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Site officiel des Canadiens de Montréal

Apprendre des meilleurs

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Francis Bouillon porte le chapeau d’entraîneur cette semaine. Un chapeau qu’il porte à merveille jusqu’ici.

Ayant décidé d’accrocher officiellement ses patins en septembre 2015, Francis Bouillon était loin de se douter qu’il reviendrait dans le giron des Canadiens aussi rapidement. Certes, il a participé à bien des rencontres des Anciens Canadiens au cours de la dernière année, faisant figure de « jeune recrue » de 40 ans, mais il s’est rapproché encore plus de l’organisation avec laquelle il a passé près d’une douzaine d’années. Aujourd’hui c’est avec un survêtement de sport, des gants et des patins dans les pieds que Francis Bouillon enseigne aux 45 joueurs présents au Camp de perfectionnement des Canadiens.

« Ça fait un bon moment que je suis en communication avec les gens des Canadiens. Je me tiens informé. J’ai beaucoup de contacts. Je connais très bien Marc [Bergevin] et Michel [Therrien]. Il y a quelques mois j’ai été approché par Marc et Martin [Lapointe] pour savoir si je voulais faire partie de ce camp », explique Bouillon. « Pour moi c’est un honneur et une fierté. On ne se le cachera pas, pour moi les Canadiens de Montréal, c’est une deuxième famille. Ça fait du bien de passer la semaine ici et de partager mon expérience avec les jeunes. »

Bouillon sait très bien que ce n’est pas parce que le titre d’entraîneur invité lui a été accolé qu’il est du jour au lendemain devenu un bon entraîneur. De son propre aveu, si les jeunes sont là pour apprendre des meilleurs, lui aussi est dans la même situation.

« Ça reste encore à travailler. D’être entraîneur n’est pas encore naturel pour moi. Je n’ai jamais vraiment embarqué sur la glace avec des jeunes. Hier était ma première expérience et j’ai bien aimé ça », explique celui qui a mené son équipe, l’équipe B, à un gain de 8 à 3 lors du premier match simulé du camp. « À mes dernières saisons à Montréal, j’ai toujours aimé aider les jeunes qui se faisaient rappeler. Je n’ai jamais vraiment été entraîneur et je suis vraiment ici pour apprendre. »

Si lui se voit comme une recrue derrière le banc, quand les jeunes regardent Bouillon, c’est plutôt le vétéran de 776 rencontres dans la LNH qu’ils voient.

« C’est vraiment spécial pour moi. J’ai grandi en regardant avec mon père les Canadiens et Francis Bouillon jouer. Son éthique de travail est inspirante », a laissé savoir le défenseur longueuillois Simon Bourque, qui participe à son deuxième camp de perfectionnement. « De pouvoir travailler avec lui, lui poser des questions et recevoir des conseils de sa part sur mon jeu, c’est énorme. »

Même les plus aguerris des participants au camp alignent les questions pour Francis Bouillon.

« Je lui pose probablement dix questions par jour et il est toujours là pour répondre. En plus, c’est l’entraîneur de mon équipe de matchs simulés », explique Jérémy Grégoire, qui participe pour sa part à son quatrième camp de la sorte. « J’ai joué contre lui à mon premier camp d’entraînement. Il est derrière le banc maintenant et ce qu’il dit a tellement d’importance, quand tu sais tout ce par quoi il a passé et ce qu’il a vécu. C’est un modèle exceptionnel pour moi. »

Et quel a été son meilleur conseil jusqu’ici?

« Il m’a dit de relaxer et de croire en moi », souligne Grégoire, qui a obtenu un tour du chapeau lors du premier match simulé du camp, dimanche. « S’il n’avait pas cru en lui-même dans les rangs juniors, professionnels, partout où il est passé, il n’aurait jamais eu ce genre de carrière. C’est très important de croire en soi. »

Du côté du principal intéressé, l’important est d’abord et avant tout de faire ses classes, mais aussi d’avoir du plaisir.

« Je ne sais pas si ça va déboucher sur quelque chose. Dans un premier temps je veux voir si j’aime ça », explique Bouillon qui a souvent servi de mentor aux jeunes espoirs qui venaient à Montréal pendant ses années de joueur. « J’ai toujours eu du plaisir à travailler avec les jeunes alors ça va être plaisant de passer la semaine ici et on verra après. »

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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