont maintenant une fiche de 14-1-2 dans leur château fort.

«C'était un bon match. Tuukka a très bien joué. Évidemment, c'est bien d'avoir pu venir de l'arrière pour récolter un point, mais on aurait aimé en avoir deux. On s'est battus durant tout le match, mais on est arrivés un peu à court», a affirmé le capitaine Max Pacioretty après la rencontre.

En prolongation, les Bruins ont dû s'y prendre non pas une, mais deux fois avant d'inscrire le but vainqueur. Le premier but leur a été refusé en raison d'obstruction sur le gardien de but. Le deuxième, marqué par Ryan Spooner et contesté par Michel Therrien, a finalement été accordé, mettant fin aux hostilités.

Et le mot «hostilités» est bien choisi. Les deux rivaux de longue date ont offert une performance à un niveau d'intensité qui rappelle les séries.

«C'est le genre de match que tu veux jouer. Peu de chances de marquer, peu de buts. Ils ont bien joué aussi. C'était probablement une des plus dures batailles de la saison et c'était plaisant d'en faire partie, a souligné Nathan Beaulieu, qui a passé 23 min 2 s sur la patinoire.

«Boston-Montréal, c'est toujours le fun et je pense qu'on a donné un bon spectacle pour les fans. Il faut voir le côté positif, on a réussi à marquer un but en fin de match pour obtenir un point, alors on va l'accepter», a poursuivi le jeune défenseur.

Video: Pacioretty sur la défaite contre les Bruins

Le gardien de but Carey Price était du même avis quant à la qualité du spectacle.

«Tout le monde dans l'amphithéâtre a apprécié la vitesse et l'intensité du match. C'était excitant des deux côtés», a dit celui qui a effectué 27 arrêts.

Un match pour hommes

Ce qui a toutefois retenu l'attention, c'est une mise en échec douteuse de Torey Krug à l'endroit d'Andrew Shaw.

Placé dans une position vulnérable, l'attaquant des Canadiens a été frappé à la tête par le joueur des Bruins. Shaw a quitté la glace et n'est revenu qu'au début de la deuxième période. Questionné à ce sujet après la rencontre, Therrien a été peu loquace, mais ses quelques mots voulaient dire beaucoup.

«Andrew était dans une position vulnérable et il s'est fait frapper à la tête. C'est ce que j'ai vu. Je n'ai pas aimé le coup», a déclaré le pilote.

Il a toutefois bien aimé la réaction de Brendan Gallagher. Ce dernier s'est porté à la défense de son coéquipier en engageant le combat contre le jeune Krug peu de temps après.

«Il (Gallagher) s'est levé pour ses coéquipiers et pour moi, c'est du leadership», a souligné Therrien.

Video: Brendan Gallagher revient sur sa bagarre

Gallagher n'a pas hésité une seule seconde à jeter les gants.

«Peu importe ce que tu penses du coup qui a été donné, quand tu vois un de tes coéquipiers se relever de la sorte… Il avait du sang sur le visage, il y a eu contact. Shawzy aurait fait la même chose pour chacun des gars dans ce vestiaire. Je n'étais pas le seul qui était prêt à le faire. C'était simplement mon tour. C'est ce que les coéquipiers font les uns pour les autres», a dit le numéro 11.

Son seul regret? Que le duel pugilistique ne dure plus que quelques secondes…

«Je ne me bats pas souvent, alors j'aurais aimé que ce soit un peu plus long. C'est comme ça. Je ne pense pas qu'on se batte souvent, lui et moi. Ç'aurait été bien de faire durer ça», a admis Gallagher.

Fidèle à sa réputation, Alexei Emelin a encore une fois fait sentir sa présence en envoyant dans les airs deux fois plutôt qu'une des joueurs des Bruins. David Pastrnak a été sa première victime et le défenseur russe a récidivé au plus grand bonheur de la foule, contre le toujours dérangeant Brad Marchand. 

«Dès le début, on savait que ce serait un match physique. Il y a eu beaucoup de grosses mises en échec et c'est ce à quoi tu t'attends avec ce genre de rivalité. Il faut accepter d'en recevoir aussi si on en donne comme ça. C'est correct, ça fait partie du jeu. Ça motive les joueurs sur le banc, c'est certain», a commenté Beaulieu.

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