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Apprendre du meilleur

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Dustin Tokarski a disputé cette année le plus petit nombre de parties de sa carrière, mais il n’avait jamais autant appris qu’en 2014-2015.

Après avoir été nommé à la surprise plusieurs comme remplaçant à Carey Price, blessé, le printemps dernier, Dustin Tokarski a transformé son expérience des séries 2014 en poste à temps plein avec les Canadiens cette saison. Ayant gagné partout où il est passé auparavant, le gardien de 25 ans a dû s’adapter à un nouveau rôle à Montréal – un rôle qui lui a fait regarder 80 % des matchs de l’équipe à partir d’un tabouret à côté du banc du Tricolore.

Vivant des séquences de quatre, cinq ou même 11 parties entre chacun de ses départs au cours de la saison, Tokarski a été obligé d’ajouter une nouvelle corde à son arc cette année : la patience. Attendant sans problème son tour alors que Price a dominé la Ligue et établi une nouvelle marque d’équipe avec 44 victoires, Tokarski n’a jamais semblé rouillé lorsqu’on a fait appel à lui, malgré ses longues périodes d’inactivité.

« C’était ça mon défi cette année. C’était la première fois où j’étais l’auxiliaire du meilleur gardien au monde. Ce n’est qu’un aspect mental », partage Tokarski, qui a affiché une moyenne de buts alloués de 2,75 et un pourcentage d’efficacité de 0,910, en plus d’une fiche de 6-6-4. « Lors d’un jour de match lorsque je ne joue pas, j’ai la même routine – une sieste, le même repas d’avant-match – tout comme si je jouais. La clé est de me préparer à chaque jour comme si j’allais jouer, ce n’est pas un gros changement. »

Preuve à l’appui, Tokarski a passé plus d’un mois sans voir d’action suite à un départ en novembre face aux Sabres, mais n’a alloué qu’un but dans un gain de 2 à 1 en tirs de barrage aux dépens des Panthers pour clôturer l’année 2014, le 30 décembre.

« Beaucoup de crédit revient à [l’entraîneur des gardiens des Canadiens] Stéphane Waite et Carey Price. Ils m’ont très bien traité et m’ont beaucoup appuyé, ce qui m’a aidé à chaque fois que j’obtenais un départ », mentionne Tokarski, qui a terminé parmi les 15 meilleurs gardiens de la LNH cette saison avec trois jeux blancs à son dossier. « La chose à propos de Steph qui est si excellente est qu’il ne tente pas de modifier complètement votre style. Il ne fait que quelques ajustements. Pour moi, mesurant 5-pieds-11, je ne suis pas le gars le plus imposant et il a mis l’emphase sur le fait que je dois rester debout sur mes patins et en contrôle, tout en étant agressif. »

En plus de faire du temps supplémentaire lors des entraînements et des séances vidéo en compagnie de Waite tout au long du calendrier, Tokarski a également été en mesure d’apprendre en côtoyant le meilleur gardien au monde sur une base quotidienne. Aux premières loges de la saison historique de Price, il a été en mesure d’apprendre quelques trucs au cours de sa première campagne où il a partagé le filet avec le probable gagnant des trophées Vézina et Hart.

« Tout, du début de la saison jusqu’à la fin – sa préparation, son leadership, ses habiletés », décrit Tokarski au sujet de ce qu’il a appris de Price. « C’est difficile à dire parce qu’il y en a tellement. Je tente simplement de garder les yeux ouverts. Il est tellement intelligent dans chaque aspect : lorsqu’il est avec la rondelle, où il redirige les rebonds, lorsqu’il fait un peu d’obstruction aux joueurs près de son filet. Ces petites choses s’accumulent tout au long de l’année.

« Ce que Carey fait dans le vestiaire et sur la glace, il y a tellement de petites choses que seul un gardien de but pourrait comprendre », ajoute-t-il. « Mais je les remarque et j’apprends. »

Récoltant une demi-douzaine des 50 victoires de son équipe cette saison, Tokarski a alloué deux buts ou moins dans sept de ses 16 départs, manquant de peu le minimum requis de 25 parties pour lui permettre de voir son nom gravé en compagnie de Price sur le trophée Jennings. Sachant que partager le filet avec Price signifie qu’il ne verra pas sa charge de travail accroître dans un avenir rapproché, le gardien originaire de Watson en Saskatchewan est prêt à profiter au maximum du temps de glace qu’on lui offrira en 2015-2016.

« Je sens que j’ai donné une chance de gagner à l’équipe la majorité du temps, mais je tente toujours de m’améliorer et je veux avoir une saison encore meilleure l’an prochain », insiste Tokarski, qui a remporté l’Or aux Mondiaux juniors 2009, en plus de la coupe Telus au niveau Midget, la coupe Memorial dans les rangs Juniors et la coupe Calder dans l’AHL avant son arrivée dans la LNH. « Mon but est de simplement travailler fort, d’apprendre le plus possible et d’aider l’équipe à gagner lorsqu’on fera appel à moi. »

Shauna Denis écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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